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Une envie de livres ?

Affichage des articles dont le libellé est histoire médiévale. Afficher tous les articles
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27/11/2011

Le Moyen Âge sur le bout du nez...

Noël approche... Et si vous offriez un livre d'histoire? La mise à jour du diaporama est en cours, en attendant, voici un ouvrage intéressant sans être trop difficile à aborder, Chiara Frugoni, Le Moyen Âge sur le bout du nez...

Les boutons, les binocles, la boussole, l’arbre généalogique, la poudre, à canon ou d’artifice, les cartes, à jouer ou géographique, le Père Noël ou l’université : la vie d’aujourd’hui est faite d’inventions médiévales.
S’agit-il de s’habiller ? Il faut du goût, mais aussi une culotte, des pantalons, et quelques boutons pour fermer le tout ! D’organiser son agenda ? Sans les chiffres arabes et le papier cela serait bien compliqué. S’agit-il de manger ? Sans spaghetti, sans macaroni, sans blé moulu tout court, nos repas seraient tristes… et sales car dépourvus de fourchette. Bref, sans les mille et une découvertes de ces siècles curieusement qualifiés d’obscurs, notre quotidien serait digne du Purgatoire, ou plutôt de l’Enfer, car le Purgatoire est lui aussi né au Moyen Age, de même que le Carnaval.
Dans ces pages au style alerte et à la documentation précise, Chiara Frugoni fait revivre sous un angle inédit la période médiévale. 

Bonne lecture ! 
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03/06/2011

La note en bas de page

Il y a des moments où l'on se sent bête. Récemment, très récemment même, je découvre qu'une explication - ce qu'est un mortier et du déchet de mortier - que j'ai cherché obstinément pendant quatre ans, figurait dans une note de bas de page d'une publication que je consulte régulièrement depuis dix ans. Groumph. Pour ma décharge, la publication en question faisait bien ses trois cents pages et n'était pas du genre sexy.

Entre temps, à force de compulser dictionnaires et pages internet recelant moults ouvrages antiques et scannés en tous genres, j'avais fini par trouver ma réponse. Il me fallait cette réponse, parce que voir ce machin me narguait dès que j'ouvrais une archive ou que je consultais ma base de données, ça commençait à attaquer ma patience. Irritant comme un grain de sable. J'avais pensé au sable justement (mortier, sable, ça semblait logique). Sauf que non, dans ce contexte-là, ce n'était pas possible. Bon, en vrai c'était une sorte de combustible qui brûlait toute la nuit comme veilleuse. 

Mais alors, en trouver l'explication dans mon corpus-de-dix-ans, je me suis sentie bête. Limite vexée. Par moi-même. Si ça, ce n'est pas être forte...

Il faut toujours se méfier des notes de bas de page. 

Surtout de celles qui indiquent que le texte proposé est un roman recomposé à partir de diverses sources. Comme ce qui vient de se passer à l'agrégation d'histoire. 

On a beaucoup parlé, même dans la presse. Pour résumer au cas où vous n'auriez pas suivi l'affaire, le texte donné à l'une des épreuves de l'agrégation externe d'histoire cette année, était un faux, donné aux étudiants sans que rien ne permette de le savoir. L'agrég d'histoire ce sont quatre jours de joie intense, deux dissertations d'histoire de sept heures, un commentaire de document historique de sept heures encore et une dissertation de géographie de sept encore. Normalement, on sort de là sur les rotules après plus d'un an de travail de dingue. 

Les sujets sont choisis par les responsables d'épreuves parmi des propositions faites par les membres du jury. Et cette année, chose inédite les responsables d'épreuve ont fait une grosse grosse boulette. Le texte choisi ne datait pas comme il l'était présenté du XVe siècle mais il était l'oeuvre d'un érudit, désormais célèbre, répondant au simplissime nom de Palémon Glorieux, et publié en 1965 dans la Revue d'histoire de l'Église. La chose était clairement indiquée dans la note de bas de page du document, mis en ligne grâce au fabuleux site Persee.fr page 249 (cliquez). L'affaire est sortie notamment là, sur le site d'un journaliste blogueur de Libération. Après quelques heures d'angoisse, le ministère a confirmé que l'épreuve était maintenue. De cette triste affaire, les historiens risquent fort de sortir un peu ridiculisés. On en a parlé à l'association des professeurs d'histoire-géographie, et même dans la fabrique de l'histoire, l'émission de France culture. Je vous passe les cohortes de journalistes de RTL et d'ailleurs (non je n'aime pas RTL si c'est la question) cherchant à recueillir le témoignage de candidats atterrés par la nouvelle. Il y avait de quoi, remarquez.

C'est comme si on donnait à nos étudiants des extraits du Journal intime de Louis XIV, écrit par François Bluche. Remarquez, une historienne américaine a été un cheveu de faire paraître un ouvrage s'appuyant allègrement sur cette farce.

L'ennui dans tout cela, c'est que l'on ne sait finalement pas comment une telle erreur a pu se produire. Pour ce que j'en ai vu, des professeurs présidents ou membres du jury, tous ont à assumer cette charge en sus de tout le reste: autres cours de licence, de master, de concours, charge administrative, paperasse exigée par l'AERES, gestion des laboratoires, nécessité de participer, organiser des colloques, publier. Au bout d'un moment, l'erreur devient inévitable. De combien de temps Catherine Vincent et Denyse Riche ont-elles disposé pour valider le texte proposé ? Si au moins cela pouvait amener le ministère à reconnaître qu'à trop charger la barque, elle casse... Le comble du mauvais goût serait que le ministère de manière affichée ou non, tape sur le jury à propos de la faute commise, sans qu'il ne se remette lui-même en cause. Même s'il était évident que mettre un couvercle - étouffer l'affaire pendant près d'un mois - était un choix explosif et pour tout dire condamnable... 

Cette affaire peut faire rire, certes. Elle est surtout triste. Un scandale fait toujours plus parler que de brillants travaux dont Monsieur tout le monde se moque éperdument. J'ai moi-même du mal à comprendre comment une telle erreur a été possible. Parce que les historiens travaillent sur des originaux. Effectivement, la seule entorse, c'est quand, pour les travaux dirigés, on choisit souvent des documents dans des recueils ou des revues. J'ai cependant du mal à croire que cette bourde reflète le travail globale des deux responsables de l'épreuve de médiévale. Oui, cette pauvre affaire a été une catastrophe, d'autant plus qu'elle a été très mal gérée. Oui, c'est d'autant plus amère que quelques membres du jury, heureusement rares, ont à l'oral notamment un comportement assez peu digne. Que les moqueries des correcteurs sont sévères dans les rapports du jury. Pris en défaut, on rit moins facilement. Peut-être cela en ramènera-t-il quelques-uns à l'humilité, un tout petit peu plus d'humilité et d'humanité contre un peu trop de certitudes.
Et en dépit de tout cela, je ne peux pas leur jeter la pierre. C'est triste, même pas drôle, non.

Jamais un billet n'aura autant mérité que celui-ci d'être classé dans la catégorie Sic transit gloria mundi...
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07/09/2010

La Brève histoire du Monde de Gombrich.


Si l'on a fait de près ou de loin un peu d'histoire de l'art, on connaît l'ouvrage de E. Gombricht, que dis-je, cette énorme référence synthétique, son Histoire de l'art. Mais il est aussi l'auteur d'un petit ouvrage (300 pages, 15 euros) parfait pour offrir à Noël à des adolescents un peu curieux, une Brève histoire du monde. On pourrait lui reprocher ce qui fait à mon avis sa principale qualité: ce récit de l'histoire du monde de la préhistoire à la seconde guerre mondiale, qui donne un souffle fabuleux à ce petit livre, qui le fait dévorer pour peu que l'on aime un peu l'histoire. Cela pourrait être le récit d'un grand frère, ou d'un grand-père. Pas de très longues explications, d'hypothèses, de longues séries chiffrées à l'appui, ni de sources ou de notes en bas de page, à la manière d'un ouvrage d'historien. Ce n'est pas le but. Il s'agit de faire découvrir et faire aimer la trame de l'histoire mondiale à des enfants et non de tout expliquer. Et le pari est tenu, si j'en crois les enfants qui l'ont reçu en cadeau dans mon entourage

Extrait de la quatrième de couverture

L'histoire de l'humanité racontée en quelque trois cents pages ? Aussi audacieux que cela puisse paraître, c'est le pari que s'est lancé Ernst Gombrich, et qu'il a relevé avec brio. Il choisit de tutoyer ses lecteurs, tel un grand-frère qui s'adresserait à ses cadets et, considérant que ceux-ci savent réfléchir par eux-mêmes, il ne les encombre pas d'explications simplistes. Il leur présente les personnages historiques emblématiques de leur temps et raconte les faits dans leur continuité, comme s'il ne s'arrêtait pas de parler, insufflant au récit un sens du rapprochement et de la contemporanéité des événements. Un ouvrage formidable pour apprendre l'Histoire sans en avoir l'air.


Vous trouverez ici un autre avis sur cet ouvrage (blogspot Oisivetés, billet du 4 mars 2007).


Voici quelques mots extraits du premier chapitre:

"Toutes les histoires commencent par "Il était une fois". Notre Histoire ne parle donc que de ce qui a été. Te souviens-tu? Il était une fois où tu étais petit (...) Avant d'avoir été ce petit enfant, tu étais un nourrisson. De cela tu ne peux te souvenir et pourtant tu le sais (...) on pourrait continuer ainsi à remonter toujours plus dans le temps (...) Mais le temps de lire ce message n'a duré qu'un bref instant. Car notre lumière descend de plus en plus vite. 1000 ans, 2000 ans, 5000 ans, 10 000 ans... En ce temps-là il y avait déjà des enfants qui aimaient les bonnes choses, mais ces enfants ne savaient pas écrire 20 000, 50 000 ans (...) Avant l'existence des montagnes, il y avait des animaux très différents de ceux d'aujourd'hui. Ils étaient gigantesques et ressemblaient à des dragons. Comment le savons-nous? On trouve parfois leurs os, profondément enfouis dans le sol. Par exemple au Musée d'histoire naturelle de Vienne (en Autriche), tu peux voir un diplodocus. Un nom bien étrange que celui de diplodocus. Mais l'animal est bien plus étranger encore! Il n'aurait pu tenir dans une pièce de ta maison, ni même dans deux."


Un autre extrait, tiré des chapitres consacrés au Moyen-Âge:

23. Des chevaliers chevaleresques.

"Tu as sûrement déjà entendu parler des chevaliers au temps de la chevalerie. Peut-être as-tu aussi lu des livres dans lesquels il est beaucoup question d'armures et d'écuyers, de panaches et de nobles coursiers, d'armoiries chamarrées et de châteaux forts, de duels et de jeux chevaleresques au cours desquels les femmes attribuaient les récompenses, de voyages aventureux et de châtelaines délaissées, de chanteurs ambulants (ménestrels et troubadours) et de départs vers la Terre sainte. Le plus beau est que tout cela a réellement existé. Cette évocation empreinte d'un certain romantisme n'est pas pure invention. Il fut une fois un monde où tout n'était que couleur et aventure, où les hommes prenaient plaisir à participer à un jeu étranger et néanmoins grandiose de la chevalerie, un jeu qui souvent était très sérieux.

Mais quand y eut-il des chevaliers et que s'est-il passé?

chevalier signifie en fait cavalier, et c'est ainsi que commença la chevalerie. Celui qui pouvait s'offrir un beau cheval de combat pour partir à la guerre était chevalier..."
Cet ouvrage peut également être lu à des enfants entre 7 et 11 ans, pour partager le plaisir du récit de l'histoire.

Bonne lecture!
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17/06/2010

À table ! Au Moyen-Âge...




Une idée de vacances intelligentes au château de Langeais, valable aussi avec des enfants (au pire vous empruntez vos neveux et nièces ou les mômes du voisin). Au menu, puisqu'il est question de gastronomie, une découverte de l'alimentation des derniers siècles du Moyen-Âge. Pas celle du Haut Moyen Âge (plus proche de la table romaine avec garum, sans beurre et peu de viande) mais celle qui s'épanouit à partir du XIIIe siècle. La gastronomie et les manières de table médiévales réservent bien des surprises !

Aventure garantie, car cette nouvelle façon de manger a été marquée durablement par les épices et les mets arabes, comme le fameux blanc-manger, préparation à base de blanc de volaille (produit extrêmement valorisé), d'amandes pillées, de mie de pain et d'épices.

On croit cette cuisine grasse, elle est en réalité soulignée de sauces aigres-douces légères... On pense les manières rudes et grossières, elles sont raffinées : on rince les doigts avant les repas dans des bassins au décor délicat. On pense que l'on s'empiffre à la table du seigneur, mais certains plats étaient présentés uniquement pour être admirés ! Non, on ne mangeait pas les faisans parés avec leurs plumes! Kkksss...

L'exposition « A table au Moyen Âge » permet de découvrir les aliments, les secrets de préparation, le déroulement des banquets à travers manuscrits, ustensiles, reconstitutions fidèles de plats et dévoile un art qui flattait autant les papilles que les yeux !

Dans le cadre de cette exposition est proposée une animation destinée aux familles : "Le banquet par Maître Cocquempot"

On s'active, on goûte, on prépare les plats, on dresse la tables, lorsque tout à coup surgit Maître Cocquenpot ! Il sort de cuisine pour vous faire découvrir le déroulement du repas, les aliments consommés et les usages lors d'un banquet. Vous connaîtrez toutes les manières de manger d'un grand seigneur désormais !

Et puisque vous êtes près des Jardins de Villandry, profitez-en pour découvrir cette re-constitution de jardins Renaissance, qui vallent réellement le détour.

"Situé à mi-chemin entre Tours et Azay-le-Rideau, le château de Villandry est surtout connu pour ses jardins Renaissance somptueux, restitués au début du XXe siècle par un passionné : le docteur Joachim Carvallo.

Le château de Villandry, achevé vers 1536, est le dernier des grands Châteaux de la Loire de l'époque de la Renaissance dans le Val de Loire. Il fut construit par le ministre des finances de François 1er, Jean le Breton. Ses propriétaires successifs l'ont largement remanié et les jardins à la française ont même été sacrifiés au XIXe siècle pour créer un parc à l’anglaise autour du château.

En 1906, le Docteur Joachim Carvallo eut un coup de coeur pour le site à l'abandon. En le rachetant il sauva le château qui était sur le point d'être démoli et créa des jardins exceptionnels dans le plus pur esprit de la Renaissance. Ce jardin à la française est composé en quatre parties distinctes.

La première est un jardin potager réalisé sur le modèle des jardins des monastères.

La seconde partie appelée le premier salon du jardin d'ornement mais aussi « les jardins d'amour » est située au dessus du potager. Il constitue la prolongation des salons du château et s'admire du belvédère. Il se divise en quatre carrés parfaits de broderies de buis. Le premier dénommé « l’Amour tendre » est symbolisé par des coeurs séparés par les flammes de l’amour dans les coins. Au centre des masques rappellent qu'ici les mots doux s'échangeaient à couvert. Le second carré est dédié à « l’Amour passionné ». On y retrouve des coeurs brisés par la passion. Les massifs de buis sont enchevêtrés et forment un labyrinthe. Le troisième carré symbolise « l’Amour volage ». Il s'orne de quatre éventails dans les angles au creux desquels s'établissent les cornes de l’amour trompé. Le centre est occupé par des lettres d’amour. Le quatrième et dernier carré symbolise « l’Amour tragique ». Les parterres prennent la forme de lames de poignards et de glaives.

La troisième partie du jardin appelé deuxième salon du jardin d'ornement se situe de l'autre coté du canal. Ce salon de buis taillé évoque la musique de façon stylisée.

La quatrième et dernière partie est composée d'un jardin d'eau. Elle s'articule autour d'une grande pièce d'eau en forme de miroir Louis XV entourée d’un cloître de verdure. La perspective qui habite ce jardin se poursuit dans les forêts alentours. Chaque saison, les fleurs du jardin attirent une foule nombreuse dans ses allées."


Pour bronzer, les jardins de Villandry sont très bien. En d'autres termes, évitez d'y aller par temps trop chaud sans chapeau, le soleil y est écrasant.


Programmation culturelle 2010 Exposition « A table au Moyen Âge » (15 avril-15 août) - Château de Langeais (comme la duchesse)
http://www.chateau-de-langeais.com/htmfr/actualite.php


Public familial.

Juin : dimanche, lundi, mardi.
Vacances d'été : tous les jours sauf le samedi.

Jardins de Villandry

http://testvillandry.ecritel.net/
du 28 mars au 30 juin 2010 : 9h00-19h00
du 1er juillet au 31 août 2010 : 9h00-19h30
du 1er au 30 septembre 2010 : 9h00-19h00
Pour Villandry, une visite virtuelle est disponible ici http://testvillandry.ecritel.net/visite-virtuelle/
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06/03/2010


- Jacques Marseille est décédé. La surprise a été grande, je ne le connaissais que de nom, de réputation. J'amais bien ses interventions vigoureuses, Jacques Marseille dans une émission, était synonyme de "forcément intéressant". Ses ouvrages méritent lecture, aussi, si en librairie vous en voyez-un, feuilletez-le, achetez-le, ses analyses étaient plutôt accessibles, même très accessibles, et du genre qui font réfléchir.
Adieu, Monsieur Marseille...



"Agrégé d'histoire, Jacques Marseille publie en 1984 sa thèse de doctorat sous le titre 'Empire colonial et capitalisme français'. Croisant l'histoire et l'économie selon une pratique qui lui deviendra vite familière, il est l'un des premiers à réfuter l'idée selon laquelle la soif de richesse serait à l'origine des conquêtes coloniales du siècle dernier, et affirme même que la colonisation a entravé le développement économique de la France plutôt qu'elle ne l'a favorisé. Suite à sa thèse, Jacques Marseille hérite à la Sorbonne de la chaire d'Histoire économique et sociale fondée par Marc Bloch au début du siècle. Chroniqueur au magazine L''Expansion, puis Les Echos, directeur de collection chez Nathan, il écrit également des contes pour les enfants. En 1992, il se fait connaître du public avec un essai intitulé 'Lettre ouverte aux Français qui s'usent en travaillant et qui pourraient s'enrichir en dormant', puis l'année suivante avec 'C' est beau la France. Pour en finir avec le masochisme français'. Suivent notamment une "Nouvelle histoire de France", "Le Grand gaspillage" et "la guerre des deux France". En mars 2010, celui qui était devenu un collaborateur régulier du Point s'éteint à Paris et laisse derrière lui le souvenir d'un homme engagé pour ses thèses économiques libérales." (biographie Evène)




- Les Saventuriers de Fabienne Chauvière s'intéressaient aujourd'hui, sur ma radio préférée, au parcours d'un historien, spécialiste de l'histoire de l'Église au Moyen Âge, Dominique Iona-Prat :

De la Bibliothèque de l'Arsenal à l'Hotel de Cluny, notre brillant guide médiéviste nous amène sur les chemins des abbayes et des églises du Moyen Age.

Un regard d'historien sur la place de l'église dans le paysage occidental en prise direct avec notre société actuel et ses incompréhensions religieuses.

Un voyage médiéval à bord de la machine à expliquer notre temps...



à écouter ici sur France Inter, c'est savoureux...



- découvert en recherchant des infos sur les pubs du net qui sentent la supercherie à plein nez (histore de savoir ce qui s'en dit, et rire un peu) j'ai trouvé ce site : compubmarket.com, ça m'a l'air très bien fait. Comment démonter une pub en quelques lignes. Ça décape, ça fait rire, et ça fait du bien. Mauvais point, je n'aime pas manquer d'information sur les auteurs ou l'auteur du site (quel métier, privé, pro, comment l'idée du site est née). Si on leur demande gentiment, ils vont peut-être répondre...
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17/04/2009

Causons sorcières et tortures moyen-âgeuses...


Hum... Ceux qui me connaissent savent qu'ils n'ont pas intérêt à me sortir ça à propos du Moyen Âge, sauf s'ils tiennent à me voir passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, enfin, pas les plus belles, quelque chose entre le rouge violacé et le vert, ou le gris. On ne dit pas "moyen-âgeux" mais "médiéval", sinon je sors ma hache! Moyenâgeux c'est péjoratif ! Et d'abord, les sorcières, c'est le grand truc du XVIe siècle et PAS DU MOYEN-ÂGE! Quand à la torture, si l'on en croit l'actualité, certaines grandes puissances du XXIe siècle les ont pratiquées très récemment voire les pratiquent encore... Alors ?! Un commentaire ?

Plus sérieusement, la difficulté en histoire n'est pas de vous proposer un livre à lire, mais de choisir quelques références... Pour commencer. D'autant que je n'ai plus sous la main, pour raison de déménagements successifs, ces épais dossiers reçus en préparant l'agrégation, censés faire de vous le parfait candidat, prêt à dégainer la bonne référence dans la seconde... Alors j'espère que vous me pardonnerez, si les références qui suivent sont un peu dépareillées, et tant par le contenu que par la forme, très différentes.

Commençons par un tout petit livre, qui ne remonte pas au temps de mes études, mais une vraie petite perle, pas onéreuse du tout, qui est une très bonne introduction, une fois que l'on a dévoré une histoire de France (ou du monde, soyons ambitieux, il en faut) basique... Si vous n'avez pas encore dévoré les classiques, vous trouverez une idée ou deux ici et là. Donc voici L'idée de Moyen Âge de Guiseppe Sergi, publié chez Champs Flammarion en 2000, juste 120 pages:

Au fil des siècles, nous nous sommes inventé un Moyen Age : époque dépaysante faite d'épidémies, de famines, de superstitions ; âge d'or des tournois, de la vie de cour, des elfes et des fées, de la fidélité chevaleresque ; moment prometteur, disent encore certains, qui contiendrait en germe des phénomènes aussi divers que le capitalisme, l'Etat moderne ou l'ascension de la bourgeoisie.
Les historiens, eux, battent en brèche ces représentations simplificatrices. Faut-il parler d'un Moyen Age ou de plusieurs ? Fut-il latin ou germanique ? Quel sens donner à la notion de " féodalité " ? Comment chasser l'image homogène d'un " Moyen Age chrétien " quand on sait qu'il connut plusieurs christianismes ? Entre sens commun et pratique historique, il n'est pas impossible, suggère Giuseppe Sergi, que le Moyen Age ait été une longue ère expérimentale où furent éprouvées de nouvelles formes politico-sociales.
A charge pour nous de considérer sans émotivité, sans a priori négatif ni nostalgie, " l'abstraction qu'est le Moyen Age " pour voir fonctionner, comme en laboratoire, les hommes et les structures du passé." (résumé Decitre) G. Sergi enseigne l'histoire médiévale à l'université de Turin

Sommaire :
* Le problème
* Le Moyen Age : définition et limites chronologiques
* Formation et évolution d'une notion historiographique
* Des siècles ni purement germaniques ni purement romains
* L'équation Moyen Age / féodalité
* Le Moyen Age comme enfance de l'Europe
* Les siècles de la prétendue économie " fermée " et " naturelle "
* Le Moyen Age " chrétien "
* Le Moyen Age communal entre mythe et réalité
* L'image sombre du Moyen Age finissant
* L'âge de l'expérimentation



Pour goûter le Moyen Âge et aller un peu plus loin, il faut picorer ici et là :

- Marc Bloch, La société féodale, Paris, Albin Michel - un très grand classique, écrit vers 1940.

- Jacques Le Goff, Pour un autre Moyen Âge, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 1372 p.
" Un autre Moyen Age, c'est un Moyen Age total qui s'élabore aussi bien à partir des sources littéraires, archéologiques, artistiques, juridiques qu'avec les seuls documents naguère concédés aux médiévistes "purs".
C'est la période qui nous permet le mieux de nous saisir dans nos racines et nos ruptures, dans notre modernité effarée, dans notre besoin de comprendre le changement, la transformation qui est le fonds de l'histoire en tant que science et en tant qu'expérience vécue. C'est ce passé primordial où notre identité collective, quête angoissée des sociétés actuelles, a acquis certaines caractéristiques essentielles." (Decitre)
Sommaire :
* Pour un autre moyen âge
* Temps et travail
* Travail et systèmes de valeurs
* Culture savante et culture populaire
* Vers une anthropologie historique
* L'occident médiéval et le temps
* L'imaginaire médiéval
* Le merveilleux
* L'espace et le temps
* Le corps
* Littérature et imaginaire
* Les rêves
* Vers l'anthropologie politique
* La naissance du purgatoire
* Les au-delà avant le purgatoire
* Le XIIe siècle : naissance du purgatoire
* Le triomphe du purgatoire
* La bourse et la vie
* Economie et religion au moyen âge


- Un de mes régals d'étudiante: Duby, Georges, L'économie rurale et la vie des paysans des campagnes dans l'Occident médiéval, Paris, Aubier, 1962.

- Une référence correcte, très abondamment illustrée : Rioux, Jean-Pierre, Sirinelli, Jean-François, Histoire culturelle de la France, Paris, Seuil, t. 1, Le Moyen Âge, 1998.
- Un beau livre : Le Goff, Jacques, Un Moyen Âge en images, Paris, Hazan, 2007.

Et puis, un peu en désordre, plusieurs autres références:
Ariès, Philippe, Duby, Georges (dir.), Histoire de la vie privée, t.II, De l'Europe féodale à la Renaissance, Paris, éd. du Seuil, 1975.
Aubrun, Michel, La paroisse en France des origines au XVe siècle, Paris, Picard, 2008.
Aurell, M., La noblesse en Occident, Ve-XVe siècles, Paris, A. Colin, coll. Cursus, 1996.
Autrand, Françoise, Charles V, Paris, Fayard, 1994.
Chélini, Jean, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Paris, Hachette, 2002.
Contamine, Philippe, La vie quotidienne en France et en Angleterre pendant la Guerre de Cent Ans, Paris, 1976.
Duby, Georges, dir., Histoire de la France urbaine, t.La ville médiévale, des Carolingiens à la Renaissance, Paris, L'univers historique, 1980.
Duby, Georges, Guerriers et paysans, VIIe-XIIe siècle, 1973.
Duby, Georges, Guillaume Maréchal ou le meilleur chevalier du monde, Paris, Fayard, 1984.
Duby, Georges, Le chevalier, la femme, le prêtre. Le mariage dans la France médiévale, 1981.
Duby, Georges, Le dimanche de Bouvines, Paris, 1973.
Duby, Georges, Perrot, Michelle, Histoire des femmes en Occident, t.1, Le Moyen Âge, Paris, Perrin, 2002.
Favier, Jean, Philippe le Bel, Paris, Fayard, 1978.
Flandrin, Jean-Louis, Le sexe et l'Occident, évolution des attitudes et des comportements, Paris, Seuil, 1981.
Flori, J., Chevaliers et chevalerie au Moyen Âge, Paris, Hachette, coll. La vie quotidienne, 1998.
Fossier, Robert, Villages et villageois du Moyen Âge, Paris, 1996.
Gauvard, Claude, La France au Moyen Âge du Ve au XVe siècle, Paris, Presses universitaires de France, 2004 (un manuel, ouvrage de synthèse classique)
Gauvard, Claude, Crime, État et société en France à la fin du Moyen-Âge, Paris, Publications de la Sorbonne, 1995.
Geary, Patrick, Naissance de la France, le monde mérovingien, coll. Champs Flammarion, Paris, 1997.
Halphen, Louis, Charlemagne et l'empire carolingien, Paris, Albin Michel, 1949.
Haywood, John, Atlas des Vikings, 789-1100, Paris, Autrement, 1996.
Le Goff, Jacques, La civilisation de l'Occident médiéval, Paris, Flammarion, 1982, 366 p.
Le Goff, Jacques, Saint Louis, Gallimard, 1996.
Le Goff, Jacques, Un long Moyen Âge (recueil d'articles parus dans la revue « L'Histoire »), Paris, Tallandier, 2004.
Lebecq, Stéphane, Les origines franques, Ve-IXe siècles, coll. Nouvelle histoire de la France médiévale, Points Seuil, Paris, 1990.
Minois, Georges, Histoire de la vieillesse en Occident, de l'Antiquité à la Renaissance, Paris, Fayard, 1987.
Neveux, H., Les révoltes paysannes en Europe XIVe-XVIIIe siècles, Hachette Littératures, 1998.
Parias, Louis-Henri (dir.), Histoire générale de l'enseignement et de l'éducation en France, t. 1, des origines à la Renaissance, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1981.
Pernoud, Laurence, Lumière du Moyen Âge, Paris, Grasset, 1985.
Riché, Pierre, Les grandeurs de l'an mil, Bartillat, 1999.
Riché, Pierre, Les Caroligiens, une famille qui fit l'Europe, Paris, Hachette, 2008
Rioux, Jean-Pierre, Sirinelli, Jean-François, Histoire culturelle de la France, Paris, Seuil, t. 1, Le Moyen Âge, 1998.
Rouche, Michel, Clovis, Paris, 1996.
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23/02/2009

Colette Beaune et l'histoire de Jeanne d'Arc

Portrait de Jeanne d'Arc Miniature sur parchemin, XVe siècle

Brève pas saugrenue de la soirée, cette formule de Colette Beaune aujourd'hui, sur 2000 ans d'histoire, "peu importe que les voix de Jeanne d'Arc aient été fausses ou vraies, tout le monde a tenu l'existence de ces voix pour probable, à son époque, que ces voix soient fausses ou vraies n'a aucune importance".
Voilà. Tout est dit. On entendrait presque résonner la voix de Marc Bloch : "Le satanique ennemi de la véritable histoire ? La manie du jugement!" Chercher à comprendre, voilà le métier d'historien, magnifiquement appliqué par Colette Beaune.

À lire :
Beaune, Colette, Jeanne d'Arc, vérité et légendes, Paris, Perrin, 2008.


Jeanne, la petite bergère de Domrémy... Une putain doublée d'une sorcière... Fille cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher à Rouen en 1431... La médiéviste Colette Beaune est en colère ! Peut-on laisser tout écrire au prétexte que la " grande " histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez " folklorique " ? Dans un livre court, incisif, et avec beaucoup d'humour, l'historienne bat en brèche les nombreuses légendes qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.


A propos de l'auteur :

Historienne du Moyen Age, Colette Beaune est professeur émérite à l'université de Paris X. Elle a notamment publié Naissance de la nation France (un véritable bijou dont il faudra que je vous parle un jour) et Le journal d'un bourgeois de Paris. Sa biographie Jeanne d'Arc a reçu le prix du Sénat du meilleur livre d'histoire.

Émission à écouter ici.


Moi, je vais garder cette phrase-là comme un trésor: "Je ne pense pas qu'il doive y avoir une histoire pour les universitaires, sérieuse et incompréhensible que l'on ferait d'un côté et puis une histoire tout à fait simple où l'on abandonnerait à ceux dont le métier n'est pas d'être historien et le grand public n'aurait pas droit à une vraie histoire". Tout est dit.

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14/02/2009

La collection "La nouvelle histoire de la France", collection Point Seuil Histoire


Dans la série "basiques pour honnête homme", voici la plus toute jeune (aïe je vieillis) "Nouvelle histoire de la France", qui se découpe en trois séries :

- Nouvelle histoire de la France médiévale
* Stéphane Lebecq, Les origines franques
*
Theis Laurent, De la mort de Charlemagne aux environs de l'an mil
* Dominique Barthélemy, L'ordre seigneurial, XIe-XIIe siècle
* Monique Bourrin-Derruau, Temps d'équilibre, temps de rupture
*
Alain Demurger, Temps de crise, temps d'espoir, XIVe-XVe siècle

- Nouvelle histoire de la France moderne
* Janine Garrison, Royauté, Renaissance et Réformes, 1483-1559
* Janine Garrison, Guerres civiles et compromis, 1559-1598
* Yves-Marie Bercé, La naissance dramatique de l'absolutisme, 1598-1661
* François Lebrun, La puissance et la guerre, 1661-1715
* André Zysberg, La monarchie des Lumières, 1715-1786

- Nouvelle histoire de la France contemporaine
* Michel Vovelle, La chute de la monarchie : 1787-1792
* Roger Dupuy, La République jacobine : Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire : 1792-1794
* Denis Woronoff, La République bourgeoise, 1794-1799
* Louis Bergeron, La France napoléonienne : aspects intérieurs :
1799-1815
* Roger Dufraisse et Michel Kerautret, La France napoléonienne : aspects extérieurs : 1799-1815
* André Jardin et André-Jean Tudesq, La France des notables, 1815-1848, vol. 1et 2.
* Maurice Agulhon, 1848 ou l'apprentissage de la République : 1848-1852
* Alain Plessis, De la fête impériale au mur des fédérés : 1852-1871
* Jean-Marie Mayeur, Les débuts de la Troisième République : 1871-1898
* Madeleine Rebérioux, La République radicale, 1899-1914
* Jean-Jacques Becker et Serge Berstein, Victoire et frustrations: 1914 -1929
* Dominique Borne et Henri Dubief, La crise des années 30 : 1929-1938
* Jean-Pierre Azéma, De Munich à la Libération (1938-1944)
* Jean-Pierre Rioux, La France de la Quatrième République, L'ardeur et la nécessité (1944-1952)
* Jean-Pierre Rioux, La France de la IVe République, L'Expansion et l'impuissance : 1952-1958
* Serge Berstein, La France de l'expansion, 1, La République gaullienne, 1958-1969
* Serge Berstein, Jean-Pierre Rioux, La France de l'expansion, 2, L'apogée Pompidou, 1969-1974
* Jean-Jacques Becker, Crises et alternances : 1974-2000


Certains volumes ne sont pas jeunes, hélas, et comme la manie est toujours de sortir de nouvelles collections plutôt que de rééditer les anciennes, je ne vous fais aucune garantie du devenir de cette collection.

Comme dans tous les ensembles, certains volumes sont un peu moins bons. Je me souviens de remarques assassines quand j'étais sur les bancs de la fac contre celui de Garrison sur les guerres de religion, ou les querelles épiques entre médiévistes à propos de celui de D. Barthélemy sur l'ordre seigneurial d'ailleurs... Peut-être pour cela que certains ne sont plus disponibles d'occasion.

Petits volumes, prix modiques (oui bon, si on achète la trentaine de volumes...) et dans l'ensemble (très) correct.

Au passage je ne remercie pas les auteurs du site des éditions du Seuil pour sa collaboration à cette recension, ils pourraient songer à mettre un peu moins de flash et avoir un site un peu plus fonctionnel. Là comme ça, ça ne donne pas envie d'acheter...
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L'Histoire de France de J. Carpentier


Panorama de l'histoire de France, ce petit volume de la collection Point Seuil est un peu un des... voyons, voyons, allez trois ou quatre volume d'histoire qu'il convient d'avoir chez soi même quand l'histoire n'est ni un métier ni une passion, et un des premiers des quelques dizaines d'ouvrages d'histoire qui constitue la bibliothèque de l'honnête homme.

Oui, je suis au courant que l'honnête homme est un concept du XVIIe siècle. Et alors ? On peut être honnête homme au XXIe siècle, je ne vois que des avantages à la chose.

Lorsqu'il est sorti ce tout petit ouvrage (groumph, à peine 500 pages) s'est attiré de nombreuses louanges :

" Synthèse très réussie d'un demi-siècle de travaux historiques tant français qu'étrangers sur notre espace national. "
Philippe Joutard, le Matin

" Nous tenons avec ce livre notre nouveau petit Lavisse, avec la gloriole républicaine en moins et la pudeur des vrais savants en plus... "
Jean-Pierre Rioux, Le Monde

" Pour tous ceux qui, soit par goût personnel, soit par obligation professionnelle, ont à connaître de l'histoire de la France, le Carpentier-Lebrun est actuellement la référence fondamentale et indispensable. "
Jean Peyrot, Historiens et Géographes

Il contient non seulement l'histoire politique, mais bien sûr - après un siècle d'historiographie, c'est la moindre des choses - l'histoire des cultures, au sens "civilisation", des arts, des religions, des économies et des paysages, l'histoire intellectuelle, etc... Pour (commencer à) tout savoir du néolithique à la fin du XXe siècle, en passant par les Mérovingiens, la société féodale, la Renaissance, Loulou 14, les révolutions politiques, industrielles, etc.

Il renvoit aussi vers une petite bibliographie - qui aurait mérité d'être commentée... - des cartes et tableaux statistiques, une chronologie, un glossaire, un index, bref, tout pour réviser votre programme de collège...


(et maintenant c'est pour moi l'exercice de bibliographie ou comment vous aider à le trouver/commander chez votre libraire préféré en vous donnant les bonnes références, dans l'ordre s'il vous plaît)

Capentier, Jean (dir.), Histoire de France, Paris, Le Seuil,
1987 (mais si si on le trouve encore... bon ce serait bien qu'il soit réédité...)
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31/01/2009

Ma Bible à moi. Un point à la ligne.


Comme j'ai fait les choses en désordre sur ce blog, je ne vous ai pas encore parlé de ma Bible. Mon truc à moi, pas en plumes mais mieux encore, le livre qui me ferait refuser de partir sur île déserte si je devais m'en passer. Bon, pour aller sur l'île déserte, il me faudrait quelques palettes d'autres bouquins, mais disons qu'il me faudrait au moins celui-là.


"Histoire générale des civilisations, Le Monde et son Histoire est une vaste fresque où sont retracées les traits marquants et les faits essentiels de l’histoire du monde. Un ouvrage de référence où les lecteurs avertis comme les amateurs pourront trouver aussi bien la réponse à une interrogation ponctuelle que l’exposé synthétique d’une question ou d’une période. Chacun des quatre tomes comprend des cartes, une chronologie, une bibliographie et un index qui les rendent facilement utilisables."

Les auteurs :
Louis Bergeron est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Maurice Meuleau est agrégé d’histoire. Luce Pietri est agrégée d’histoire et maître-assistante d’histoire ancienne à l’université de Paris-IV. Marcel Roncayolo est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Marc Venard est agrégé d’histoire et professeur d’histoire moderne à l’université de Haute-Normandie. (Bon euh pour dire vrai, je crois que la notice biographique des auteurs date légèrement... humm... au moins de la première parution.)

Louis Bergeron, Maurice Meuleau, Luce Pietri, Marcel Roncayolo, Marc Venard, Le monde et son histoire, Paris, R. Laffont (pour l'éd. de poche), (1971) 1991.
Tome I : Le Monde antique et les débuts du Moyen-Âge (vers 3000 av. J.-C – XIIe siècle apr. J.-C. )

Tome II : La Fin du Moyen-Âge et les débuts du monde moderne ( du XIIIe siècle – XVIIe siècle )
Tome III : Les Révolutions européenes et le partage du monde ( XVIIIe siècle – XIXe siècle )
Tome IV : Le Monde contemporain de la seconde guerre mondiale à nos jours


Une présentation de l'histoire universelle - si vous voulez savoir tout tout tout sur les Cananéens (et même avant) aux années 1980-1990 (car malheureusement, cet ouvrage n'a pas été réédité, mais on le trouve facilement d'occasion sur internet ou ailleurs, et dans toutes les bonnes bibliothèques).



Et en plus ils se lisent comme un roman. Si, si, je vous assure, ça ne se lit pas, ça se dévore (et prière de lécher vos doigts après). Et l'index est des plus précieux. Si vous êtes perfectionnistes, prenez les anciennes éditions, en onze volumes, en illustrations noir et blanc. Encore mieux.

Même s'il faut admettre qu'il manque des choses, parce que c'est juste un basique à savoir chez soi, parce que depuis 1990, les historiens ont découverts toutes sortes de choses, si vous savez déjà tout ce qui dans ces quatre petites merveilles... moi je vous absous de tout crime.






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