Blogger Template by Blogcrowds.

Une envie de livres ?

18/10/2011

Vous avez dit "histoire-géo en option?"

Une amie, en poste dans le secondaire, a pointé du doigt ce qui pourrait bien être une nouvelle arnaque du ministère. Si vous vous souvenez, l'année dernière, il a bien été question de la place de l'histoire-géographie dans le programme en lycée. Plus exactement, il était question de rendre optionnelle l'HG du programme de Terminale scientifique. Mais puisqu'on vous dit que les scientifiques ont d'abord besoin de renforcer leur excellent niveau en sciences (là, si j'ai des collègues de maths et de physiques qui lisent, ils doivent être en train de s'étrangler, mourir de rire ou rire tout simplement jaune). Et puisqu'on vous a dit, bandes de profs j'menfoutistes toujours soupçonneux et mal intentionnés, que le volume horaire d'HG sera juste juste concentré en seconde et en première et même qu'il y aura possibilité de faire plus d'HG en choisissant cette option en terminale! 

Ben voyons.


Voici ce que nous écrit cette collègue, Oiseau Phénix:





Parmi les grands dispositifs de la réforme du lycée mise en place depuis la rentrée 2010 (classe de seconde) figure la suppression de l'enseignement obligatoire de l'histoire-géographie en Terminale Scientifique à la rentrée 2013, les élèves de Première S passant donc l'épreuve du baccalauréat dans cette discipline, de manière anticipée en juin 2012.
Il a néanmoins été prévu que les élèves de section scientifique ayant passé cet examen en histoire-géographie à la fin de leur classe de première pourraient, sur la base du volontariat, poursuivre en terminale (à partir de la rentrée 2013 donc) cet enseignement, qui donnerait lieu à une évaluation finale prenant la forme d'une épreuve optionnelle au baccalauréat.

Néanmoins, chaque rectorat semble avoir décidé de n'ouvrir l'option dans chaque lycée qu'à la demande expresse du chef d'établissement, et ce, selon un calendrier qui diffère d'une académie à l'autre. L'information concernant les dates limites n'est absolument pas connue par les enseignants d'histoire-géographie, alors qu'il est urgent pour eux de pouvoir s'assurer que les chefs d'établissements ont bien adressé une demande, pour instruction au rectorat, et pour information à l'inspecteur d'académie.

A terme, nous, professeurs d'histoire-géographique, sommes menacés de voir disparaître définitivement notre enseignement en classe de terminale scientifique. Pensons aux lacunes, dans un domaine majeur des sciences humaines, d'élèves de filière scientifique qui n'auront reçu cet enseignement dans leur parcours intellectuel de lycéens que durant deux années. Rappelons nous que de nombreux élèves de cette section peuvent se destiner à des classes préparatoires littéraires ou économiques et sociales, à des écoles comme Sciences Po. Sans parler, plus fondamentalement, des conséquences sur leur formation intellectuelle et civique.
Pour ce qui est du nombre de postes, il semble également évident qu'il s'agit à terme d'aller encore vers des suppressions massives, qu'une telle démarche ministérielle ne saurait que favoriser, avec l'aide des rectorats qui n'offrent pas aux enseignants la possibilité réelle d'ouvrir cette option à temps, faute d'information sur le calendrier académique.

Réveillons-nous !

Je ne sais pas comment vous comprenez le truc, mais moi,  j'ai l'impression d'un attrape-couillon, si vous me permettez ce mot un peu rabelaisien. Je ne peux pas estimer en l'état les conséquences en terme de postes, mais en terme de culture générale des étudiants, j'imagine très bien le massacre. Déjà qu'entre ce que l'on enseigne en cours et ce que retient la majorité des élèves, il y a comme une différence. Qu'en l'état actuel, les connaissances  de nos bacheliers sont rarement exceptionnelles... et je ne vous dis pas quand on leur évoque leurs programmes de collège, là, en général ils vous regardent avec de grands yeux vides. Ouhlà... Quatre ans avant? Il faudrait qu'ils se souviennent d'un truc vieux de quatre ans? Imaginez si pendant un an ils ne font plus d'histoire géo, je fais le gros dos et je m'attends au pire...

Mais comme nous sommes de gros chanceux, il n'y aura sans doute pas eu une profession épargnée par les mesures publicitaires du gouvernement. Ça me fait penser à la taxe professionnelle, supposée être supprimée. Oui-da. L'État ne la touche peut-être plus. Sauf que les entreprises la versent toujours - ou son équivalent, mais augmenté sinon ce n'est pas drôle -  aux collectivités locales. Et bam !

Je suis sûre que l'on pourrait s'amuser de toutes les mesures prises en relevant l'écart entre le discours et la réalité. M'est avis que l'exercice serait édifiant. 



Rendez-vous sur Hellocoton !

17/10/2011

Au revoir, Madame

Deux liens ce soir, mes mots sont inutiles, ou seulement pour dire aux membres de la famille de Lise Bonnafous, à ses amis et à ses collègues que leur peine est partagée, par ceux qui ne la connaissaient pas et qui ne veulent pas qu'elle soit oubliée.

Un article de rue 89.

Il y a quelques mois, un professeur de Lettres, Claire-Hélène, poussé à bout démissionnait et tentait de secouer l'opinion.

Bien d'autres exemples ont été donnés aujourd'hui, dans les journaux; ici sur France 3 Roussillon et ailleurs.
Rendez-vous sur Hellocoton !

16/10/2011

Trop "dure"?

Chronique de Bruno Frappat dans le Dauphiné*
http://www.ledauphine.com/france-monde/2011/10/16/profs-en-detresse

La mort d’une femme, s’immolant par le feu en pleine cour de récréation de son lycée, jeudi, à Béziers, a bouleversé la France entière. Une “marche blanche” aura lieu lundi pour honorer sa mémoire. Cette femme, professeur de mathématiques, âgée de quarante-quatre ans, n’était pas une débutante. Elle était chevronnée. Elle enseignait dans les sections générales d’un établissement et faisait preuve, dit-on, d’un haut niveau d’exigence vis-à-vis de ses élèves. Certains d’entre eux, semble-t-il, la trouvaient trop “dure”, trop sévère. Elle leur a répondu en se donnant la mort.

Elle se faisait une haute idée de son métier. Trop haute ? Nul ne saurait déterminer la cause d’un suicide. Car il n’y a jamais de cause unique s’il y a, souvent, une goutte de malheur qui fait déborder la coupe de la désespérance et pousse au passage à l’acte. La seule chose à observer, dans le cas de cette femme, est le choix du lieu de sa tragédie. La cour de son lycée. C’est un message terrible et fort. Il signifie que toute la société doit s’interroger sur ce qui se passe dans les établissements scolaires. Et pas seulement dans ceux qui sont réputés “difficiles”.

L’école est le lieu où les adultes sont censés former des jeunes aux exigences de l’avenir. Les nourrir, intellectuellement. Mais, si l’on accède souvent à ce métier par vocation, par passion, par amour de ce que vous a apporté à vous-même le système scolaire (les profs sont souvent d’anciens bons élèves), la réalité d’aujourd’hui est pesante, aléatoire, inquiétante. Bien des élèves se rebiffent, déformés par les dégâts d’images consommées à l’excès, d’un langage désarticulé appris dans des familles éclatées où l’autorité se dilue. Il n’est pas nécessaire d’être sociologue de l’éducation pour faire ce constat : jamais, sans doute, dans l’histoire de notre pays l’enseignement aura été une mission plus complexe, plus pénible, plus risquée en termes d’équilibre personnel.

Face à cette difficulté montante, face à la solitude du prof, seul adulte dans ses classes troublées, la société exprime tour à tour de la solidarité ou de l’indifférence, quand elle ne va pas jusqu’au mépris. Cette femme, disent certains, n’avait pas assez de soutien dans son lycée. Et autour du lycée, dans l’administration, chez les politiques, chez les parents, en avait-elle ? Elle a donné sa réponse. Sa dernière leçon.
Rendez-vous sur Hellocoton !

15/10/2011

En hommage à Lise Bonnafous

Notre collègue du lycée Jean Moulin de Béziers, Madame Lise Bonnafous, a pris la décision terrible de mettre fin à ses jours jeudi 13 octobre à 10h. Elle s'est immolée dans la cour du lycée, sous les yeux des élèves et de ses collègues de travail. Ses graves brûlures ont entraîné sa mort ce vendredi 14 octobre.

Les collègues biterrois de Lise Bonnafous, dans les cités scolaires Henri IV et Jean Moulin, ont exprimé toute la peine et la colère que ce drame a suscité en eux. "Solidarité avec Lise", "Plus jamais ça" : ces phrases ont émaillé leurs témoignages. Ils organiseront lundi à Béziers une marche blanche en mémoire de Lise Bonnafous, et rendront hommage à la défunte durant les prochains jours.

Mais cet événement terrible doit avoir un écho au niveau national. Le suicide d'un enseignant sur son lieu de travail, et dans des conditions aussi violentes, doit être l'occasion d'une profonde prise de conscience de la part de toute la société.

Suite aux discussions entre collègues qui ont eu lieu sur le forum neoprofs.org, nous invitons l'ensemble des professeurs, ainsi que toutes les personnes émues par ce décès, à porter un brassard blanc lundi 17 octobre 2011 à partir de 14h, heure de la marche qui aura lieu à Béziers en hommage à Lise Bonnafous. Nous vous invitons également à porter ce même brassard jeudi 20 octobre au matin, une semaine après l'immolation de l'enseignante qui a eu lieu jeudi 13 octobre à 10h.

D'autres actions collectives peuvent être envisagées : certains collègues envisagent par exemple d'observer une minute de silence lundi 17 octobre à 14h, ou jeudi 20 octobre à 10h. D'autre part, les syndicats de l'Education nationale relaieront, le cas échéant, les appels au débrayage lancés par les collègues biterrois.

Toutes nos pensées vont aux collègues, aux personnels techniques, à l'administration, aux cadres et aux élèves de la Cité Jean moulin de Béziers, qui ont perdu une collègue dans des conditions terribles. Ils ont malgré tout trouvé la force nécessaire pour appeler l'ensemble de la société et des enseignants à rendre hommage à Lise Bonnafous. Nul doute qu'ils auront besoin d'un soutien amical, fût-il symbolique, de la part de toutes celles et ceux qui se sentiront touchés par le décès brutal et violent de Lise Bonnafous sur son lieu de travail.

Outre les discussions qui ont eu lieu sur neoprofs.org, plusieurs témoignages d'hommage sont déjà lisibles sur internet :
- Sur Facebook, un groupe d'hommage a été créé par un élève de Lise Bonnafous : http://www.facebook.com/#!/groups/291836954161765/
- Sur Facebook également, une page d'hommage a été réalisée par un enseignant : http://www.facebook.com/#!/pages/En-hommage-%C3%A0-Lise-Bonnafous-du-lyc%C3%A9e-Jean-Moulin-de-B%C3%A9ziers/301406463219576
- Un blog consacré aux réactions suite à ce suicide a été lancé : http://hommagealisebonnafous.unblog.fr/

Merci de relayer ce message auprès de vos contacts, de vos collègues, de vos proches et de vos amis, ainsi que sur les supports de communication (sites, blogs...) et sur les réseaux auxquels vous participez habituellement.
Rendez-vous sur Hellocoton !

14/10/2011

Sous l'oeil de Big Brother, évaluons les moutons

L'université a déjà commencé à faire les frais de la mode des évaluations (Changaï, toussa, avec des statistiques interprétées par des types qui n'y comprennent rien) mais mais mais... vous n'avez tout de même pas cru que les choses allaient s'arrêter là. 

Quand même. 

Voyons. 

Soyez raisonnables. 

Nous avons eu le socle commun de compétences. 

Maintenant, c'est dès l'âge de cinq ans que les enfants devraient être évalués (clic). "RAS" (pour "rien à signaler"), "risque" et "haut risque".Rangés dans trois petites boîtes. Comme moyen de donner confiance à un enfant, il faut avouer, on est au top. Mais tout est compensé, puisqu'il est question de supprimer les notes, si traumatisantes. Cherchez l'erreur.

Actuellement, les professeurs sont invités à repérer les enfants en difficulté ou au comportement perturbé (et perturbateur) en classe de 6e. Et à communiquer sur ce point avec les professeurs des écoles qui ont eu ces enfants. En règle générale, ce sont les mêmes élèves avant et après le passage du CM2 en 6e. Remarque d'une collège "et on attend quoi pour classer à haut risque les foetus qui auront fait une grimace lors de l'écho des trois mois?" Que je sache, depuis des décennies, les instituteurs et professeurs des écoles connaissent les élèves en difficulté et font souvent ce qu'ils peuvent pour les orienter en soutien. Dans les années 80, existaient de fait des heures de soutien, depuis ont été créés les RASED.
Parce que, précisément, rien n'est prévu pour remédier aux difficultés constatées grâce à ces fabuleuses évaluations-bam-bam-bam-roulements de tambour. Si l'on sait qu'un élève a des difficultés et que l'on fait une petite fiche, très bien. Mais si l'on ne fait rien pour corriger les premières erreurs, à quoi sert cette fiche? Mon petit doigt, qui lui aussi est très mal intentionné, me dit que ça va surtout servir à classer les écoles pour distribuer des primes (ou pas). Parce qu'aider un gamin en difficulté, ça peut passer par une aide proposée aux parents, une mise en sécurité du gamin si le milieu familial pose de sérieux problèmes, des heures de soutien voire - rêvons un peu - un changement radical des méthodes de lecture...

Je ne suis d'ailleurs pas seule à tousser là-dessus, vous imaginez bien, il y en a aussi qui font du mauvais esprit sur le lepost.fr. En attendant, on demande des évaluations, ah non, des rapports sur le suicide des enfants à Boris Cyrulnik. Pour en faire à peu près le même usage, c'est-à-dire, rien, dans le meilleur des cas.

Rendez-vous sur Hellocoton !

11/10/2011

Les Trois mousquetaires - Ninja power !

J'ai failli une double crise cardiaque aujourd'hui. Ce n'est pas exactement le genre de chose qui arrive tous les jours, en général j'ai d'autres problèmes mais pas celui-là.

En fait l'une était prévisible, l'autre nettement moins. Dans les deux cas, ah non en fait dans un seul, celui qui était prévisible, j'avoue, je cherchais à me détendre entre deux pages de cours à rédiger et trois diaporamas à préparer pour rendre mon cours plus... plus... enfin pour faire joli quand je cause dans le micro (ou pas, mode Pierre Chaunu on). D'ailleurs, il faudra songer à placer les écrans des diaporamas sur le côté des amphis et pas derrière l'enseignant. Parce que se tordre le cou pour commenter une gravure, ce n'est pas terrible. Encore heureux quand il ne faut pas se lever en veillant à ne pas faire le pas de trop qui me ferait tâter du sol de l'amphi, quatre marches plus bas, plus vite que prévu. 

Plus joli, ce n'est même pas vrai, vu que l'on s'efforce d'expliquer aux étudiants les usages de l'image en histoire. On est des gens sérieux, quand même. Enfin, on essaie. Je ne doute pas que l'image soit un intermède sympathique pour nombre d'étudiants, mais ce n'est pas une raison. Ma démogagogie n'en est pas encore à faire voter pour ou contre la mort de Louis XVI en direct. Tiens, il nous faudrait ça, des manettes de vote. Ça pourraît être amusant. Je suis sûre que bien tourné, ça pourrait passer pour un projet TICE innovant (TICE: technique de l'information et de la communication pour l'enseignement ou LE truc branché de l'éducation depuis une grosse quinzaine d'années). Le truc qui fait que l'on distribue des portables aux mômes des quartiers défavorisés quand les enseignants doivent faire avec l'ordinateur, l'imprimante et le scanneur achetés avec leur premier salaire. Quand on voit l'état des manuels scolaire au bout de trois mois, je ne voudrais pas être réincarnée en portable pour adolescent, moi.

Bref, je suis tombée sur le dernier billet de L'odieux connard (c'est pas moi, c'est lui qui s'est nommé comme cela) (clic) à propos du dernier film portant à l'écran Les trois mousquetaires. Quand les Américains se mêlent de l'histoire de France et reprennent de manière terriblement originale le seul roman de Dumas qu'ils ont l'air de connaître, ça donne cette daube infâme. 

Il faudra quand même qu'un jour on m'explique pourquoi il faut absolument faire subir ce genre de supplice à un roman qui connaît assez de rebondissements comme cela. À la limite, si les Trois mousquetaires, personne n'en peut plus, ben, on a encore de quoi faire avec le reste de l'oeuvre de Dumas. Ce n'est pas comme s'il n'avait écrit qu'un livre. Quelqu'un peut se dévouer pour expliquer ça aux réalisateurs de bouillies américaines à gros budget? 

Déjà qu'avec les films français nous avons eu droit à La Fille de d'Artagnan avec  Sophie Marceau. Qu'elle montre ses seins en se dépoitraillant d'un geste à l'élégance absolue est à peu près le seul intérêt de ce film. Dans les Demoiselles de Saint-Cyr nous avions eu droit à un supposé projet de Madame de Maintenon de former les demoiselles - de St-Cyr donc - au métier d'avocat. Ben ouais. La vieille dévote a révolutionné l'éducation des jeunes filles, vous ne le saviez pas, Patricia Mazuy vous le révèle. Bam! Les innombrables versions du Bossu de Paul Féval nous livrent à chaque fois une amazone rebelle en lieu et place de la douce Aurore de Caylus (au hasard, la version de Broca de 2009 ah non, 1997)... j'en passe et des meilleures. 
Évidemment, il faudrait citer aussi la reine Margot de Chéreau, où notre bonne princesse Marguerite va courir la gueuse, ah non, le gueux, dans les rues de Paris, pour compenser les insuffisances de son époux. Je veux bien qu'une des maîtresses d'Henri de Navarre (Henri IV) lui a laissé la réputation de ne pas être un grand abatteur de bois (vous voyez cette chanson de Brassens, sussurrée par l'épouse d'un président, oui, celle-là (clic)? ben ça tourne autour de ce sujet). Mais il ne faut pas quand même pas exagérer. Pour certains, la palme du n'importe quoi est détenue par un obscur navet intitulé "Blanche" sorti en 2002, film de Bonvoisin avec Lou Doillon dans le rôle titre. Pour avoir eu un moment d'égarement, enfin être allée le voir en salle, je me suis demandé tout au long du film si c'était du premier ou du second degré. Si c'est l'hypothèse 2, il aurait fallu interner d'urgence le réalisateur. Dire que Jean Rochefort a joué là-dedans... Il devait vraiment avoir faim. Ou envie de rire.


Ma deuxième crise cardiaque de la journée - le cas non prévisible - j'étais simplement en train de travailler quand une âme charitable m'a envoyé un message avec ceci (âmes sensibles, détournez les yeux): 




Trouvé sur un cours en ligne. Non, je ne donnerai pas le nom du responsable. J'aurais bien aimé le contacter pour tousser, mais il n'y avait que le mail du responsable du site (académique) et pas de l'enseignant. Je suis restée atterrée. Parce que oui, les bourgeois ont des privilèges sous l'Ancien régime et TOUS les sujets du roi sous l'Ancien régime ont des privilèges. Puisque cette société ne se concevait pas en terme d'égalité mais de privilèges garantis à chacun selon ses "besoins" c'est-à-dire sa place dans la société, son métier. Un noble ne payait pas la taille car il payait l'impôt du sang (qui n'est pas une légende, nombreuses ont été les familles nobles décimées par la guerre). Un bourgeois - habitant d'une ville avant le XIXe siècle - de Paris ne payait pas la taille pas plus que les autres Parisiens. Les bourgeois des autres villes payaient moins de taille que les ruraux car beaucoup de villes avaient négocié un "abonnement", taux d'imposition moindre. Les habitants d'une paroisse perdue au fin fond du royaume avaient eux-aussi des privilèges. Le roi est à la tête d'une société qui est une justaposition de groupes privilégiés. La seule chose c'est qu'effectivement, le mot "privilège" a changé de sens passé les années 1750 et qu'il a désigné les droits accumulés (et l'enrichissement) d'une frange de la noblesse, très fortunée  (la noblesse de cour pour aller vite) et une partie du clergé également très aisé (les évêques). Ce qui est triste c'est qu'un tel raccourci montre d'abord que le professeur n'a pas compris le système politique de l'Ancien régime (en fait le système politique qui remonte au-delà, jusqu'au Xe siècle au moins). Donc qu'il ne comprend pas plus de 8 siècles de l'histoire politique française. Du coup, le jugement l'emporte, l'Ancien régime se confond avec la tyrannie des puissants sur les faibles. 

Tristesse. Pauvre époque moderne, toujours aussi malmenée... J'en viens à rêver des vieux films de cape et d'épée où l'on voyait nos ancêtres autrement que comme de pauvres guenilleux arriérés.


Rendez-vous sur Hellocoton !

02/10/2011

Les femmes ont-elles une âme?

Oui, bon, d'accord. L'accroche est grossière, elle a la finesse d'un politique à l'ignorance encyclopédique s'essayant aux références historiques. C'est lourd, c'est énorme même.

L'ignorance encyclopédique, cette formule n'est pas de moi mais d'un de mes anciens professeurs. Il faisait ainsi référence à l'admirable sortie d'une certaine Ségolène R. vers la fin des années 1990 quand elle avait cru bon de rappeler que pour l'Église du Moyen-Âge les femmes n'avaient pas d'âme. En général, quand on cite quelque chose de mémoire, on exagère. J'ai cru que ma mémoire me faisait exagérer. Là, non, la phrase d'origine était pire encore:

Le 9 janvier 1998, lors du journal de vingt heures sur France 2, Ségolène Royal, alors ministre de l’enseignement scolaire, stigmatise les réticences de l’Académie française à l’égard de la féminisation des titres et des noms par cet argument: « Cela me fait penser aux interrogations du concile de Trente qui se demandait si les femmes avaient une âme »
Il faut s'estimer chanceux, pour une fois, ce n'était même pas le Moyen Âge qui s'en prenait plein la gueule, c'était le XVIe siècle (oui le concile de Trente c'est bien au XVIe siècle...).

Soit dit en passant, non le concile de Trente (le concile de la réforme catholique, répondant aux réformes protestantes mais pas que) ne s'est pas du tout penché sur l'âme des femmes mais, pire encore, l'Église n'a jamais discuté sur ce fait. Tout au plus lors du concile de Mâcon en 585 (oui, ça date, je sais) se produisit un incident, raconté de la manière la plus savoureuse qui soit par mon Grég, enfin, Grégoire de Tours, évêque du VIe siècle (et auquel je dois ma très chouette note au CAPES. Depuis je l'aime). J'aime particulièrement la manière dont il rapporte ce qui s'est passé ce jour-là:
« De plus, on confondit lors de ce synode un évêque qui prétendait que la femme ne peut pas être appelée être humain (mulierem non posse dici hominem). Voilà bien une question sérieuse et digne d'être discutée dans un synode. Moi, j'aurais mis cet évêque à garder les porcs. Car si sa mère n'était pas un être humain, il était apparemment né d'une truie"
Et toc! Évêque machin-truc 0, mon Grég 1!
En gros, comme mon Grégounet, les hommes du Haut Moyen-Âge maîtrisaient mal le latin; il y a eu des discussions à base de "Dites, les potes, un homme, ça se dit comment en latin? Vir ou Homo? ". 

Les femmes ont donc une âme, sur ce point, l'on est rassuré. Néanmoins, comme elles appartiennent bien au genre humain, on compte un paquet de cruches dans leurs rangs. Le pire est atteint quand elles briguent envers et contre tout une présidence. Je ne cultive aucune solidarité liée au genre (bouh! Le mot à ne pas prononcer ces temps derniers...) donc je peux me permettre ce vilain jugement pas gentil. 

À propos de genre, j'ai bien aimé les réactions horrifiées de quelques politiques, récemment, à propos du supposé enseignement inspiré par les gender studies au lycée. J'ai eu l'étonnement de voir des centaines de personnes s'étriper sur la place publique sur un sujet... étudié à l'université par les historiens notamment et à l'origine de nombre de publications passionnantes, sans que cela ne fasse de bruit. Remarquez, l'objectif du chercheur n'est pas nécessairement de prendre parti, surtout à partir de ses opinions personnelles. En revanche, on ne refuse aucun problème a priori. Ensuite, cette notion, familière aux historiens, les intéresse surtout sous un angle précis. Il s'agit, très grossièrement, d'étudier les codes culturels qu'une société attribue à chaque sexe. J'ose espérer que personne n'ira nier que selon chaque sexe, un comportement est attendu par une société et une culture données. Enfin, dans la mesure où un enseignant parle bien de théorie, je ne vois pas le problème. Encore moins quand arrive l'information selon laquelle il ne s'agit pas d'un paragraphe des programmes officiels mais... d'un manuel. Et une fois de plus, une polémique qui fait pschiiiit... Ce qui demeure, c'est que la bêtise n'a pas de parti, au cas où l'on en doutait (je n'aurais pas dû lire les commentaires sur les sites d'informations, je n'aurais vraiment pas dû...).

À propos des femmes, de leur histoire, de leur place dans la société, une lectrice, Sofia, me demandait quelques références à propos du statut de la femme dans l'Eglise catholique durant le bas Moyen Âge. Las, j'avoue n'être pas très au point sur ce sujet. Mon réflexe primaire me ferait lui conseiller d'abord ce classique: 
- Christiane Klapisch-Zuber (dir.), Histoire des femmes en Occident, Paris, Perrin, 2002 (un grand classique sous la direction de G. Duby et M. Perrot). 
et de partir éventuellement de la bibliographie pour aller plus loin. 

En fait je ne crois pas qu'il y ait une spécificité dans le traitement des femmes par l'Église au bas Moyen Âge (soit vers le XIVe-XVe siècles). L'apparition des béguines dans les Flandres leur a t-elles donné davantage de liberté? Je ne vois rien d'autres. Bien sûr quelques figures éclatantes, comme Christine de Pisan. Alors d'autres références dans lesquelles j'espère que  Sofia et d'autres trouveront leur bonheur: 
- Françoise Thébaud, Ecrire l'histoire des femmes et du genre, Paris, ENS, 2007
- Michelle Perrot, Les Femmes ou les Silences de l'Histoire, Paris, Flammarion, 2001.
- Jean-Marie Mayeur, Charles Pietri, André Vauchez et M. Venard, Histoire du christianisme, tome 6 : Un temps d'épreuves, 1274-1449 (énorme mais passionnante qui va souvent bien au-delà de la seule histoire religieuse)
- Françoise Autrand, Christine de Pizan, Paris, Fayard, 2009.
- Patrick Carlot et Éric Gasparini (dir.), La femme dans l'histoire du droit et des idées politiques / XVIe-XIXe siècles, Dijon, Éditions universitaires de Dijon.

Bonne lecture ! 
Rendez-vous sur Hellocoton !

03/08/2011

Un soupçon de culpabilité...

Toc, toc, toc... Il y a quelqu'un?


J'ai été un peu absente, je crois. Hahum. Non je n'étais pas dans un monastère perdu dans les montagnes, ni dans une vieille maison de vacances sans connexion internet. Non. J'étais, je suis seulement plongée dans mes pages de rédaction, anxieuse à l'idée du temps qui passe... Quoi?! Déjà août ?! Nooooon, pas çaaa! Et si. Tristesse. Chaque minute, chaque seconde, j'entends le tic-tac de la montre. Même pas le temps d'un tweet, d'un brouillon ici, rien de rien, vous dis-je.


Il va quand même falloir penser à préparer quelques cours. Il faudrait. Mais pas maintenant. Dans quinze jours. Ou trois semaines. Un mois? Je prends des risques. Tant pis.


J'ai un retard affreux dans cette fichue rédaction. Mais j'avance, si, si, j'avance. J'ai éprouvé en revanche cet art de la procrastination dont parlait il y a quelques années  par Machiavel, pas celui du prince, mais celle de Passe ta thèse d'abord (où l'on apprend que Machiavel est une femme). Moi qui disait "Procrastiner, moi? JA-MAIS!"

J'avais un chapitre à faire que j'ai regardé pendant des mois avec l'oeil torve d'une poule devant un couteau. Des mois, parce que c'était pendant les longs mois de cours de l'année passée. Parfois, un chapitre, c'est capable de vous fiche de sales trouilles. Le pire, c'est le chapitre qui fait pschiiit. On raconte ce qu'il y a dans les archives épicétou. Le cauchemar. De l'histoire à la grand papa. Et puis, un paragraphe après l'autre, un tableau après l'autre (ah ces tableaux, un parcours du combattant thésard) fait, refait, re-refait... ça a fini par vouloir ressembler à quelque chose.

Mais avec tout ça j'ai un mois de retard sur mon planning. Enfin le dernier en date. Faut pas de plaindre, j'ai presque retrouvé le moral en constatant hier que mon surplace du moment m'a quand même fait pondre quinze pages (oui, poule, couteau, pondre des pages, toussa... le thésard est expert en joies simples et en blagues à deux balles). Or, quand j'ai le moral, je déculpabilise. Et j'écris ici.

J'ai donc dépassé largement le cap des deux cents ! Pages, évidemment, vous croyez peut-être que je sais compter autre chose en ce moment? La vie (du thésard) est belle... (parfois).
Rendez-vous sur Hellocoton !

03/06/2011

La note en bas de page

Il y a des moments où l'on se sent bête. Récemment, très récemment même, je découvre qu'une explication - ce qu'est un mortier et du déchet de mortier - que j'ai cherché obstinément pendant quatre ans, figurait dans une note de bas de page d'une publication que je consulte régulièrement depuis dix ans. Groumph. Pour ma décharge, la publication en question faisait bien ses trois cents pages et n'était pas du genre sexy.

Entre temps, à force de compulser dictionnaires et pages internet recelant moults ouvrages antiques et scannés en tous genres, j'avais fini par trouver ma réponse. Il me fallait cette réponse, parce que voir ce machin me narguait dès que j'ouvrais une archive ou que je consultais ma base de données, ça commençait à attaquer ma patience. Irritant comme un grain de sable. J'avais pensé au sable justement (mortier, sable, ça semblait logique). Sauf que non, dans ce contexte-là, ce n'était pas possible. Bon, en vrai c'était une sorte de combustible qui brûlait toute la nuit comme veilleuse. 

Mais alors, en trouver l'explication dans mon corpus-de-dix-ans, je me suis sentie bête. Limite vexée. Par moi-même. Si ça, ce n'est pas être forte...

Il faut toujours se méfier des notes de bas de page. 

Surtout de celles qui indiquent que le texte proposé est un roman recomposé à partir de diverses sources. Comme ce qui vient de se passer à l'agrégation d'histoire. 

On a beaucoup parlé, même dans la presse. Pour résumer au cas où vous n'auriez pas suivi l'affaire, le texte donné à l'une des épreuves de l'agrégation externe d'histoire cette année, était un faux, donné aux étudiants sans que rien ne permette de le savoir. L'agrég d'histoire ce sont quatre jours de joie intense, deux dissertations d'histoire de sept heures, un commentaire de document historique de sept heures encore et une dissertation de géographie de sept encore. Normalement, on sort de là sur les rotules après plus d'un an de travail de dingue. 

Les sujets sont choisis par les responsables d'épreuves parmi des propositions faites par les membres du jury. Et cette année, chose inédite les responsables d'épreuve ont fait une grosse grosse boulette. Le texte choisi ne datait pas comme il l'était présenté du XVe siècle mais il était l'oeuvre d'un érudit, désormais célèbre, répondant au simplissime nom de Palémon Glorieux, et publié en 1965 dans la Revue d'histoire de l'Église. La chose était clairement indiquée dans la note de bas de page du document, mis en ligne grâce au fabuleux site Persee.fr page 249 (cliquez). L'affaire est sortie notamment là, sur le site d'un journaliste blogueur de Libération. Après quelques heures d'angoisse, le ministère a confirmé que l'épreuve était maintenue. De cette triste affaire, les historiens risquent fort de sortir un peu ridiculisés. On en a parlé à l'association des professeurs d'histoire-géographie, et même dans la fabrique de l'histoire, l'émission de France culture. Je vous passe les cohortes de journalistes de RTL et d'ailleurs (non je n'aime pas RTL si c'est la question) cherchant à recueillir le témoignage de candidats atterrés par la nouvelle. Il y avait de quoi, remarquez.

C'est comme si on donnait à nos étudiants des extraits du Journal intime de Louis XIV, écrit par François Bluche. Remarquez, une historienne américaine a été un cheveu de faire paraître un ouvrage s'appuyant allègrement sur cette farce.

L'ennui dans tout cela, c'est que l'on ne sait finalement pas comment une telle erreur a pu se produire. Pour ce que j'en ai vu, des professeurs présidents ou membres du jury, tous ont à assumer cette charge en sus de tout le reste: autres cours de licence, de master, de concours, charge administrative, paperasse exigée par l'AERES, gestion des laboratoires, nécessité de participer, organiser des colloques, publier. Au bout d'un moment, l'erreur devient inévitable. De combien de temps Catherine Vincent et Denyse Riche ont-elles disposé pour valider le texte proposé ? Si au moins cela pouvait amener le ministère à reconnaître qu'à trop charger la barque, elle casse... Le comble du mauvais goût serait que le ministère de manière affichée ou non, tape sur le jury à propos de la faute commise, sans qu'il ne se remette lui-même en cause. Même s'il était évident que mettre un couvercle - étouffer l'affaire pendant près d'un mois - était un choix explosif et pour tout dire condamnable... 

Cette affaire peut faire rire, certes. Elle est surtout triste. Un scandale fait toujours plus parler que de brillants travaux dont Monsieur tout le monde se moque éperdument. J'ai moi-même du mal à comprendre comment une telle erreur a été possible. Parce que les historiens travaillent sur des originaux. Effectivement, la seule entorse, c'est quand, pour les travaux dirigés, on choisit souvent des documents dans des recueils ou des revues. J'ai cependant du mal à croire que cette bourde reflète le travail globale des deux responsables de l'épreuve de médiévale. Oui, cette pauvre affaire a été une catastrophe, d'autant plus qu'elle a été très mal gérée. Oui, c'est d'autant plus amère que quelques membres du jury, heureusement rares, ont à l'oral notamment un comportement assez peu digne. Que les moqueries des correcteurs sont sévères dans les rapports du jury. Pris en défaut, on rit moins facilement. Peut-être cela en ramènera-t-il quelques-uns à l'humilité, un tout petit peu plus d'humilité et d'humanité contre un peu trop de certitudes.
Et en dépit de tout cela, je ne peux pas leur jeter la pierre. C'est triste, même pas drôle, non.

Jamais un billet n'aura autant mérité que celui-ci d'être classé dans la catégorie Sic transit gloria mundi...
Rendez-vous sur Hellocoton !

19/05/2011

Est-ce que ça existe des centres de désintox pour souris?

J'avais dit que j'arrêtais, que j'avais besoin d'une cure, entamer un sevrage en quelque sorte. Au bout d'années le nez dans cette drogue, il vaut mieux arrêter, à force, on pourrait se faire du mal, qui sait. 
Oui mais je n'avais qu'une référence à vérifier. Une toute petite, j'vous jure m'sieur l'juge. Hahem. 

Et voilà comment on replonge. Droguée des archives un jour, droguée toujours. 

Ce qui n'était pas prévu, c'est qu'en pleine rédaction de la thèse, je trouve enfin des registres que je jurais perdus à jamais (à mon grand désespoir). Et là, paf ! Plus de vingt registres à dépouiller. Bien sûr il va y avoir des scories. Pas grave. J'étais tellement dingue ce matin de ma trouvaille, que je me dandinais comme d'habitude sur ma chaise. Je n'ai même pas pu faire autrement que partager ma joie avec l'archiviste qui était à son bureau à quelques pas. 

J'ai achevé la retranscription des cotes à partir de l'index, je suis revenue à ma table où m'attendaient mes trois premiers registres. Et là... là... Mamma mia. Des registres complets. Nets. Certains même avec leurs brouillons préparatoires. 

Bon, maintenant il faut se calmer. Si je relève tout, je pars pour plus d'un mois de travail. Et là j'ai le patron et le mari qui vont se liguer pour dire que j'abuse. Tristesse. Et puis ce n'est pas comme si ce soir je ne récupérais pas une cinquantaine de copies ( je prépare mes mouchoirs et mon cahier à perles, je sens que ça va servir).

Il va donc falloir se contenter de quelques relevés, de quoi faire quelques tableaux, quelques pages de synthèse. 
Là j'ai du biscuit même pour des étudiants qui voudraient faire un joli Master, de quoi faire travailler de petits jeunes (dit l'ancêtre du haut de ses... ans). Sur un sujet rare: les premières années de vie d'un petit prince au XVIIe siècle. Tout son univers, sa Maison, ont été conservés. Patience et dans quelques années on aura enfin des études sur les enfants princiers à l'époque moderne. M'est avis que l'on aura de jolies surprises. J'ai même trouvé la matière pour une étude sur les conditions de vie sur le front, en pleine guerre de Trente Ans.

Bon, être droguée, ça me fait au moins un point commun avec Docteur House.


Sinon la blagounette du jour: un romancier dont j'ai parlé récemment fait une page ou une page et demie par jour maxi. Il faut que les mots sonnent bien à son oreille. Eh bien on ne doit pas avoir des oreilles compatibles.
Oh misère, voilà que Teulé sort tout fier qu'il est allé se documenter sur l'homosexualité supposée d'Henri III (pas supposée, inventée par ses opposants) dans les mémoires de contemporains. Au fond de la piscine, il creuse, il creuse... Au secours !
Rendez-vous sur Hellocoton !