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Une envie de livres ?

08/02/2009

Ambiance d'archives


Allez voir les histoires de médiévistes sur Médiévizmes... Surtout le premier billet "Faire la cour aux manuscrits" du 25 novembre 2005. C'est exactement l'ambiance de la salle de lecture des Manuscrits occidentaux de la BNF Richelieu. Très bien écrit, difficile de faire mieux.
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06/02/2009

Binaire.


"Le monde se divise en deux catégories, ceux qui tiennent un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses". (Le bon, la brute et le truand, Clint Eastwood)

"Hans
: J'ai la tête vide. Moi, la trahison, ça me démolit !
Eusebio : Question de formation. Moi ça m'inspire."
(Audiard)

Je ne sais pas si vous avez écouté le 7-9 de France Inter, mais écoutez, c'est un vrai résumé, moi, "ça m'inspire" ! C'est la fête des paroliers de génie aujourd'hui.

Là, je dois vous avouer un truc, mon compagnon est un vilain méchant petit patron. Quand j'ai entendu le syndicaliste invité, j'ai beau être habituée, les bras m'en sont tombés et j'ai ri (jaune). Je cite "les caisses des patrons sont pleines" et la suppression de la taxe professionnelle est un cadeau aux patrons. Au passage il y en a un avec son allocution d'hier qui ne m'a pas fait un cadeau, il me discréditerait presque, parler de la taxe professionnelle quand moi, j'en parlais dans mon billet, sans regarder la boîte à neu-neus, hein, ce n'est pas gentil, ça fait hasard pas si hasard que ça. Mais je l'avais annoncé mon billet. Ouf. Bref.


Les caisses des patrons sont pleines. Je crois que je vais lui annoncer ça, à mon patron domestique. Il en sera ravi. Vu qu'il vient de taper dans les dernières et maigres réserves de l'entreprise pour payer ses salariés et lui-même ce mois-ci, en se payant lui-même de mille euros en moins. Heureusement qu'il y a mon salaire (de fonctionnaire) pour payer les remboursements immobiliers parce que sinon, il ferait comme il y a trois ans: faire des courses hebdomadaires à trente euros pendant x mois... Déjà là, je crois qu'on va sérieusement serrer le budget. J'avais besoin de livres pour mes cours et ma thèse, ça attendra.

Bosser dix heures par jour, pour une rémération horaire qui est en dessous du SMIC, oui il connaît. L'angoisse des huissiers, à longueur d'année ("et si l'année se passe mal, si on ne passe pas l'année..." et le coeur se serre). J'ai appris avec lui à ne plus faire de projets. Un appartement suffisament grand pour avoir des enfants, ce n'était pas possible il y a deux ans (on venait d'emménager, le rêve s'est effondré), l'année dernière non plus, cette année ça ne sera pas possible. Emprunter ? Les emprunts se font sur mon salaire de prof (et encore là, je suis contractuelle, on n'a pas essayé récemment mais avec un peu de chance ça ne sera pas possible), parce que lui, il ne peut pas présenter la sacro-sainte fiche de "salaire" puisqu'il n'est pas salarié, on lui demande comme justification de ses revenus un extrait K-bis, si si je vous jure! (un K-bis est un peu comme les papiers d'identité d'une entreprise, aucune trace de revenus du gérant). Ou alors le bilan comptable (pour un emprunt de quelques milliers d'euros). Manifestement en face, la personne ignore à quoi ressemble un bilan comptable. Entre un et plusieurs mètres cubes de papiers.
Mais, mais, mais "les patrons c'est comme les cochons..."

Alors sa situation ne résume pas pour autant la situation de tous les patrons. Il faut cesser de comparer ce qui est incomparable.

Les gens qui ont une vision binaire des choses et qui ont accès à la parole publique, voici une des plaies de notre société... Ce que disait très justement le patron d'une entreprise du bâtiment qui était également invité.


N'empêche qu'avec l'incroyable actualisation de la page wikipedia à propos de la taxe professionnelle, et annonçant sa suppression, modification déjà faite hier soir à 21h 30 quand j'écrivais mon billet, je me suis demandé qui avait fait la modification aussi promptement. Peut-être un fidèle contributeur de Wikipedia. Mais rien n'empêche les petites mains de gouvernement de contribuer à Wikipedia. Quand encyclopédie participative et propagande se croisent...

J'avais annoncé la fête des journalistes, bon pour Péan ça sera demain, il est temps d'aller travailler. Mais faites le calcul : 800 000 euros divisés par 5000 (salariés), selon les responsables syndicats ça fait assez pour financer un mois de salaire pour chacun des 5000 salariés. Comment, le calcul n'est pas juste ? Noooon ?!

PS: malgré le ton de ce billet, je ne suis encartée nulle part ni ne défend aucun parti... Je calcule mon buget mensuel et je jette un oeil critique sur ce que j'entends dans le poste ou dans la rue.
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05/02/2009

Le lien existant entre le financement des universités, le PIB et une photocopieuse en panne


Vous le voyez, je tiens mal mes promesses, hier pas de billet, je suis rentrée trop tard - mais mais mais ! J'ai fini mes copies ! Champagne ! - pour cela.

Il est encore temps d'accomplir mon engagement cependant. Je dois avouer que j'ai un peu de mal, Hobbes et son Léviathan (voir ici pour les curieux qui ne boudent pas Wikipedia) m'a achevé ce soir...
Alors quel est le lien entre une panne de photocopieuse à l'université, les réformes de l'université et le PIB ? Tout tourne autour du financement. Si à la fin de cet article vous n'avez pas compris, vous avez le droit de sortir le piège (à souris).

D'abord, voir ici : sur le blog du sociologue Pierre Dubois dont je vous parlais dans l'avant-dernier article. Admirez au passage l'hébergeur du blog, Le Monde. Un peu comme ceux qui écrivent leur blog sur le site de Libé ou du Figaro, bref des blogs comme j'aime (humour). Passons.

Il y est question de la loi Libertés et Responsabilités des Universités, qui prévoit un accroissement de l'autonomie financière des universités. Ce sociologue précise que "les risques sont bien plus nombreux que les points forts. La structure de financement des universités ne change pas : l’Etat assure 85% des ressources, les autres étant assurées par les droits d’inscription, les contributions des collectivités territoriales et des entreprises. La LRU interdit - de manière tout à fait démagogique - de toucher aux droits d’inscription et laisse espérer l’arrivée de ressources nouvelles par la création de Fondations."

Et, de vous à moi, c'est là qu'on rigole. Parce que là il affirme un peu à la légère "les placements effectués peuvent avoir fait disparaître le capital initial, comme le montrent les aléas des Fondations de certaines universités américaines". Vouais. Les capitaux ne disparaissent jamais tout seuls. Ils disparaissent quand ils sont investis de façon risquée. Si on boursicote, il ne faut pas refuser le risque de perdre ses billes. Mais nul est obligé de boursicoter pour faire prospérer ses deniers.
Mais le plus beau arrive "Actuellement, les entreprises financent une partie de la recherche et des formations (taxe d’apprentissage) ; il n’y a pas besoin de Fondations pour qu’elles continuent". Sauf que la logique n'est pas du tout la même pour les entreprises. Pour les universités si. Mais pas pour les entreprises. Dans les pays qui pratiquent les fondations, celles-ci sont exonérées de certains impôts. Si Bill Gates a sa fondation, et se montre si généreux ce n'est certainement pas par générosité... Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'évoquer. Cela permet d'éviter l'imposition d'une partie de ses bénéfices.
La taxe d'apprentissage fait partie des nombreuses taxes qui frappent les entreprises (c'est normal, n'est-ce pas, n'entend-on pas en cette période de manifs de tout poil, "Les patrons c'est comme les cochons" reprenons tous en choeur...), comme la taxe professionnelle, qui pèse sur la valeur "locative des immeubles et la valeur des immobilisations corporelles", donc des locaux d'une société et sur ses stocks. À l'heure actuelle, si vous achetez une pièce en France, par exemple en commandant par internet, vous êtes livrés quinze jours après environ. Le temps que le fournisseur fasse fabriquer la pièce, ou la fasse venir d'un autre pays. Sauf si vous achetez la pièce dans un autre pays, directement, vous l'avez le lendemain ou le surlendemain par transporteur. Autant de moins pour le PIB.

Depuis trois semaines, une de deux seules photocopieuses de mon université est en panne. Le responsable du service de reproduction m'a dit "oh, je vois, c'est le connecteur qu'il faut changer". Je parierais un carambar que le prestataire de service n'a pas la pièce en stock. Le premier qui peut me dire pourquoi gagne mon carambar (pas déballé).

Demain (ou après-demain) ce sera la fête de certains journalistes... En attendant n'achetez surtout pas le dernier bouquin de Péan sur Kouchner, vous saurez pourquoi...
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03/02/2009

Confusion

Anarchie, bordel, brouillamini, cafouillage, débandade, désordre, embrouillamini, fouillis, gâchis, indétermination. Voici quelques synonymes pour définir la situation des universités aujourd'hui mardi.



D'abord parce qu'il paraît qu'il y a grève. Enfin c'est ce qui est marqué dans les journaux (pour autant que l'on ait le temps de les lire). Peut-être était-ce dit ce matin à la radio, mais à 6h00, avant d'aller attraper mon train, j'ai du mal à me concentrer sur la voix dans le poste. En tout cas, une partie des collègues faisait grève aujourd'hui. Ah bon. Pas eu le temps d'aller aux nombreuses réunions d'informations (dont j'ai appris l'existence après coup pour la plupart).



Donc chacun est dans son coin et fait sa grévounette. Pas de mail pour avertir les collègues. Bon. Et prendre le train ces derniers jours, quatre heures de transport pour une heure ou deux de réunion pour discuter de la grève... Rien sur le site de l'université. Bon.



Alors en vrac voici la liste des sujets de plainte :

- les salaires trop faibles des enseignants chercheurs (quel est le rapport avec la choucroute de la réforme? Chais pas). Vu qu'être enseignant-chercheur est déjà une chance incroyable pour moi, je sais que c'est la contrepartie, et ça ne me dérange pas.

- la mastérisation des concours. En fait là-dedans il y a deux pans : les deux années après la licence passées jusqu'ici à préparer le concours ( un an) et à faire son stage de validation en combinant stages à l'IUFM et premiers cours en collège ou lycée (un quart temps dans mon souvenir), doivent devenir une année de préparation au concours (là ça ne change pas) puis une année de cours en collège ou lycée (à plein temps? Je ne saurais vous le jurer, un mal de chien à trouver les bonnes informations, une fois écartées les rumeurs et on-dit). Même réorganisation pour les professeurs du primaire.

Et puis un deuxième pan, variable selon les disciplines mais voici ce qui se passerait en istouarrgéo: une réforme des concours (CAPES et Agrég). Il s'agirait de garder le système actuel pour les candidats à l'agrégation (quatre questions d'histoire sur des problèmes récemments revus par l'historiographie et trois questions de géographie) et pour les candidats au CAPES un programme fondé sur celui des élèves du collège et du lycée (en gros l'Antiquité, et l'histoire de l'Europe du Moyen-Âge à nos jours avec les défauts pointés dans un précédent billet entre autres).

J'aurai l'occasion de revenir sur ces points. Là je liste les revendications et ce n'est déjà pas simple.


Dans le cas de la formation des enseignants du primaire, étant donné qu'elle doit désormais être assurée par les universités (avant c'était le rôle de l'IUFM) les universités ont été priées de préparer des plaquettes répartissant les enseignements préparant les candidats au concours, en gros entre histoire, maths, sport, etc et en vitesse s'il vous plaît (on a un gouvernement qui n'aime pas la lenteur, je ne vous apprends rien).

- la crainte que la mastérisation détourne les étudiants de la recherche. S'il faut s'engager vers un Master pro (deux ans après la licence donc) "enseignement", c'est dit-on autant d'étudiants qui ne feront pas de Master pro Recherche. J'y reviendrai, parce que ça, je peux attester que ça ne tient pas la route.

- la réorganisation du CNRS, le refus de suventions à de multiples petits projets de recherche.

- la loi dite LRU loi sur la liberté et la responsabilité (qui implique l'autonomie financière) des universités dite loi Précresse.

Et surtout surtout deux points :

- la modulation de service des enseignants-chercheurs: en gros nous sommes obligés à 192h d'enseignement en équivalent TD par semestre, ce qui "vaut" 128h de cours magistraux. La réforme prévoit que, si un enseignant (disons... Alphonse) désire une année consacrer plus de temps à la recherche, et donc enseigner moins, un collègue (disons Bernard) prendra les cours et td qu'Alphonse n'assurera pas. Ou alors, parce qu'un enseignant (Bernadette) n'en fiche pas une en matière de recherche, on lui donne des tâches d'enseignement plus qu'aux autres, ce qui permet à ses collègues de se décharger d'autant d'heures qu'ils pourront passer sur la recherche.

Il faut avouer que dans le supérieur, côté prof j'entends, on n'a pas la culture de la grève. C'est rarissime que les profs se fâchent.

- le fait que l'évolution de la carrière des enseignants-chercheurs (leur nomination, leur évaluation pour progresser dans la carrière) dépende de la présidence de chaque université et plus du CNU (Conseil national des Universités). Là c'est la crainte du clientélisme qui convinct beaucoup de professeurs paisibles d'ordinaire à sortir sur la place publique.

Puis, s'y rajoutent des craintes : que les petites universités soient transformées en collèges universitaires, où la part de la recherche est incertaine.

Bon pour le texte de loi il est là (blog d'un juriste), je l'ai enfin trouvé...
Et ça, c'est pour rire, les réactions du "peuple" comme dit l'auteur du blog, à propos de cette réforme (décontraction des zygomatiques garantie)


Là j'ai... encore des copies, et la fainéante que je suis doit encore préparer un TD, donc je m'arrête là pour l'instant.

Cette grève aura peut-être au moins un point positif: faire parler ensemble des enseignants de disciplines qui d'ordinaire ne se parlent pas. Ou alors sèchement. Comme le jour où je me suis fait virer d'un amphi (situé dans un bâtiment de juristes) où je faisais cours, par un juriste. Quelle idée de faire cours "chez" les juristes aussi. Problème d'emploi du temps, de salles, monsieur était habitué à SA salle à CETTE heure-là. Riez, mais sur le moment, j'ai été obligée de ranger mon cours et de plier bagages avec mes quatre-vingts étudiants derrière moi... Mon honneur en a pris un coup. Mais depuis le manque de courtoisie de ce prof m'a fait rire. Non non non je ne donnerai pas de nom. D'abord je ne le connais pas.

Demain je vous raconterai le lien qu'il y a peut-être entre la panne d'une photocopieuse, la grève du supérieur et le PIB.
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02/02/2009

Le point commun entre mes trouvailles du week-end sur la toile et la grève des universitaires

(tous droits réservés - http://deligne.over-blog.com/)

Vous les trouverez dans la liste des blogs sur la droite de la page : une vraie perle Médiévizmes et un autre blog dont l'esprit un peu aigre ou en tout cas critique me plaît assez : Big Blogger.

Je me tâte sur la création d'un enfer de la toile, pour les blogs que je n'aime pas (blogs d'histoire ou d'historiens, entendons-nous) du genre qui commencent par afficher leur opinion politique ou autre. Ce qui, selon moi, appartient à la sphère privée et non à l'historien. Parce que l'on peut être historien et citoyen sans afficher l'appartenance à un courant politique ou à une religion. Mais ce n'est que mon avis.

Oh et puis non. Les mentionner ici ne serait que leur rendre plus de publicité qu'ils ne méritent. Le comble de l'enfer c'est l'absence, le vide.

Il faut dire qu'en ce moment, beaucoup d'historiens à mon goût mélange réflexion citoyenne et opinions privées. Or, dans le contexte de grève et de fronde des universitaires contre le ministère au sujet des réformes des universités (voire là ce qui se joue sur un site créé par le ministère, à lire avec la prudence requise face à une site officiel) j'écoute, mais j'avoue demeurer un peu sur la réserve. J'ai vaguement l'impression que des trucs m'échappent. "Pourquoi réagir autant maintenant ?" est une des questions que je me pose. Le problème dure au moins depuis la réforme du LMD (LicenceMasterDoctorat) qui remonte à quelques années. D'ailleurs les grandes écoles sont en train d'en crever du LMD et si la réforme des universités à eu l'honneur du 7-10 ce matin sur France Inter, beaucoup trop bref d'ailleurs pour traiter vraiment le problème, rien vu ni entendu sur la mort à court terme des grandes écoles, des prépas qui ne peuvent pas trouver leur place dans le système LMD... Sauf sur le site d'un "observatoire" qui se présente comme une société indépendante d’édition et de presse électronique Boivigny.com et en particulier intéressée par les dossiers relatifs à l'enseignement supérieur. J'ai besoin de temps pour réagir - parce que d'abord j'ai encore des copies sur les bras - et, blague à part, parce que j'essaie de me faire une idée par moi-même, d'autant que mon entourage mélange fonctionnaires et membres du privé, en particulier patrons de PME, autant dire que j'essaie de voir les problèmes par les deux bouts de la lorgnette. Ce qui demande au moins deux fois plus de temps.

Voici ici le blog d'un sociologue, chercheur au CNRS de 1969 à 1980, professeur dans plusieurs universités, Pierre Dubois, pour se faire une idée des critiques qui circulent dans le milieu des universitaires sur la réforme. Il y a des affirmations qui me semblent hasardeuses mais pour l'instant, j'écoute, je lis, et je préfère attendre avant d'exposer ce qui ne serait de toute façon qu'une opinion.
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31/01/2009

Ma Bible à moi. Un point à la ligne.


Comme j'ai fait les choses en désordre sur ce blog, je ne vous ai pas encore parlé de ma Bible. Mon truc à moi, pas en plumes mais mieux encore, le livre qui me ferait refuser de partir sur île déserte si je devais m'en passer. Bon, pour aller sur l'île déserte, il me faudrait quelques palettes d'autres bouquins, mais disons qu'il me faudrait au moins celui-là.


"Histoire générale des civilisations, Le Monde et son Histoire est une vaste fresque où sont retracées les traits marquants et les faits essentiels de l’histoire du monde. Un ouvrage de référence où les lecteurs avertis comme les amateurs pourront trouver aussi bien la réponse à une interrogation ponctuelle que l’exposé synthétique d’une question ou d’une période. Chacun des quatre tomes comprend des cartes, une chronologie, une bibliographie et un index qui les rendent facilement utilisables."

Les auteurs :
Louis Bergeron est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Maurice Meuleau est agrégé d’histoire. Luce Pietri est agrégée d’histoire et maître-assistante d’histoire ancienne à l’université de Paris-IV. Marcel Roncayolo est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Marc Venard est agrégé d’histoire et professeur d’histoire moderne à l’université de Haute-Normandie. (Bon euh pour dire vrai, je crois que la notice biographique des auteurs date légèrement... humm... au moins de la première parution.)

Louis Bergeron, Maurice Meuleau, Luce Pietri, Marcel Roncayolo, Marc Venard, Le monde et son histoire, Paris, R. Laffont (pour l'éd. de poche), (1971) 1991.
Tome I : Le Monde antique et les débuts du Moyen-Âge (vers 3000 av. J.-C – XIIe siècle apr. J.-C. )

Tome II : La Fin du Moyen-Âge et les débuts du monde moderne ( du XIIIe siècle – XVIIe siècle )
Tome III : Les Révolutions européenes et le partage du monde ( XVIIIe siècle – XIXe siècle )
Tome IV : Le Monde contemporain de la seconde guerre mondiale à nos jours


Une présentation de l'histoire universelle - si vous voulez savoir tout tout tout sur les Cananéens (et même avant) aux années 1980-1990 (car malheureusement, cet ouvrage n'a pas été réédité, mais on le trouve facilement d'occasion sur internet ou ailleurs, et dans toutes les bonnes bibliothèques).



Et en plus ils se lisent comme un roman. Si, si, je vous assure, ça ne se lit pas, ça se dévore (et prière de lécher vos doigts après). Et l'index est des plus précieux. Si vous êtes perfectionnistes, prenez les anciennes éditions, en onze volumes, en illustrations noir et blanc. Encore mieux.

Même s'il faut admettre qu'il manque des choses, parce que c'est juste un basique à savoir chez soi, parce que depuis 1990, les historiens ont découverts toutes sortes de choses, si vous savez déjà tout ce qui dans ces quatre petites merveilles... moi je vous absous de tout crime.






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29/01/2009

Crise de nerfs !


Je crois que je suis en train de péter les plombs, mais à un point... Malgré le double vitrage, impossible de travailler avec le... vacarme infernal dû aux grévistes qui défilent sous les fenêtres. J'ai voulu ouvrir la fenêtre le temps de jeter un oeil, et là, c'est à devenir fou.
Nom de Zeus, ça me rend malade ! Et dire que les nuisances sonores sont frappées d'ordinaire de sanctions... Oui mais voilà, l'ordinaire des riverains habituels des manifestations, personne n'en a rien à faire. Déjà que je dois boucler mes copies (où j'atteins le score de quarante-cinq fautes par pages, sans commentaire), je sens que je vais craquer, si, si, je sens que je vais craquer...

Petit extrait en exclu "et surtout parce que ces peuples on ceu (comme l'indiqué leurs religion) que l'arrivée de ces hommes blanc barbu était une professie: ils les on pris pour des Dieux"...

Niveau : bac + 1, copie écrite dans l'espoir d'obtenir le niveau bac + 2...
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25/01/2009

Guerres, images et informations


Prise par mes cours ces derniers jours, je n'ai guère eu le temps d'évoquer l'actualité. J'ai déjà eu l'occasion d'avouer que j'étais Franceinter-addict, la preuve sonore, avec cette émission de ce matin, le 7-9 du week-end, dimanche 25 janvier 2009 dont je vous recommande l'écoute, extrêmement intéressante. Il s'agissait d'une réflexion sur l'usage de l'image par les pays en guerre, l'image a-t-elle et a-t-elle eu avec par exemple le cas de la guerre du Vietnam, un impact sur la formation d'une opinion opposée à la guerre. Surtout, à lire l'ouvrage d'Isabelle Veyrat-Masson, Les guerres de mémoire, Paris, La Découverte, 2008.
À lire aussi Sur la photographie, Susan Sontang, 2008. Il en était question il y a quelques jours sur le site d'arrêt sur image, plus exactement là, dans l'article d'Alain Korkos L'homme de Gaza, revenu d'entre les morts"
"Nous consommons des centaines d'images qui sont autant de comptes rendus de douleurs et d'atrocités. Nous nous exclamons : « Mon Dieu mon Dieu comme c'est horrible ! », puis nous reprenons une tranche de foie gras. Parce que « le sentiment d'être à l'abri des calamités stimule l'intérêt pour les images douloureuses, dont le spectacle suscite et renforce le sentiment qu'on est à l'abri." (...) Sommes-nous coupables de voyeurisme ? Nous délectons-nous du malheur des autres ? Sûrement pas. Nous sommes simplement confrontés aux limites de l'image, et plus précisément à celles de la photographie de reportage qui n'est jamais qu'une vaine tentative de représentation du réel."
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23/01/2009

Balzac ou ma petite madeleine


Pour me changer de mes copies aux trente fautes par pages (pour des étudiants qui ne sont plus en première année de fac, c'est bien non ? - soupir -... z'avez pas un peu de prozac, là ?), causons un peu littérature. Voici pour commencer, Balzac, mon auteur culte. Et de préférence, mon Balzac préféré : Wann-Chlore ou Jane la Pâle... Ah Balzac! À part Émilie Brontë, il n'y a pas d'auteur du XIXe siècle, qui me fasse autant frissonner. Balzac c'est ma madeleine, mon délice, qui me rappelle le lycée. Il était mon meilleur complice d'évasion. Et puis lire Balzac, ça vous garantissait une paix royale, de la part des camarades ! "Elle est folle!" et on s'empressait de me laisser bouquiner pendant les récréations. Profiter des banquettes moelleuses de la bibliothèque (je refuse le terme mochissime de "CDI" ou "Centre de documentation et d'informations", appellations foutaises !), un bon p'tit Balzac entre les mains...

Depuis j'ai moins le temps. Mais revenons à Wann-Chlore. Ce roman de Balzac est peu connu. Mais comme beaucoup d'autres, qu'est-ce qu'il m'a fait pleurer !
Sur fond de Première Restauration, Wann-Chlore raconte les amours contrariées d'Horace Landon, ancien officier de Napoléon, pour une Anglaise nommée Jane, à laquelle sa pâleur maladive a valu le surnom de Chlora. Une vraie héroïne romantique, à la fois irréelle, voluptueuse et jalouse. Ils se marient, et c'est là que se produit la catastrophe.

Un peu dans la même veine du roman d'amour qui fait pleurer des rivières, Les Chouans... La terrible Madame du Gua...


En septembre 1799, aux confins de la Normandie et de la Bretagne , une troupe républicaine dirigée par le commandant Hulot se fait attaquer par des paysans bretons, les Chouans, qui se battent pour le retour du roi.

Fouché, le ministre de la police, souhaite stopper cette nouvelle insurrection de la Bretagne. Il envoie la belle espionne Marie de Verneuil pour séduire leur chef charismatique, le marquis de Montauran, que l'on appelle le Gars. Elle doit, avec l'aide de Corentin, le bras droit de Fouché, un policier ambitieux et peu scrupuleux, le faire tomber dans un piège

A leur première rencontre, le Gars et Marie s'éprennent l'un de l'autre. Attirée par celui qu'elle doit neutraliser, la belle espionne oublie le but de sa mission, qu'elle n'a d'ailleurs acceptée que pour échapper à la misère.

Mais l'un des insurgés apprend au marquis de Montauran que Marie est une courtisane et une espionne. Furieux, celui-ci l'insulte et la chasse. Les soldats républicains sont alors massacrés par les troupes de Montauran , et Marie échappe de peu à la mort.

Marie de Verneuil désire se venger, mais comprend que le Gars a été abusé. Pour lui prouver son amour, elle parvient à le revoir lors d'un bal.


Les Chouans et Wann-Chlore, à découvrir, lire et relire...
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17/01/2009

Finalement, c'est moi qui ai ri

L'escarpolette, 1767, Huile sur toile, 81 x 64 cm
Wallace Collection, London


En lisant la référence indiquée par Schnapper... Parce que l'auteur est loin de faire le tour de la source en question, et que Schnapper est beaucoup plus intéressant et riche en informations. Bon j'ai attrapé quelques informations à propos des résidences princières, et quelques beaux actes notariés retranscrits (plus qu'à les retaper et les vérifier, oui, je sais, je suis méfiante), c'est toujours ça de gagné.

Mais en lisant les ouvrages un peu anciens, on a quelquefois des... euh... comment dire ? Des "surprises". Comme d'apprendre que Christine de Suède s'était rendue en France un peu avant la Fronde. Ah ouais. Moi, j'ai plutôt vu passer jusqu'ici la date de 1656, mais enfin pourquoi pas, après tout. On râle chez les historiens après Wikipédia, mais moi j'ai trouvé le wikipédia de 1900...

Même que ses façons de garçon manqué, à la reine Christine (sic!), ont choqué - s'asseoir à un balcon en mettant les pieds sur la balustrade, quand il y a du peuple en bas, vous expose dans tous les sens du terme, surtout quand on est une princesse du XVIIe siècle...


Bref je suis rassurée... Mais pendant ce temps, mon tas de copies n'avance pas.
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