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Une envie de livres ?

03/05/2011

Colloques en moi-même

20h30. Revenir de la bibliothèque. Avec un vieux mal de crâne et une totale incapacité à aligner deux idées de plus. Une, deux, trois... seulement huit heures de travail bouclées aujourd'hui. Note pour demain : partir plus tôt, enfin, essayer. En tout cas les Valois m'ont tué. À moins que ce ne soient les Bourbons. Sais pas. Trop tard pour se poser la question.

Post-it pour dimanche: entre deux dossiers, corriger les erreurs informatiques. Revoir les derniers tableaux.

Pas été toujours au top aujourd'hui, quelques moments de distraction. Je bénis malgré tout les boules Quiès, surtout vers midi quand le brouhaha du café d'à côté devient insupportable.

Quelque chose de magique depuis une semaine. Je ne sais pas si c'est l'effet de quinze jours continus de travail de rédaction, mais ça commence à ressembler à quelque chose. J'en suis toujours à la relecture des 140 premières pages, mais là, ça avance. Je ne sais comment je suis brutalement passée de 60 à 140, mais j'y suis passée. Plus de bidouillage (changer un mot, intervertir deux paragraphes, regarder le résultat, ajouter une virgule, couper une phrase trop longue en deux, guetter la répétition des mêmes mots, ajouter une majuscule) mais une vraie logique dans la construction des sous-parties. Des paragraphes nouveaux, qui manquaient. Mais jusqu'ici je n'en avais rien vu. Et là ça coule tout seul.

Le bonheur de pouvoir parcourir tous les ouvrages amassés lors des mois de construction de la bibliographie. L'angoisse de se dire que je ne vais même pas pouvoir tous les feuilleter, par manque de temps.

L'agacement de trouver toujours les mêmes bêtises dans des ouvrages-phare. À quoi sert d'écrire une communication dans un grrrrand colloque international si c'est pour sortir autant d'assertions même pas vérifiées? Humm...?

Post-it : (cours) répondre au collègue pour les sujets d'examens. Penser à envoyer un mail à N* pour l'étudiant Y. Ne pas oublier d'envoyer les sujets à Z.

Et mes erreurs à moi, où seront-elles fourrées? Mes certitudes trop rapidement proférées? Aucune raison que je ne me trompe pas aussi. Travailler en pensant à son patron. Est-ce que ce passage-là va lui plaire? Vraiment? Vais-je être à la hauteur? Est-ce que ma thèse ressemblera à celle-ci ou bien à celle-là? Noooon pas à celle-là, non !!! Essayer de la rendre intelligente.

Penser aux stars qui liront ma prose, celles qui doivent être présentes au jury. Et avoir une grosse minute d'angoisse, de terreur. Je ne vais jamais y arriver.

Se raccrocher aux branches en se répétant les mêmes formules que depuis dix ans: "pas maintenant que je vais abandonner, pas maintenant, pas si près du but. Courage. En avant !". Le mieux est l'ennemi du bien. Le mieux est l'ennemi du bien. Le mieux est...
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1 commentaire:

Euterpe a dit…

Moi aussi je passe des journées entières avec les Valois. Mais ils ne m'ont pas encore tuée, ça va. Bon courage pour votre thèse ! :)