Une envie de livres ?
27/10/2010
En vrac !

28/06/2010
Tramstoria

Un site découvert aujourd'hui, à partager, à utiliser. Encore peu fourni, mais prometteur, voici une brève présentation (empruntée sur leur page d'accueil):
Tramstoria, le tramway de l'histoire, est une association qui, comme son nom le laisse entendre, est dédiée à l'histoire.
Elle a été créée à Avignon à la fin de l'année 2008, par un groupe d'historiens et de passionnés d'histoire.
Son objectif est d’aller à la rencontre de la culture historique et patrimoniale, de la promouvoir et de la diffuser par le biais de la recherche scientifique, de la vulgarisation historique et de la quête des empreintes du passé dans les mémoires.
A cette fin, l'association a développé des activités destinées à un vaste panel de personnes, tant en termes d'âges que de niveaux de compétences, autour des axes suivants:
- organisation de manifestations visant la sensibilisation à la culture historique et patrimoniale;
- mise en oeuvre d'ateliers autour des matériaux de l'histoire;
- accompagnement personnalisé pour tout travail de recherche et de rédaction à caractère historique;
- diffusion de travaux de recherche et d'ouvrages historiques.
A terme, l'association ambitionne de devenir un centre de ressources pour les historiens et tous les amateurs d'histoire.
Site à retrouver ici : http://www.tramstoria.com/

17/06/2010
À table ! Au Moyen-Âge...

Aventure garantie, car cette nouvelle façon de manger a été marquée durablement par les épices et les mets arabes, comme le fameux blanc-manger, préparation à base de blanc de volaille (produit extrêmement valorisé), d'amandes pillées, de mie de pain et d'épices.
Dans le cadre de cette exposition est proposée une animation destinée aux familles : "Le banquet par Maître Cocquempot"
Et puisque vous êtes près des Jardins de Villandry, profitez-en pour découvrir cette re-constitution de jardins Renaissance, qui vallent réellement le détour.
"Situé à mi-chemin entre Tours et Azay-le-Rideau, le château de Villandry est surtout connu pour ses jardins Renaissance somptueux, restitués au début du XXe siècle par un passionné : le docteur Joachim Carvallo.Le château de Villandry, achevé vers 1536, est le dernier des grands Châteaux de la Loire de l'époque de la Renaissance dans le Val de Loire. Il fut construit par le ministre des finances de François 1er, Jean le Breton. Ses propriétaires successifs l'ont largement remanié et les jardins à la française ont même été sacrifiés au XIXe siècle pour créer un parc à l’anglaise autour du château.
En 1906, le Docteur Joachim Carvallo eut un coup de coeur pour le site à l'abandon. En le rachetant il sauva le château qui était sur le point d'être démoli et créa des jardins exceptionnels dans le plus pur esprit de la Renaissance. Ce jardin à la française est composé en quatre parties distinctes.
La première est un jardin potager réalisé sur le modèle des jardins des monastères.
La seconde partie appelée le premier salon du jardin d'ornement mais aussi « les jardins d'amour » est située au dessus du potager. Il constitue la prolongation des salons du château et s'admire du belvédère. Il se divise en quatre carrés parfaits de broderies de buis. Le premier dénommé « l’Amour tendre » est symbolisé par des coeurs séparés par les flammes de l’amour dans les coins. Au centre des masques rappellent qu'ici les mots doux s'échangeaient à couvert. Le second carré est dédié à « l’Amour passionné ». On y retrouve des coeurs brisés par la passion. Les massifs de buis sont enchevêtrés et forment un labyrinthe. Le troisième carré symbolise « l’Amour volage ». Il s'orne de quatre éventails dans les angles au creux desquels s'établissent les cornes de l’amour trompé. Le centre est occupé par des lettres d’amour. Le quatrième et dernier carré symbolise « l’Amour tragique ». Les parterres prennent la forme de lames de poignards et de glaives.La troisième partie du jardin appelé deuxième salon du jardin d'ornement se situe de l'autre coté du canal. Ce salon de buis taillé évoque la musique de façon stylisée.
La quatrième et dernière partie est composée d'un jardin d'eau. Elle s'articule autour d'une grande pièce d'eau en forme de miroir Louis XV entourée d’un cloître de verdure. La perspective qui habite ce jardin se poursuit dans les forêts alentours. Chaque saison, les fleurs du jardin attirent une foule nombreuse dans ses allées."
Pour bronzer, les jardins de Villandry sont très bien. En d'autres termes, évitez d'y aller par temps trop chaud sans chapeau, le soleil y est écrasant.
http://www.chateau-de-langeais.com/htmfr/actualite.php
Public familial.
Juin : dimanche, lundi, mardi.
Vacances d'été : tous les jours sauf le samedi.
Jardins de Villandry
http://testvillandry.ecritel.net/
du 28 mars au 30 juin 2010 : 9h00-19h00
du 1er juillet au 31 août 2010 : 9h00-19h30
du 1er au 30 septembre 2010 : 9h00-19h00
Pour Villandry, une visite virtuelle est disponible ici http://testvillandry.ecritel.net/visite-virtuelle/

12/06/2010
Devenir canard

On le dit. Visiblement trop.
C'est alors j'ai compris l'intérêt d'être canard. Vous me direz, quel est le lien entre les deux? Le lien, c'est "laisser couler" (sans réagir) comme la pluie coule sur les plumes du canard. Oui mais laisser couler quoi? Des phrases comme celles-ci:
"Alors, ta thèse, tu en es où? Difficile de s'y mettre, hein?"
Alors que l'on y bosse du matin au soir. Soupir.
Ou encore
"Quoi ? Tu n'as pas le temps d'adopter un clavecin ? Moi pendant ma licence, je m'occupais de mon bébé, je faisais partie d'un groupe de rock, ça m'a jamais empêché de vivre! Arrête de te chercher des excuses!"
Variante "Moi, mon frère il a fait sa thèse de physique en trois ans, et il avait même le temps de faire de la varappe".
Et enfin "Ma fille, elle a fait sa thèse en trois ans! Même que son directeur n'était pas d'accord, mais elle est courageuse, alors elle l'a terminé quand même en trois ans"
"Et ? Elle a été habilité***?"
(silence gêné) "Non. Mais c'est parce que son directeur était un imbécile".
Ben voyons.
Cela peut venir d'un père ou beau-père, d'une mère ou d'une belle mère, d'un frère, une soeur, un ami. Cela peut arriver dans tous les métiers. Je me demande si ce n'est pas plus perfide encore quand on fait de la recherche. Une cousine s'est bien vu déclarer par une employée d'une crèche: "Mais Madame, vous n'avez pas besoin d'une place en crèche, vous êtes chercheuse, et tout le monde sait bien que les chercheurs, ça ne fout rien!". Je vous laisse imaginer la tête de la cousine.
Toujours des gens bien intentionnés (n'est-ce pas), qui sont persuadés qu'au fond, si vous vouliez, vous l'auriez déjà terminée cette thèse. Si vous ne la terminez pas, ou si vous mettez un peu de temps, c'est que vous le voulez bien.
Ou encore si vous avouez, honte suprême, ne pas avoir beaucoup de temps libre, préparez votre métamorphose en canard. Foi de thésarde, c'est la seule solution pour ne pas se laisser abattre. Laissez glisser.
Et in petto, ajoutez si vous voulez, "Rigolera bien qui rigolera le dernier".
Inutile de leur expliquer à ces braves gens plein de bonnes intention que comparer des choux et des carottes, c'est con. En d'autres termes, comparer deux thèses dans deux domaines différents, quand on n'y connaît rien, c'est complètement crétin.
Que c'est tout aussi crétin de comparer un thésard qui à mi-temps enseigne et à mi-temps fait sa thèse (en cinq ou six ans) avec un thésard qui est à plein temps dans son labo.
Ce n'est pas qu'ils sont cons, ni crétins. Ils font comme tout le monde. Causer de ce qu'ils ne connaissent pas, pétris de bonnes intentions, sans envisager de pouvoir faire erreur.
Devenez canards, ou apprêtez-vous à le devenir, jeunes Padawans, assez inconscients pour vous jeter dans une thèse de Sciences humaines !
Mais je dis canard comme on pourrait dire stoïcien. En plus, ça fait chic, stoïcien, ça vous rapprochera de Louis XIV. Ni plus ni moins. Ce n'est pas moi, c'est Stanis Pérez qui l'a dit (là, on s'incline. J'adore ce type. Enfin ses articles).
Qu'est-ce que le stoïcisme? Voici la définition donnée par Guy Thuillier (encore un historien):
C'est une sorte de vision que l'on possède à un certain âge, qui est liée à une certaine expérience de la vie, à une certaine usure parfois: elle donne une certaine maîtrise de soi, elle permet de faire face à la souffrance, à l'échec, aux épreuves, à la peur, d'éviter la tyrannie de l'action, de prendre ses distances, elle donne des règles de vie pour le quotidien - ce qui n'est pas négligeable: l'habileté à prendre ses distances, à être indifférent, à résister à un malheur peut être d'un grand secours, le stoïcisme coutumier fournit une armature morale, et dans un métier éprouvant, ingrat, exigeant, il apporte des fondements solides à la vie intérieure en fixant les règles du jeux, en montrant les objectifs possibles - être libre, indifférent (aux passions), indépendant - qui permettent de trouver son chemin et donnent une certaine assurance.
C'est sans doute là l'effet pervers de la réforme des thèses. Trois ans, oui, durée "normale". Mais durée qui n'a de sens que si l'on fait à plein temps sa thèse. Personne n'a envie de se lancer dans une thèse - après s'être assuré un emploi pour manger, soit vers 26 ou 30 ans - et à cet âge, de vivre avec moins que le SMIC, quand on a déjà et enfin commencé à gagner sa vie. Il faut accepter de retourner vivre chez Papa-Maman, parce que l'allocation de recherche ne permet pas de vivre autrement. Mes parents étant loin de Paris, contrairement à mes archives, ça me faisait une belle jambe, de retourner vivre chez eux. À moins de travailler, en acceptant une charge d'enseignement. Donc de faire une thèse à mi-temps, en... six ans donc. Et de s'entendre dire "Mais depuis que je te connais, tu fais cette thèse, et si tu te dépêchais de la terminer?!".
Voilà, c'est dit. Toutes mes plumes de canard n'ont pas poussé, la bêtise humaine s'accroche encore à moi, mais la métamorphose est en cours.
*** entendez par là, habilitée à se présenter à un concours pour devenir enseignant dans le supérieur ou plus précisément maître de conférence.

10/06/2010
Quelque chose de kafkaïen...
Mais maintenant, il n'y a plus qu'une seule plaque. Et à part ça, les magasiniers sont très sympathiques. Bon sauf celle-là, celle à la carte rouge, qui ne sait pas seulement répondre quand on lui dit bonjour. Elle ne doit pas savoir que le mot existe. C'est la même qui fait tourner chèvre de nombreux lecteurs, en rendant les fiches auxquelles il manque une date (jamais de la vie, elle ne l'ajoutera, non mais! Elle n'est pas payée pour ça, non plus!), ou quand l'heure de fin de commande est dépassée d'une demie-seconde.
Les présidents de salle sont plus compliqués à amadouer. Il faut montrer que l'on a un sujet fascinant, enfin, qui les intéresse personnellement. En mettant du temps, en campant sur place (ou juste devant la porte des manuscrits), à force de persévérance, on finit par y arriver. Si, si.
Et je vous passe ceux qui ignorent superbement quelle est la profession des lecteurs. "Quoi, MCF, c'est quoi MCF ? Ce n'est pas un métier, ça!" Là, généralement, un collègue du président de salle intervient pour expliquer que "MCF" veut dire "Maître de conférence" soit une des trois ou quatre professions les plus fréquentes chez les lecteurs de Richelieu. No comment.
En vrai, Artémise a raison dans les grandes lignes. Mais il y a pire (il y a toujours pire). Par exemple à la grande BnF (celle de Tolbiac), il y a des ouvrages "en mauvais état" (ah ce qualificatif...) qui ne sont communiqués que sur autorisation spéciale, et tenez-vous bien, pour une seule journée. Même s'il fait plusieurs tomes, votre vieux machin précieux. Et si jamais vous avez l'outre-cuidance de vouloir le consulter le lendemain... "Ah mais ce n'est pas possible, Madame! Il faut redemander une autorisation!" Là, on reste souvent abasourdi. L'autorisation que l'on a mis des jours à obtenir n'est plus valable. Il faut relancer la machine pour juste une seconde journée de consultation. Prolonger la consultation, mettre ce précieux document dans un coffre-fort en attendant le lendemain, non, non et non, pas possible.
Et là, en toute logique, vous bénissez deux choses:
- l'inventeur de l'appareil photo numérique
- celui ou celle qui vous prête, confie le sien. Ou vous-même, si vous vous en êtes offert un, dans cette éventualité précisément.
Cependant, vous pouvez vous heurter au président de salle, qui pousse de longs soupirs avant de vous laisser prendre ce cher ouvrage en photographie. Et si ça l'abîmait, hein ?
Comment, techniquement, vous ne voyez pas comment la chose est possible ? Ah mais peut-être que, si, enfin éventuellement...
Réfrenez l'envie violente que vous avez alors de 1/ lever les yeux au ciel 2/ soupirer de désespoir 3/ éructer de rage 4/ Expliquer que prendre en photo l'ouvrage évitera de nombreuses manipulations.
Restons calme. Ne nous fâchons pas. Pensez aux présidents de salle qui comprennent les avantages de la photographie. Il y en a, heureusement.

06/03/2010

Adieu, Monsieur Marseille...
"Agrégé d'histoire, Jacques Marseille publie en 1984 sa thèse de doctorat sous le titre 'Empire colonial et capitalisme français'. Croisant l'histoire et l'économie selon une pratique qui lui deviendra vite familière, il est l'un des premiers à réfuter l'idée selon laquelle la soif de richesse serait à l'origine des conquêtes coloniales du siècle dernier, et affirme même que la colonisation a entravé le développement économique de la France plutôt qu'elle ne l'a favorisé. Suite à sa thèse, Jacques Marseille hérite à la Sorbonne de la chaire d'Histoire économique et sociale fondée par Marc Bloch au début du siècle. Chroniqueur au magazine L''Expansion, puis Les Echos, directeur de collection chez Nathan, il écrit également des contes pour les enfants. En 1992, il se fait connaître du public avec un essai intitulé 'Lettre ouverte aux Français qui s'usent en travaillant et qui pourraient s'enrichir en dormant', puis l'année suivante avec 'C' est beau la France. Pour en finir avec le masochisme français'. Suivent notamment une "Nouvelle histoire de France", "Le Grand gaspillage" et "la guerre des deux France". En mars 2010, celui qui était devenu un collaborateur régulier du Point s'éteint à Paris et laisse derrière lui le souvenir d'un homme engagé pour ses thèses économiques libérales." (biographie Evène)
- Les Saventuriers de Fabienne Chauvière s'intéressaient aujourd'hui, sur ma radio préférée, au parcours d'un historien, spécialiste de l'histoire de l'Église au Moyen Âge, Dominique Iona-Prat :
De la Bibliothèque de l'Arsenal à l'Hotel de Cluny, notre brillant guide médiéviste nous amène sur les chemins des abbayes et des églises du Moyen Age.
Un regard d'historien sur la place de l'église dans le paysage occidental en prise direct avec notre société actuel et ses incompréhensions religieuses.
Un voyage médiéval à bord de la machine à expliquer notre temps...
à écouter ici sur France Inter, c'est savoureux...
- découvert en recherchant des infos sur les pubs du net qui sentent la supercherie à plein nez (histore de savoir ce qui s'en dit, et rire un peu) j'ai trouvé ce site : compubmarket.com, ça m'a l'air très bien fait. Comment démonter une pub en quelques lignes. Ça décape, ça fait rire, et ça fait du bien. Mauvais point, je n'aime pas manquer d'information sur les auteurs ou l'auteur du site (quel métier, privé, pro, comment l'idée du site est née). Si on leur demande gentiment, ils vont peut-être répondre...

07/06/2009
Je suis fâchée avec les expos en ce moment...

Entre celle de Versailles sur Le costume de cour, et celle sur les Jeux de Princes, jeux de vilains, je fais la moue... Il faut admettre dans les deux cas que la préparation a dû être complexe, demander le prêt de ces objets, gérer les assurances à la hauteur de leur valeur (surtout pour les costumes). La richesse des deux expositions est flagrante et mérite d'être saluée. Oui mais. On passera sur Lauzun, déclaré époux morganatique de la Grande Mademoiselle - en fait, on n'en sait rien, mais si jamais c'est faux, Lauzun a dû faire un looping de bonheur, dans sa tombe -, sur des bêtises entendues de la bouche d'un responsable de l'exposition, passons, glissons. Le problème essentiel, mon chagrin, c'est l'absence de commentaires dignes de ce nom et du coup, la sensation d'une occasion ratée. J'ai l'impression qu'on a voulu en mettre plein la vue, on en a plein la vue dans les deux cas, mais c'est tout.
J'aurais aimé avoir une idée de la fabrication de ces costumes - pour avoir démonté des parures anciennes, on imagine peu les techniques en admirant juste le résultat -, les métiers qui étaient derrière, l'économie de la cour; j'aurais aimé qu'on m'explique le lien entre politique et vêtement princier, les raisons de ce besoin de parures poussé à l'extrême (les relations entre l'apprentissage de la maîtrise des corps dès l'enfance par la danse, par les corsets, le poids de l'éducation princière, la maîtrise de soi très néo-stoïcienne et la maîtrise d'un royaume), ce que ces costumes disent de la société qui les a produit, bref, j'aurais voulu non seulement qu'on m'éblouisse mais aussi et autant qu'on provoque le bouleversement des idées. J'aurais voulu ressortir de là en ayant l'impression d'avoir découvert un nouveau monde. J'ai seulement découvert de jolies choses. Peut-être que j'ai un peu une dent contre les administrateurs de Versailles et leur manie d'en mettre plein la vue au détriment de la qualité scientifique. Ils nous ont fait le même coup avec le mobilier en argent. Je ne parlerai pas du colloque sur le costume de cour, où il fallait réserver sa place avant même l'annonce officielle dudit colloque, et dont de toute façon le contenu était, paraît-il, assez décevant aussi.
Pour l'expo de l'arsenal sur les jeux, j'en suis ressortie sans savoir quels étaient les jeux des princes et ceux des vilains. Au-delà de la formule, on aurait aimé peut-être plus de pédagogie, plus d'ouverture aussi : pourquoi ne pas avoir insisté davantage sur les jeux d'enfants ? J'avais plein de questions qui sont restées pour la plupart sans réponse: qui joue entre Moyen-Âge et XVIIIe siècle? Les hommes, plus que les femmes ou l'inverse? Quelles catégories sociales et culturelles ? La question des fabricants de jeux était abordée, mais de façon éclatée. N'aurait-il pas été préférable de présenter des volets thématiques plus clairs : il aurait été intéressant de présenter toutes les représentations iconographiques du jeu, pour mettre en lumière les jeux que l'on représente et ceux que l'on ne représente pas ou peu. J'ai des connaissances à l'Arsenal, je ne sais pas s'ils ont participé à la préparation mais je suis chagrine pour eux du résultat de cette exposition.
C'est l'occasion de voir de beaux manuscrits, de beaux objets en ivoire, en marqueterie (ah! cette table de jeu! Il faut que j'écrive un best-seller à tout prix, pour m'en payer une comme celle-là!), d'assez beaux tableaux. Mais c'est à peu près tout. Ah! et puis, l'absence de librairie, non mais, quelle idée ! Qu'est-ce que j'aurais aimé acheter une reproduction des jeux de l'oie du XVIIIe siècle, moi! Tant pis...
Dernière chose : le prix des livres de ces expositions... 52 euros pour celui sur les Fastes de cour, et 38 euros pour celui sur les jeux. 52 euros. Je m'étrangle.

09/05/2009
Une archiviste paléographe vous parle...
Allez voir (entre autres) ce billet très intéressant sur l'opération des archives du Vaucluse pour expliquer le métier d'archiviste...
En tout cas, j'y ai découvert cette expo sur les premiers retables, qui me tente bien. L'ennui c'est que celle sur l'or des Amériques (Museum d'histoire naturelle) me tente aussi. Et que dans les deux cas, il va falloir argumenter pour convaincre mon mari de m'y suivre... Aïe, aïe, aïe...

13/04/2009
Le grand prix de la mesquinerie est attribué à...
Sauf que... Ce n'est pas gratuit pour... pour... pour...
Les enseignants du supérieur! Qui eux, ont droit à juste un tarif légèrement réduit! Je suis allée à Vincennes aujourd'hui, profitant du beau temps, et d'un des rares musées ouverts ce lundi de Pâques (groumph au passage...) et je suis restée scotchée par autant de mesquinerie. C'est sûr que les enseignants du supérieur sont:
- pétés de thunes
- absolument pas intéressés ni concernés par les musées.
Je n'étais pas favorable à la gratuité, un euro symbolique me semble le minimum, car dès qu'il y a entretien de bâtiments, personnel de surveillance et personnel chargé de la mise en valeur de collection et sites, frais de sécurité, ça ne peut être gratuit, qu'il s'agisse d'établissement culturel ou pas; faire croire que c'est gratuit est illusoire et démagogique. Et si c'est "gratuit" à l'entrée, on finit par le payer par les impôts.
Mais écarter de la mesure une partie des enseignants... Ceux qui râlent, justement, en ce moment... Comme c'est curieux, ce hasard!
Dictionnaire de l'académie:
MESQUIN , -INE adj. XVIIe siècle. Issu de l'arabe miskin, « pauvre ».
1. Qui voit les choses d'une manière étroite, qui manque de grandeur, d'élévation. Son adversaire est un homme mesquin. Avoir l'esprit mesquin.
Par ext. Idées mesquines. Procédé mesquin. Remarque mesquine.
2. Qui est chiche, qui est parcimonieux dans sa dépense au regard de ses moyens. Cet homme n'est pas économe, il est mesquin.
Par méton. Se dit des choses dans lesquelles on met plus de parcimonie qu'il ne convient, eu égard à sa fortune et à son état. Son ordinaire est assez mesquin. Un présent mesquin. Un mobilier, un éclairage mesquin.Pour signer la pétition réclamant l'égalité entre tous les enseignants : allez ici ou sur le site louvrepourtous.fr

30/03/2009
Jeux de princes, jeux de vilains, expo de l'Arsenal (Paris)
Je croyais que cette expo était terminée, eh non ! Alors je vous la conseille, à la fois amusante et occasion d'apprendre encore et toujours de nouvelles choses... Si vous voulez en savoir un peu plus c'est le sujet de l'Humeur vagabonde de ce soir, et voici le résumé du livre de l'expo:Jeux de princes, jeux de vilains
Exposition. Paris, Bibliothèque de l'Arsenal (2009)
Editions Seuil
Beaux livres (159 pages)
Paru le 12/03/2009
38.00 euros

26/03/2009
Promenons-nous dans les bois...


Un peu de merveilleux, trouvé en travaillant mon texte de thèse, l'expo virtuelle de la BNF sur les contes de fées...
Et un peu de provoc' avec l'expo à la BNF Richelieu "Controverses, les photographies à histoire" : l'album est très, très alléchant, je crois que je vais aller m'y balader un de ces dimanches... Dommage, je n'ai pas osé prendre la coupette de Champagne offerte le jour de l'inauguration le 03 mars, je craignais d'être pompette sur mes archives et de m'y endormir... C'est bête la timidité !




