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Une envie de livres ?

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22/11/2011

Henri IV !

Le choc du soir. Mais un vrai, un gros.

Disons-le tout net, il y a très très peu de sites valables en histoire. Pour l'époque moderne, à part Persee.fr et Cairn.info, c'est simple, il n'y en a aucun que je puisse recommander à des étudiants.

Et là... en cherchant des gravures, je tombe sur ce site, cette merveille, ce prodige, ce miracle du net: http://www.henri-iv.culture.fr/

La musique est merveilleuse, les textes d'une grande qualité (site du ministère de la culture, réalisé par des historiens.

Une merveille vous dis-je...

J'en suis toute émue...
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17/10/2010

Causons musique (2)

Je vous ai déjà dit que j'aimais l'opéra baroque ? Pas que l'opéra d'ailleurs, mais enfin, difficile d'être moderniste ou de vouloir le devenir sans se plonger dans la musique ancienne et la musique baroque... Et puis ce qui ce qui est bien avec l'opéra baroque,c'est qu'on peut même y saisir des allusions grivoises glissées dans un texte apparemment innocent.
Alors, pour débuter, quelques livres: 


Jacques Viret, Le B.A. BA du baroque, éditions, Pardes, 2008, 128 p. 
Philippe Beaussant, Vous avez dit baroque?, Actes Sud, 1993, 240 p. 
Jean et Brigitte Massin (dir.), Histoire de la musique occidentale, Fayard, 1987, 1312 p.
Philippe Beaussant, Passages de la Renaissance au Baroque, Fayard, 232 p., 2006. 


L'inconvénient de beaucoup d'ouvrages de type "dictionnaire de la musique", "Enclyclopédie de la musique" réside dans l'insuffisance des textes, qui se répètent à peu près tous quelque soit l'éditeur. Malgré cela, ce genre d'outil rend service et est à prendre pour ce qu'il est, une source d'information. Après, à vous de fureter, d'écouter en magasin et de choisir selon vos goûts. Vous n'êtes même pas obligés d'aimer la divine machine à coudre (Bach, quoi).

Une alternative, pour découvrir les nouveautés avant d'aller en magasin, le site Operabaroque que voici en lien. La mise en page est un peu rebutante, mais il y a des choses à y picorer.


Et merci de vous inquiéter pour ma santé mentale, j'écoute aussi Brassens, U2, Madjo ou Gaëtan Roussel. Mais faire décalé juste pour le genre, ce serait assez stupide et sans intérêt. J'ai dit. 

Et n'oubliez pas qu'il est encore temps, si vous êtes dans la région, d'aller faire un petit tour à Blois, pour les dernières heures des rendez-vous de l'histoire, Marie en parle ici.
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14/05/2010

Le 14 mai 1610, rue de la Ferronnerie, il y a quatre cents ans


Si vous voyez quelqu'une dans la rue avec un crêpe noir, cela pourrait être moi. Il y a quatre cents ans mourrait Henri IV (alias Riton IV) et j'en suis encore toute chagrine. Goujat avec son épouse (et ses maîtresses aussi), mais roi d'exception, dont la légende a surtout été forgée depuis le XVIIIe siècle. Daniele Thomas, a soutenu en 1994, une thèse (L'iconographie d'Henri IV dans les ouvrages imprimés de 1589 à 1914 : évolution de l'image du premier Bourbon, roi de France et de Navarre", Université de Pau) qui met en lumière de façon très claire les évolutions de la légende du bon roi Henri. On peut aussi se reporter à la biographie de henri IV par Jean-Pierre Babelon (un peu ancienne à présent, 1982, hum, pas ébouriffante non plus, mais c'est la seule valable) et la biographie de Marie de Médicis, par Jean-François Dubost (pour le coup, l'oeuvre de Babelon prend un sacré coup de vieux et souffre de la comparaison), de 2009.

À sa mort, Henri IV n'est guère regretté par le peuple (ingrat!); il laisse un trésor à la Bastille, prouesse après la ruine de la France pendant les Guerres de religion, un pouvoir royal renforcé même si le pouvoir transmis à la reine en 1610 demeure fragile. L'histoire de la poule au pot provient d'après J. Cornette d'une visite du duc de Savoie dans les années 1590. Le duc, apprenant que les gardes du roi n'étaient payés que quatre écus par mois, proposa au roi, de leur offrir à chacun un mois de paye; ce à quoi le roi, humilié, répondit qu'il pendrait tous ceux qui accepteraient, et évoqua alors son souhait de prospérité pour les Français, symbolisé par la poule au pot.

Les faiblesses du pouvoir royal expliquent que, pour la première fois, le nouveau roi (Louis XIII encore mineur) se montre alors que le corps de son père est toujours exposé entre mai et juin 1610. Rassurez-vous, le corps a été embaumé, et l'on ne montre qu'un manequin d'osier au visage et aux mains de cires, revêtu des vêtements royaux. On lui présente néanmoins les repas... Jusqu'ici le nouveau roi ne se montrait pas avant les funérailles du précédent. Même s'il était pleinement roi, dès la seconde à laquelle le précédent souverain avait rendu son dernier souffle. 1610 est donc une date fondatementale dans l'histoire de France. D'ici à ce que tous les étudiants d'histoire de France et de Navarre (sic) la connaissent, ya encore du boulot, vu qu'un étudiant a trouvé le moyen en plein examen, après avoir étudié l'Europe de l'ouest au XVIe siècle de chercher laborieusement et vainement la date de 1515. J'ai failli faire le sketch de Robert Lamoureux, mais hum... je me suis retenue quand même.

Alors je soigne ma tristesse par une présentation des commémorations en l'honneur de mon Riton. La nouvelle revue électronique Europa Moderna, revue d'histoire moderne et d'iconologie prépare son prochain numéro avec un appel à contributions consacré aux années 1610-1615 et à l'après-assassinat de Henri IV. Vous trouverez ici un récapitulatif des évènements en France et dans le monde, avec de la musique, des expositions, une bibliographie. Je soupire de pouvoir acquérir deux ou trois CD (mon cri en ce moment "Du Caurroy ou je meurs") et faire un pélerinage rue de La Ferronnerie et passer des vacances à Pau... notamment pour aller voir l'exposition dont parle La République des Pyrénées.

J'oubliais le numéro que la revue L'histoire a consacré à mon Riton en février 2010, numéro 351.


Voilà! C'est tout pour aujourd'hui... Bon week-end !
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17/04/2010

Causons musique (1)





Écoutez ! C'est l'Arpeggiata....

Depuis quelque temps, je voulais changer le programme musical. Vous faire écouter des choses un peu plus récentes, comme Lhasa. Voui mais c'était sans compter avec la limitation de l'écoute imposée par certaines maisons de disques, la Warner et EMI. Pas drôle. Du coup, je me suis rabattue sur un excellent disque, et un aussi excellent ensemble, l'Arpeggiata (j'ai du mal à l'écrire mais je les écoute avec un régal sans nom)... Pour en savoir plus sur eux, c'est ici que ça se passe, quant à ce disque-là, il est question d'araignée, de tarantule plus exactement, de malades piqués par ces p'tites bêtes, et de la culture développée en Italie autour de ce thème... Un régal, je vous dis.

Leur disque autour de la musique de l'époque de Stefano Landi est également à connaître, c'est simple, ça me fait chanter quand tout va mal. Quand j'étais étudiante je mettais ça à fond les soirs de blues estudiantin (mes voisins étaient étudiants et eux, ça n'était pas leur genre de musique, c'était pour leur culture, donc). Et paf! ça repartait...
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