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Une envie de livres ?

28/02/2009

Delenda est Carthago!


Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais cette phrase m'est plus chère que "Marignan? 1515!". Je me souviens de mes cours de latin, et de ce bouquin de mythologie que je sortais le soir, au lieu de faire mes devoirs, quand j'étais au collège.
Je me souviens de ce que l'on nous racontait à propos de Caton l'Ancien, qui achevait chacun de ses discours au Sénat par cette formule. Je n'ai pas le souvenir de professeur éblouissant en latin (de bons professeurs, c'est déjà ça), mais ces années de latin, un peu pensum (oui je sais mais c'était trop tentant...), il faut l'avouer sur le moment, ont été un bonheur.

Dommage que j'ai cessé de travailler sérieusement le latin en fin de 3e, je m'en mords chaque jour les doigts, face à mes archives, bénissant le Ciel qu'en 1539 le roi ait ordonné que tous les actes officiels soient rédigés en français, et suppliant le même Ciel de ne pas tomber sur les papiers d'un clerc récalcitrant.

Malgré mes lacunes très nombreuses, j'en ai gardé le goût des mots. La découverte d'une façon d'écrire la poésie tout à faire différente de notre poésie française. Je me souviens du rythme des phrases (notre prof préparait l'agrégation, autant vous dire que cela nous donnait droit à des miettes délicieuses de son savoir)...

Parmi les grandes dames de mon Panthéon personnel, il y a, à côté de Germaine Tillion, Marc Bloch et quelques autres, Jacqueline de Romilly, éternels tous pour moi. Même si je ne suis absolument pas pressée de voir Madame de Romilly nous quitter !

Alors je n'avais pas prévu de faire de billet ce soir, mais ayant découvert cet article qui vaut son pesant de cacahuètes, je ne pouvais le laisser passer, vous voici donc invités à le découvrir : Chroniques scolaires 1 : L’agonie du latin et du grec dans l’enseignement public ! sur Agora Vox

Je me disais aussi, en interrogeant les étudiants : "Mazette! Deux sur Vingt-cinq ont des notions de latin? Et encore quand je dis notion... Mais... cette matière a disparu ou quoi?" Je leur demandais simplement de traduire une formule toute simple, issue des rogations du Moyen-Âge, "A peste bello et fame, libera nos Domine!" Pas du genre compliqué, pourtant. Je ne leur demandais pas la traduction du Rerum Natura de Lucrèce. Même pas.


Donc, à lire, à faire circuler, pour que ce sujet prenne sa place sous les projecteurs ! Il va falloir relancer une pétition pour la défense du latin et du grec...

En cherchant l'image du blog, je me suis rappelée effectivement les concours de la meilleure affiche pour transmettre le goût du latin... Cette image est tiré du concours d'affiche visible sur le site de l'académie de Grenoble.
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24/02/2009

23/02/2009

Colette Beaune et l'histoire de Jeanne d'Arc

Portrait de Jeanne d'Arc Miniature sur parchemin, XVe siècle

Brève pas saugrenue de la soirée, cette formule de Colette Beaune aujourd'hui, sur 2000 ans d'histoire, "peu importe que les voix de Jeanne d'Arc aient été fausses ou vraies, tout le monde a tenu l'existence de ces voix pour probable, à son époque, que ces voix soient fausses ou vraies n'a aucune importance".
Voilà. Tout est dit. On entendrait presque résonner la voix de Marc Bloch : "Le satanique ennemi de la véritable histoire ? La manie du jugement!" Chercher à comprendre, voilà le métier d'historien, magnifiquement appliqué par Colette Beaune.

À lire :
Beaune, Colette, Jeanne d'Arc, vérité et légendes, Paris, Perrin, 2008.


Jeanne, la petite bergère de Domrémy... Une putain doublée d'une sorcière... Fille cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher à Rouen en 1431... La médiéviste Colette Beaune est en colère ! Peut-on laisser tout écrire au prétexte que la " grande " histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez " folklorique " ? Dans un livre court, incisif, et avec beaucoup d'humour, l'historienne bat en brèche les nombreuses légendes qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.


A propos de l'auteur :

Historienne du Moyen Age, Colette Beaune est professeur émérite à l'université de Paris X. Elle a notamment publié Naissance de la nation France (un véritable bijou dont il faudra que je vous parle un jour) et Le journal d'un bourgeois de Paris. Sa biographie Jeanne d'Arc a reçu le prix du Sénat du meilleur livre d'histoire.

Émission à écouter ici.


Moi, je vais garder cette phrase-là comme un trésor: "Je ne pense pas qu'il doive y avoir une histoire pour les universitaires, sérieuse et incompréhensible que l'on ferait d'un côté et puis une histoire tout à fait simple où l'on abandonnerait à ceux dont le métier n'est pas d'être historien et le grand public n'aurait pas droit à une vraie histoire". Tout est dit.

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Les Zamet, la finance et le commerce

L'autre jour, je suis tombée sur un document très drôle: une présentation des finances de la France dans les années 1600, égarée entre contrats de mariage princiers et testaments, également princier. Comme ça, ce n'est pas drôle. Mais c'était avec des accents lyriques tels, les finances comparées au nerf de la guerre, non, précisait l'auteur (anonyme), mieux, au sang, qui est une des meilleures parts du corps, etc etc. Un comptable lyrique. Il faut remonter au XVIe siècle pour voir ça.
Mais ça rappelait aussi les créanciers du roi de France, dont les banquiers, les éternels Zamet et cie. Or les Zamet étaient comme les principaux banquiers de la fin du Moyen-Âge et du XVIe siècle, aussi marchands, spécialisés généralement en produits de luxe (marchands de draps de soie, d'or, d'argent qu'ils importaient souvent de leur patrie d'origine, l'Italie). Vu l'état des finances de l'État vers le milieu des années 1590, je crois qu'aucun banquier actuel n'aurait prêté un denier au roi. Les Zamet l'ont fait. Naturellement ils ont pris de solides garanties.

Samedi visite chez le torréfacteur. Qui nous a parlé de ses misères avec les banquiers, le genre de sujet qui convient très bien à mon compagnon. Lorsqu'il a ouvert sa boutique, notre torréfacteur, en 1984, aucune banque n'a voulu financer l'achat de sa boutique. Il a emprunté de l'argent à son entourage pour l'essentiel. Il a travaillé comme un fou, six jours sur sept pendant dix ans pour rembourser.
Vingt-quatre ans plus tard, il est toujours-là, ça marche moins bien, parce que les clients achètent souvent leur café au supermarché, pour le même prix, mais peu importe. Et les banques où il n'est pas client refusent à l'occasion de lui faire de la monnaie quand sa caisse se vide avant la fin de la journée. Et quand il refait ses stocks de café, naturellement, ses comptes sont dans le rouge. Mais sa banque (enfin la deuxième, la moins mauvaise qu'il a trouvé) n'a toujours pas compris que c'était normal, c'était compensé par les ventes qui suivaient.

Je me demande s'il n'y a pas quelque chose de pourri au royaume de la finance, depuis que les financiers ne sont plus commerçants.
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21/02/2009

Les bibliothèques d'Umberto Eco

Ce type est fou, complètement fou, mais tout à la fois génial, au sens propre. J'ai trouvé par hasard aujourd'hui ce petit bijou : le De bibliotheca d'Umberto Eco.


Si vous ne le connaissez pas, allez lire, c'est tout Umberto Eco. Et quand on a l'habitude de fréquenter les bibliothèques, c'est un peu une consolation de savoir que l'on n'est pas seul à aimer autant ces endroits-là, à avoir autant d'idées étranges... Sa description de la pire bibliothèque qui soit est un chef d'oeuvre d'inventivité. Hélas cela me fait penser à certaines bibliothèques françaises, hum hum...

Mais sa bibliothèque idéale, où l'on veut se promener de rayons en rayons me rappelle celle où j'ai fait mes études. Le paradis sur terre, mon jardin des délices. J'ai dû cependant attendre Sainte-Geneviève pour connaître la bibliothèque ouverte jusqu'à 22 h 00. Hélas quasi tous les ouvrages sont en magasin...

Quand aura-t-on en France un ministre de la recherche qui ait cette expérience de la recherche et des bibliothèques ? Umberto Eco ministre de la recherche en France ou même mieux, en Europe. Rêvons un peu...
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14/02/2009

Brève introduction à l'histoire politique (1)

Parce que je songe aux grandes biographies qui vont venir rejoindre les premiers basiques sur les rayons de la bibliothèque, voici de quoi patienter.

A l'instar de l'histoire diplomatique et de l' histoire militaire , certains thèmes traditionnels d'histoire politique ont connu un regain d'intérêt ces dernières années, sans doute sous l'influence de relations internationales instables. Avec le genre biographique, ces domaines historiques ont toujours eu la faveur du public.


Forme la plus ancienne de l'historiographie, l'histoire politique a polarisé l'attention des historiens occidentaux depuis l'Antiquité jusqu'au XVIIIe s.
Raconter l'histoire nationale, a été l'objectif des auteurs grecs (Hérodote avec l'histoire des Guerres médiques, Thucydide et sa guerre du Péloponnèse, Polybe et ses Histoires qui portent sur les guerres puniques). Elle l'a été tout autant des auteurs latins : Tite-Live, Tacite s'emploient à retracer l'histoire de Rome, ou celle des empereurs. C'est encore l'objectif des historiens du Moyen Âge: deux exemples entre tous: l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours et la Vie de Charlemagne d'Eginhard. Dans tous ses cas, les auteurs sont convaincus qu'ils retracent l'histoire d'une nation extrêmement prestigieuse, la leur.

L'idéologie, une certaine vision du monde ont toujours profondément influencé le regard des historiens.

Lorsqu'au XIXe s. l' histoire fut introduite dans les universités européennes comme une discipline autonome, elle se concentra sur l'étude de la politique des Etats, des gouvernements et des institutions et, par conséquent, sur les actions des "grands hommes". La notion même d'histoire politique aurait été ressentie à l'époque comme une tautologie, puisque l'approche politique était considérée comme la seule manière sensée d'aborder l'histoire.


L'histoire politique accordait au XIXe siècle une grande place aux guerres. Preuve de cette prédominance écrasante, la formule d'Hegel, selon laquelle "les périodes de paix sont les pages blanches de l'histoire".

Ce n'est que dans la seconde moitié du XXe s. que s'imposa la conviction que l'histoire politique n'était qu'une parmi de nombreuses autres approches du passé, puisque l'histoire, doit considérer la totalité de l'action humaine.
S'efforçant d'élargir son champ d'études, elle n'examine plus seulement la pensée et l'action des élites politiques et militaires, mais aussi le contexte économique, le modèle socioculturel dominant, les échanges d'informations, les contraintes administratives ou les expressions symboliques et rituelles du pouvoir.

Elle recourt à des échanges avec l' histoire culturelle, économique et sociale. Bref, elle s'ouvre à l'universel.

Mais avant d'en arriver là, la pratique historique du XIXe siècle a été profondément et même essentiellent orientée, partisane.
Un historien, Camille Jullian écrivait en 1897: "L'histoire naquit à nouveau, non pas du paisible travail de cabinet, mais de la lutte des partis."



C'est en effet sur le terrain privilégié de l'histoire que se sont engagés les âpres combats qui mettaient aux prises conservateurs et libéraux, cléricaux et anticléricaux. Tous, au XIXe siècle, en appellent au passé pour légitimer leurs opinions.
Un exemple, celui de la Révolution française: aux contre-révolutionnaires pour
qui la Révolution est un complot (thèse de Barruel) ou un châtiment divin (Joseph de Maistre), s'opposent les libéraux qui insistent sur les apports de la Révolution, de laquelles sont nées les libertés. Au mieux, on gomme, on minimise tel ou tel aspect défavorable, comme la Terreur.


D'ailleurs cette imbrication étroite de la politique et de l'histoire s'incarne même en la personne d'Augustin Thierry comme en celle de Guizot qui font oeuvre à la fois de politiciens et d'historiens. C'est clairement ce que confesse Augustin Thierry dans les "Lettres sur l'histoire de France".



La défaite de Sedan (1870) a bcp joué dans le développement de mythes nationaux -- voir l'essai sur le règne de Philippe-Auguste --, l'histoire devait servir à alimenter le culte national.



La IIIe République a fait de la Révolution le fondement de son régime. Une chaire d'histoire de la Révolution française est créée en 1898. Les marxistes commencent à donner leur vision de l'histoire: pour Albert Soboul, la Révolution marque le passage du féodalisme au capitalisme.

Le marxisme a joué un rôle essentiel dans l'historiographie du XXe siècle. Il a conduit beaucoup d'historiens à s'intéresser bien plus aux masses qu'aux "grands hommes".

PS: je ne parle plus réforme mais j'y pense. Je crois même que j'ai des idées qui me travaillent, vu comme je cherche des dérivatifs avec ce remplissage de la bibliothèque et ces billets sur l'histoire politique.
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La collection "La nouvelle histoire de la France", collection Point Seuil Histoire


Dans la série "basiques pour honnête homme", voici la plus toute jeune (aïe je vieillis) "Nouvelle histoire de la France", qui se découpe en trois séries :

- Nouvelle histoire de la France médiévale
* Stéphane Lebecq, Les origines franques
*
Theis Laurent, De la mort de Charlemagne aux environs de l'an mil
* Dominique Barthélemy, L'ordre seigneurial, XIe-XIIe siècle
* Monique Bourrin-Derruau, Temps d'équilibre, temps de rupture
*
Alain Demurger, Temps de crise, temps d'espoir, XIVe-XVe siècle

- Nouvelle histoire de la France moderne
* Janine Garrison, Royauté, Renaissance et Réformes, 1483-1559
* Janine Garrison, Guerres civiles et compromis, 1559-1598
* Yves-Marie Bercé, La naissance dramatique de l'absolutisme, 1598-1661
* François Lebrun, La puissance et la guerre, 1661-1715
* André Zysberg, La monarchie des Lumières, 1715-1786

- Nouvelle histoire de la France contemporaine
* Michel Vovelle, La chute de la monarchie : 1787-1792
* Roger Dupuy, La République jacobine : Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire : 1792-1794
* Denis Woronoff, La République bourgeoise, 1794-1799
* Louis Bergeron, La France napoléonienne : aspects intérieurs :
1799-1815
* Roger Dufraisse et Michel Kerautret, La France napoléonienne : aspects extérieurs : 1799-1815
* André Jardin et André-Jean Tudesq, La France des notables, 1815-1848, vol. 1et 2.
* Maurice Agulhon, 1848 ou l'apprentissage de la République : 1848-1852
* Alain Plessis, De la fête impériale au mur des fédérés : 1852-1871
* Jean-Marie Mayeur, Les débuts de la Troisième République : 1871-1898
* Madeleine Rebérioux, La République radicale, 1899-1914
* Jean-Jacques Becker et Serge Berstein, Victoire et frustrations: 1914 -1929
* Dominique Borne et Henri Dubief, La crise des années 30 : 1929-1938
* Jean-Pierre Azéma, De Munich à la Libération (1938-1944)
* Jean-Pierre Rioux, La France de la Quatrième République, L'ardeur et la nécessité (1944-1952)
* Jean-Pierre Rioux, La France de la IVe République, L'Expansion et l'impuissance : 1952-1958
* Serge Berstein, La France de l'expansion, 1, La République gaullienne, 1958-1969
* Serge Berstein, Jean-Pierre Rioux, La France de l'expansion, 2, L'apogée Pompidou, 1969-1974
* Jean-Jacques Becker, Crises et alternances : 1974-2000


Certains volumes ne sont pas jeunes, hélas, et comme la manie est toujours de sortir de nouvelles collections plutôt que de rééditer les anciennes, je ne vous fais aucune garantie du devenir de cette collection.

Comme dans tous les ensembles, certains volumes sont un peu moins bons. Je me souviens de remarques assassines quand j'étais sur les bancs de la fac contre celui de Garrison sur les guerres de religion, ou les querelles épiques entre médiévistes à propos de celui de D. Barthélemy sur l'ordre seigneurial d'ailleurs... Peut-être pour cela que certains ne sont plus disponibles d'occasion.

Petits volumes, prix modiques (oui bon, si on achète la trentaine de volumes...) et dans l'ensemble (très) correct.

Au passage je ne remercie pas les auteurs du site des éditions du Seuil pour sa collaboration à cette recension, ils pourraient songer à mettre un peu moins de flash et avoir un site un peu plus fonctionnel. Là comme ça, ça ne donne pas envie d'acheter...
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L'Histoire de France de J. Carpentier


Panorama de l'histoire de France, ce petit volume de la collection Point Seuil est un peu un des... voyons, voyons, allez trois ou quatre volume d'histoire qu'il convient d'avoir chez soi même quand l'histoire n'est ni un métier ni une passion, et un des premiers des quelques dizaines d'ouvrages d'histoire qui constitue la bibliothèque de l'honnête homme.

Oui, je suis au courant que l'honnête homme est un concept du XVIIe siècle. Et alors ? On peut être honnête homme au XXIe siècle, je ne vois que des avantages à la chose.

Lorsqu'il est sorti ce tout petit ouvrage (groumph, à peine 500 pages) s'est attiré de nombreuses louanges :

" Synthèse très réussie d'un demi-siècle de travaux historiques tant français qu'étrangers sur notre espace national. "
Philippe Joutard, le Matin

" Nous tenons avec ce livre notre nouveau petit Lavisse, avec la gloriole républicaine en moins et la pudeur des vrais savants en plus... "
Jean-Pierre Rioux, Le Monde

" Pour tous ceux qui, soit par goût personnel, soit par obligation professionnelle, ont à connaître de l'histoire de la France, le Carpentier-Lebrun est actuellement la référence fondamentale et indispensable. "
Jean Peyrot, Historiens et Géographes

Il contient non seulement l'histoire politique, mais bien sûr - après un siècle d'historiographie, c'est la moindre des choses - l'histoire des cultures, au sens "civilisation", des arts, des religions, des économies et des paysages, l'histoire intellectuelle, etc... Pour (commencer à) tout savoir du néolithique à la fin du XXe siècle, en passant par les Mérovingiens, la société féodale, la Renaissance, Loulou 14, les révolutions politiques, industrielles, etc.

Il renvoit aussi vers une petite bibliographie - qui aurait mérité d'être commentée... - des cartes et tableaux statistiques, une chronologie, un glossaire, un index, bref, tout pour réviser votre programme de collège...


(et maintenant c'est pour moi l'exercice de bibliographie ou comment vous aider à le trouver/commander chez votre libraire préféré en vous donnant les bonnes références, dans l'ordre s'il vous plaît)

Capentier, Jean (dir.), Histoire de France, Paris, Le Seuil,
1987 (mais si si on le trouve encore... bon ce serait bien qu'il soit réédité...)
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12/02/2009

333 manuscrits en ligne


Trogen, Kantonsbibliothek Appenzell Ausserrhoden, CM Ms. 9, Flandres, 2e quart du XVIe siècle, Livre de prières d'Anne de Clèves p. 5 recto http://www.e-codices.ch.


Voici une information datée de décembre 2008, trouvée sur le site Généinfos, et qui vaut son pesant de cacahuètes, y compris pour les curieux et autres amateurs qui liront ce billet ! Il s'agit en réalité d'un site e-codices, qui se veut bibliothèque virtuelle des manuscrits en Suisse. Allez faire un tour, c'est superbe !
Le but du projet e-codices est de mettre à disposition les manuscrits du Moyen Âge en Suisse dans une bibliothèque virtuelle. Pour l’instant, 363 manuscrits de 16 bibliothèques différentes sont accessibles. La bibliothèque virtuelle sera progressivement enrichie.
À quand un pareil site pour mes archives du XVIIe siècle? Rêvons un peu...

Anne de Clèves (1515 -1557) est la très heureuse épouse d'Henri VIII qui a eu la chance d'être répudiée et non décapitée par son royal époux...
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Contester ou proposer?

Toujours à propos de la grève dans le supérieur.

La contestation sans proposition, ne mène à rien, ne mènera à rien, car toutes les protestations ne feront que bloquer la situation, alors que la nécessité de réforme est réelle. Faire des propositions est d'autant plus que important que le public ne comprend rien aux raisons profondes de la levée de boucliers du supérieur, assimilant souvent secondaire et supérieur en une sorte de magmas contestataire: ""les profs" sont encore en grève! Ah bon, parce que ça leur arrive de travailler?". Sauf que la grève du supérieur est extraordinaire.

Cette situation provoque un certain nombre de réflexions:

* le besoin après la présente grève d'une plus grande communication à l'égard du public du quotidien des chercheurs, que signifie "faire de la recherche" aujourd'hui? Quelles difficultés, quels bonheurs aussi, représente l'activité de chercheur? Qu'est-ce que cela apporte (selon les disciplines) ?

* au sujet du projet de décret concernant le statut des enseignants chercheurs:

- flou artistique de certains alinéas, pourtant déterminants: sur quels critères les présidents d'universités vont-ils décider qui est bon chercheur et peut recevoir des décharges d'heures de cours? Quelle institution pour contrôler cette part de l'activité des présidents? Car juge unique, juge inique.

- que les présidents aient le pouvoir de contrôler l'activité réelle des enseignants chercheurs, pourquoi pas, à condition que les enseignants chercheurs aient la certitude qu'ils ne seront pas à la merci de tractations liées à leur proximité par rapport au pouvoir, bref que leur carrière, leur indépendance ne dépende pas de leur capacité à courtiser le prince, i.e. le président. Quelles garanties sont données pour l'instant dans le décret? C'est un point essentiel qui nécessite des précisions et des garanties absolues.

- l'activité de recherche des enseignants chercheurs est déjà évaluée: à chaque fois qu'il veut changer d'échelon, quand il devient maître de conférence, qu'il passe une HDR (habilitation à diriger des recherches), etc. Si l'on veut améliorer cette évaluation, qui finalement n'est peut-être pas assez fréquente, il y a plusieurs possibilité à envisager.

a/ une évaluation par des bureaucrates n'a aucun sens. Il faut être évalué par des chercheurs professionnels, par des pairs. Doit-on envisager l'anonymat des dossiers à évaluer? On sait très bien qui travaille sur quoi. Pourquoi ne pas songer, puisqu'il est question de s'intégrer à un classement mondial, à une évaluation par des spécialistes mondiaux? Restera à établir la liste de ces spécialistes. Certains suggèrent de n'être jugés que par des pairs, donc de supprimer le tiers de membres du Conseil National des Universités (CNU) nommés (par le gouvernement).

b/ une évaluation peut-être effectivement plus fréquente. Ce qui est scandaleux dans le présent décret visant à réformer le statut des enseignants chercheurs, est qu'il jette la suspicion sur des enseignants-chercheurs qui sont irréprochables. La grève mobilise des enseignants qui d'ordinaire, ne manifestent jamais. Certains, pourrait-on avancer, la majorité, n'ont jamais fait grève et jamais participé aux mouvements de contestation. Il est peu probable qu'un mauvais chercheur soit un bon enseignant (montrez-nous cet oiseau rare!) et les étudiants peuvent légitimement attendre les meilleurs enseignants au niveau de l'université!

- donc plutôt que de cantonner les enseignants-chercheurs qui ne se préoccupent plus guère de la qualité de leurs travaux, qu'il s'agisse d'enseignement ou de recherche, aux tâches d'enseignement, donnons-nous le moyen "législatif" de les inviter à se reprendre, avant de mettre fin à leur mission d'enseignant-chercheur; et ce qui est valable pour le supérieur doit l'être aussi pour le secondaire; un professeur qui n'est pas soucieux de mettre à jour ses connaissances et son enseignement, doit recevoir un avertissement, et au cas où il n'en tiendrait pas compte, se voir retirées ses fonctions d'enseignant, et pas pour rejoindre un placard. Car s'il ne respecte pas ses engagements, pris au moment de signer son contrat - car il me semble essentiel que les enseignants signent un contrat qui précise leurs droits et leurs obligations. Un enseignant doit pouvoir être licencié pour faute lourde, puisque sa faute pénalise ses collègues, la recherche et les étudiants. Mais cela implique de pouvoir poursuivre les syndicats pour abus lorsqu'ils bloquent une sanction nécessaire. Le pouvoir absolu royal - mal connu du grand public et pourtant limité - est décrié mais le pouvoir absolu syndical fait juste l'objet d'un tabou...

- un des objets de scandale est le détournement par les partis politiques de cette réforme qui est nécessaire. Que l'on cesse à l'université de diaboliser le système américain (nous ne sommes pas obligés de le copier point à point jusque dans ses défauts), les entreprises (qui ne sont pas pour autant toutes irréprochables pour autant), de diaboliser la lutte contre la gabegie financière et humaine qui a lieu dans l'éducation nationale, du secondaire au primaire:

- pourquoi ne pas réfléchir à des fondations qui garantissent aux entreprises un investissement défiscalisé au moins partiellement, ce qui les rendrai attractives - comme c'est le cas aux États-Unis, en fixant des garanties sur l'utilisation des fonds. Il s'agit de déterminer un pourcentage d'étudiants qui seront formés grâce à des bourses dans l'intérêt de l'entreprise qui aura versé les fonds, et un pourcentage important d'étudiants, pas loin d'être égal au premier, qui pourraient recevoir également des bourses pour se consacrer à des disciplines sans rapport avec l'activité de l'entreprise fondatrice, mais qui servirait son prestige.

- les bourses créées grâce à ces fondations doivent combiner absolument critères sociaux et critères de mérite: il est hors de question que des étudiants qui sont faits pour des études supérieures doivent y renoncer, faute de financement. Il est scandaleux de conserver le système actuel qui permet à des candidats à l'agrégation dont les parents ont des moyens financiers tout à fait suffisants, d'obtenir une bourse sur critères de mérites seuls, au détriment d'étudiants ayant été obligés de faire tout leur cursus sur critères sociaux, et qui au moment de passer l'agrégation, se retrouvent contraints d'abandonner ou de s'endetter pour pouvoir préparer pendant un an l'agrégation. Ce qui m'est arrivé.

- la gestion des finances des fondations doit être contrôlé strictement, en ne dégrevant fiscalement que celles qui investissent dans le temps dans des opérations non soumises aux fluctuations de la bourse.

* lutter contre la gabegie humaine et financière de ces masses d'étudiants mal orientés qui échouent dans les trois premières années de la licence. Tous les points qui suivent ont fait l'objet d'une discussion avec mes étudiants de troisième année, qui étaient d'accord avec les suggestions.

- Il faut pour résoudre ce problème établir des bourses sur critères qui soient à la fois sociaux et liés au mérite des étudiants. Ce qui existe déjà dans certains pays européens et fonctionne très bien.

- établir en fin de première année un examen qui sélectionne les étudiants autorisés à continuer en deuxième année, pour éviter de voir traîner à l'université des étudiants qui finiront pas échouer, faute d'avoir la capacité
de suivre des études supérieures intellectuelles. En fin de première année, car selon le lycée, on n'a pas nécessairement appris à réfléchir, à travailler de façon autonome, et très rigoureuse, ce qui est absolument nécessaire pour réussir à l'université. Mais cela suppose de ne pas confondre égalité des chances (qui consiste dans la même offre de formation à tous) et égalité des talents, car jusqu'à preuve du contraire, je n'estime pas avoir les mêmes capacités qu'un facteur d'instruments, qu'un ingénieur BTP ou encore qu'un professeur de sports, même si on me proposait une formation complète. On ne peut pas aider les gens malgré eux, or je n'ai pas vu d'échec à l'université tant comme étudiante que professeur, lié à d'autre cause que des compétences insuffisantes de la part de quelques étudiants ou d'incapacité à comprendre l'importance du travail et de l'effort demandé. Cette gabegie humaine, qui méprise au nom d'une égalité des chances mal comprises, la perte des meilleurs années de ces jeunes étudiants qui échouent, finalement. C'est une gabegie également des efforts des enseignants pour les aider, qui vont investir en pure perte de temps, de l'énergie. Et c'est une perte pour l'université qui n'a la réputation que d'être trop souvent médiocre: quand un élève est bon, on le pousse en prépa. Pas à l'université. Où reviennent ceux qui ont échoué en cours de prépa ou aux concours des grandes écoles...

- D'autre part remettre à plat le système d'orientation professionnelle: cesser de diaboliser ou de réserver aux moins bons élèves ce qui n'est pas la voie générale du lycée. Chacun a sa place en fonction de ses compétences, et je ne crois pas que ce soit rechercher le bien d'un jeune que de le laisser perdre ses meilleurs années, devenir chômeur et aigri, avec peu ou pas de diplômes réellement utiles, alors qu'il aurait pu trouver sa place ailleurs, dans un autre secteur d'activité.
Il n'est pas honteux de faire un cursus professionnalisant dès la fin de 3e.
On peut faire des études supérieures après un CAP et un temps d'activité. Faire en sorte que les collégiens et les lycéens soient tous informés précisément sur l'éventail complet des métiers existants, à l'aide de vidéos présentant les métiers par type d'activité et de compétences, et de stages d'observation, quitte à utiliser pour cela les mercredi après-midi par exemple. Près de la moitié des étudiants échoue à l'heure actuelle à l'université et quelque soit les moyens humains et financiers, ils ne pourront pas y trouver leur place sauf à
comprendre le caractère essentiel de l'effort personnel, de l'assiduité, de l'ambition personnelle dans leur réussite finale, qu'ils obtiennent des diplômes dans une grande école ou un CAP. Comment peut-on en arriver à l'heure actuelle à manquer de jeunes gens refusant des métiers manuels très bien payés - mieux même qu'enseignant dans le secondaire - ?

- relever le niveau d'exigence en expression écrite et orale en français, apprendre aux élèves les règles sociales, savoir se présenter à un entretien, bref à la fois faire comprendre aux élèves que leur réussite personnelle dépend notamment de leur capacité à se faire accepter et à accepter les règles sociales. Ce qui n'est possible qu'à condition d'admettre que l'entreprise n'est pas un grand Satan, qu'entretien n'est pas synonyme de discrimination.

* lutter contre la gabegie financière à l'université:

- en plaçant auprès du président des conseillers techniques: on peut penser notamment dans le domaine informatique, à des entrepreneurs qualifiés, ayant prouvé leur aptitude à gérer autre chose que des systèmes windows, qui interviendront à titre d'experts, payés selon leurs compétences, ce qui permettra enfin une diffusion internationale de la recherche française et une économie conséquente. Au lieu des achats de logiciels coûtant jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros parce que le président, incompétent en informatique est persuadé qu'un logiciel payant est par exemple nécessairement mieux qu'un logiciel gratuit, au lieu de renouvellement du parc informatique tous les trois ou quatre ans, qui n'a pas lieu d'être.

- supprimer les dernières chaires à vie comme il en existe (encore?) au Centre National des Ars et Métiers (CNAM) où l'on voit des titulaires de chaire devenus parfaitement incapables d'assurer leurs fonctions;

- supprimer l'actuel système de financement des laboratoires qui les obligent à
dépenser d'intégralité de leur enveloppe budgétaire une année, alors qu'elles n'en ont pas un besoin absolu, et qui leur interdit de faire certaines dépenses dont elles auraient par ailleurs absolument besoin

- mettre fin au système de marchés publics, et de contrats pluriannuels au plus bas coût, qui amènent des établissement d'enseignement supérieur à payer chaque nouvelle livraison du matériel dont elles n'ont plus systématiquement besoin, qui assurent des rentes scandaleuses à de grandes entreprises qui ne sont pas les meilleures; cette politique provoque également une gabegie financière, à cause d'une politique à court terme - l'économie immédiate au lieu de l'investissement sur dix ans par exemple.

- ne retenir que l'avancement au mérite des fonctionnaires, enseignants ou personnel administratif et technique, ce qui suppose de limiter les abus de pouvoirs de syndicats; ce qui évitera de décourager les enseignants et personnels techniques et administratifs, qui finissent par démissionner, demanter une mutation, lassés de l'incurie de leurs collègues, cas que j'ai eu sous les yeux avant hier encore...

Mais je sais bien que tout cela restera en pure perte, car le ministère ne veut entendre que des syndicats et des élus, or pour faire partie d'un syndicat ou être élu, il faut avoir du temps...
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Un petit trésor à lire, "bonnet d'âne"

Voici ma découverte d'hier soir (je me régale, alors autant vous en faire profiter, attention bloggeur hargneux... mais j'aime les hargneux, question de solidarité) : le blog de Jean-Paul Brighelli.
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10/02/2009

Un pas en avant ou deux pas en arrière?

(Marina Vlady dans le rôle de la Princesse de Clèves, c'est juste pour le plaisir de cette beauté sublime et pour d'autres raisons, voir en fin de billet)

Alors voilà, je suis à mon tour entraînée dans le cortège des mails en série, des Assemblées générales (avec même des fautes sur l'annonce de l'AG, si, si, je vous jure, mais c'est la faute au syndicat étudiant), et des discussions, réunions avec des collègues, des étudiants. Bref.

Je suis enfin allée faire un tour sur le site Sauvons la Recherche, que je ne vous recommanderai pas (je vous l'ai dit 1/ j'ai mauvais caractère, 2/ je n'aime pas les gens qui confusionnent -sic- politique et demande de réforme d'une réforme...): voir leur page slogans, littéralement pathétiques pour la plupart. Les attaques contre les personnes, je ne suis pas encore descendue assez bas pour les admettre, quelque soit la personne en face. Quand les chercheurs ne sont pas fichus de trouver des slogans plus pertinents que le syndicaliste à l'esprit binaire, ça me laisse perplexe...

A première vue plus intéressant, le site Sauvons l'université, qui collecte des analyses, des nouvelles, des lieux de rendez-vous de manifestations, bref pas inintéressant.
Bon, il y a des manifestations consternantes. Le lancer de chaussures ne m'a pas inspiré grand chose. On frise le ridicule (et je n'aime pas l'idée d'avoir copié le geste de cet Irakien qui a accompli ce geste pour une cause bien plus grave encore...)
Dans la liste des billets intéressants, j'ai retenu en particulier celui-ci (blog de Dimitri Houtcieff) qui publie l'appel de Daniel Fasquelle député (UMP) du Pas-de-Calais et professeur de droit. Enfin des propositions, et pas une demande de retrait pur et simple des réformes. À lire donc, pour se faire son opinion.

Pour finir ce billet (si j'ai le temps je mets en ligne quelques éléments personnels sur la/les réformes et ce qui pourrait être pertinent, ce qui est sorti des discussions avec les uns et les autres) voici un appel auquel je crois bien que je vais céder, étant donné que je suis une fanatique absolue de la Princesse de Clèves: un projet fou de lecture marathon de la Princesse de Clèves :

"Nous nous relaierons le lundi 16 février, à partir de 15h, devant le Panthéon, place du Panthéon à Paris, pour une lecture marathon de La Princesse de Clèves.
Rendez-vous à 14h50 devant le Panthéon ou à l'Université de Paris3, 13 rue Santeuil, 75005 Paris, Hall des Amphis, devant l'Amphi A à 14h.
Tout lecteur volontaire est le bienvenu : on arrive quand on peut et on part quand on veut. On peut aussi rester et arriver à l'heure.
Prévoir parapluies, papiers d'identité et cartes d'étudiants, thermos de café et voix bien posées.
Pour tout renseignement : Sophie Rabau (srabau@free.fr)"



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08/02/2009

Pourquoi ne pas acheter le dernier Péan "Le monde selon K"

Pourquoi ne pas acheter le dernier Péan? Je suis allée en librairie ces derniers jours pour faire l'acquisition du fameux Paysans du Languedoc d'Emmanuel Leroy Ladurie, tiré de sa thèse, et qui ne figurait pas encore, scandale, dans ma bibliothèque. Et j'en ai profité pour feuilleter le Péan, et discuter avec la libraire. Ils avaient été dévalisés la veille, jour de sortie du livre.

J'ai écouté également Péan invité par Mermet dans l'émission là-bas si j'y suis. Ce n'est donc pas ce qu'avance Péan qui me pose tant problème que l'absence totale dans son ouvrage de ses sources. Je sais que c'est une règle chez les journalistes. Mais dans ce cas précis, cela ne se justifiait pas, pour la majorité de sa documentation, fondée si j'ai bien compris sur une étude de son image, produite dans les journaux, par contraste avec les compromissions de B. Kouchner -dont les sources sont pour le coup plus délicates à afficher, si Péan a des sources solides.

Or le lecteur de son livre ne peut rien vérifier. Et c'est là que réside le problème. C'est une différence fondamentale entre les historiens professionnels et les journalistes. Un historien digne de confiance commence par indiquer chacune de ses sources. Cela permet au lecteur de pouvoir savoir sur quoi se fonde l'auteur pour affirmer ceci ou cela. De contester, de nuancer, de rebondir sur l'idée.

Là, rien.


Pas de sources, ni en bas de page, ni en fin de chapitre, ni en fin d'ouvrage.


Et c'est tellement commun que personne ne relève la chose. Je n'ai vu aucun historien se manifester à ce sujet. Pourtant levée de boucliers quand il a été question de juger de la responsabilité des acteurs de crimes historiques, complices ou plus, devant les tribunaux, car disait-on "ce n'est pas aux tribunaux de dire l'histoire, ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas". Oui, nous sommes d'accord sur ce principe.
Pourtant ici, il serait bien étonnant que l'affaire ne finisse pas devant un tribunal. Même si le héros malgré lui a des choses à se reprocher. Ce sera donc à un tribunal de trancher ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.

Péan le sait. Si tribunal il y a, si condamnation il y a, la sentence lui imposera de payer une somme pour dommages et intérêts, qui sera inférieure à coup sûr, à ce qu'il aura gagné avec son bouquin. Tout bénéf, comme on dit.

Et tous les lecteurs tombent dans le piège. Quelque chose qui est affirmé sans preuve NE VAUT RIEN. Que le journaliste fasse son article quotidien, hebdomadaire. Qu'il laisse à ceux qui savent respecter leur lecteur l'écriture d'enquêtes. Et honte aux enquêtes sans preuves publiées.
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Ambiance d'archives


Allez voir les histoires de médiévistes sur Médiévizmes... Surtout le premier billet "Faire la cour aux manuscrits" du 25 novembre 2005. C'est exactement l'ambiance de la salle de lecture des Manuscrits occidentaux de la BNF Richelieu. Très bien écrit, difficile de faire mieux.
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06/02/2009

Binaire.


"Le monde se divise en deux catégories, ceux qui tiennent un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses". (Le bon, la brute et le truand, Clint Eastwood)

"Hans
: J'ai la tête vide. Moi, la trahison, ça me démolit !
Eusebio : Question de formation. Moi ça m'inspire."
(Audiard)

Je ne sais pas si vous avez écouté le 7-9 de France Inter, mais écoutez, c'est un vrai résumé, moi, "ça m'inspire" ! C'est la fête des paroliers de génie aujourd'hui.

Là, je dois vous avouer un truc, mon compagnon est un vilain méchant petit patron. Quand j'ai entendu le syndicaliste invité, j'ai beau être habituée, les bras m'en sont tombés et j'ai ri (jaune). Je cite "les caisses des patrons sont pleines" et la suppression de la taxe professionnelle est un cadeau aux patrons. Au passage il y en a un avec son allocution d'hier qui ne m'a pas fait un cadeau, il me discréditerait presque, parler de la taxe professionnelle quand moi, j'en parlais dans mon billet, sans regarder la boîte à neu-neus, hein, ce n'est pas gentil, ça fait hasard pas si hasard que ça. Mais je l'avais annoncé mon billet. Ouf. Bref.


Les caisses des patrons sont pleines. Je crois que je vais lui annoncer ça, à mon patron domestique. Il en sera ravi. Vu qu'il vient de taper dans les dernières et maigres réserves de l'entreprise pour payer ses salariés et lui-même ce mois-ci, en se payant lui-même de mille euros en moins. Heureusement qu'il y a mon salaire (de fonctionnaire) pour payer les remboursements immobiliers parce que sinon, il ferait comme il y a trois ans: faire des courses hebdomadaires à trente euros pendant x mois... Déjà là, je crois qu'on va sérieusement serrer le budget. J'avais besoin de livres pour mes cours et ma thèse, ça attendra.

Bosser dix heures par jour, pour une rémération horaire qui est en dessous du SMIC, oui il connaît. L'angoisse des huissiers, à longueur d'année ("et si l'année se passe mal, si on ne passe pas l'année..." et le coeur se serre). J'ai appris avec lui à ne plus faire de projets. Un appartement suffisament grand pour avoir des enfants, ce n'était pas possible il y a deux ans (on venait d'emménager, le rêve s'est effondré), l'année dernière non plus, cette année ça ne sera pas possible. Emprunter ? Les emprunts se font sur mon salaire de prof (et encore là, je suis contractuelle, on n'a pas essayé récemment mais avec un peu de chance ça ne sera pas possible), parce que lui, il ne peut pas présenter la sacro-sainte fiche de "salaire" puisqu'il n'est pas salarié, on lui demande comme justification de ses revenus un extrait K-bis, si si je vous jure! (un K-bis est un peu comme les papiers d'identité d'une entreprise, aucune trace de revenus du gérant). Ou alors le bilan comptable (pour un emprunt de quelques milliers d'euros). Manifestement en face, la personne ignore à quoi ressemble un bilan comptable. Entre un et plusieurs mètres cubes de papiers.
Mais, mais, mais "les patrons c'est comme les cochons..."

Alors sa situation ne résume pas pour autant la situation de tous les patrons. Il faut cesser de comparer ce qui est incomparable.

Les gens qui ont une vision binaire des choses et qui ont accès à la parole publique, voici une des plaies de notre société... Ce que disait très justement le patron d'une entreprise du bâtiment qui était également invité.


N'empêche qu'avec l'incroyable actualisation de la page wikipedia à propos de la taxe professionnelle, et annonçant sa suppression, modification déjà faite hier soir à 21h 30 quand j'écrivais mon billet, je me suis demandé qui avait fait la modification aussi promptement. Peut-être un fidèle contributeur de Wikipedia. Mais rien n'empêche les petites mains de gouvernement de contribuer à Wikipedia. Quand encyclopédie participative et propagande se croisent...

J'avais annoncé la fête des journalistes, bon pour Péan ça sera demain, il est temps d'aller travailler. Mais faites le calcul : 800 000 euros divisés par 5000 (salariés), selon les responsables syndicats ça fait assez pour financer un mois de salaire pour chacun des 5000 salariés. Comment, le calcul n'est pas juste ? Noooon ?!

PS: malgré le ton de ce billet, je ne suis encartée nulle part ni ne défend aucun parti... Je calcule mon buget mensuel et je jette un oeil critique sur ce que j'entends dans le poste ou dans la rue.
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05/02/2009

Le lien existant entre le financement des universités, le PIB et une photocopieuse en panne


Vous le voyez, je tiens mal mes promesses, hier pas de billet, je suis rentrée trop tard - mais mais mais ! J'ai fini mes copies ! Champagne ! - pour cela.

Il est encore temps d'accomplir mon engagement cependant. Je dois avouer que j'ai un peu de mal, Hobbes et son Léviathan (voir ici pour les curieux qui ne boudent pas Wikipedia) m'a achevé ce soir...
Alors quel est le lien entre une panne de photocopieuse à l'université, les réformes de l'université et le PIB ? Tout tourne autour du financement. Si à la fin de cet article vous n'avez pas compris, vous avez le droit de sortir le piège (à souris).

D'abord, voir ici : sur le blog du sociologue Pierre Dubois dont je vous parlais dans l'avant-dernier article. Admirez au passage l'hébergeur du blog, Le Monde. Un peu comme ceux qui écrivent leur blog sur le site de Libé ou du Figaro, bref des blogs comme j'aime (humour). Passons.

Il y est question de la loi Libertés et Responsabilités des Universités, qui prévoit un accroissement de l'autonomie financière des universités. Ce sociologue précise que "les risques sont bien plus nombreux que les points forts. La structure de financement des universités ne change pas : l’Etat assure 85% des ressources, les autres étant assurées par les droits d’inscription, les contributions des collectivités territoriales et des entreprises. La LRU interdit - de manière tout à fait démagogique - de toucher aux droits d’inscription et laisse espérer l’arrivée de ressources nouvelles par la création de Fondations."

Et, de vous à moi, c'est là qu'on rigole. Parce que là il affirme un peu à la légère "les placements effectués peuvent avoir fait disparaître le capital initial, comme le montrent les aléas des Fondations de certaines universités américaines". Vouais. Les capitaux ne disparaissent jamais tout seuls. Ils disparaissent quand ils sont investis de façon risquée. Si on boursicote, il ne faut pas refuser le risque de perdre ses billes. Mais nul est obligé de boursicoter pour faire prospérer ses deniers.
Mais le plus beau arrive "Actuellement, les entreprises financent une partie de la recherche et des formations (taxe d’apprentissage) ; il n’y a pas besoin de Fondations pour qu’elles continuent". Sauf que la logique n'est pas du tout la même pour les entreprises. Pour les universités si. Mais pas pour les entreprises. Dans les pays qui pratiquent les fondations, celles-ci sont exonérées de certains impôts. Si Bill Gates a sa fondation, et se montre si généreux ce n'est certainement pas par générosité... Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'évoquer. Cela permet d'éviter l'imposition d'une partie de ses bénéfices.
La taxe d'apprentissage fait partie des nombreuses taxes qui frappent les entreprises (c'est normal, n'est-ce pas, n'entend-on pas en cette période de manifs de tout poil, "Les patrons c'est comme les cochons" reprenons tous en choeur...), comme la taxe professionnelle, qui pèse sur la valeur "locative des immeubles et la valeur des immobilisations corporelles", donc des locaux d'une société et sur ses stocks. À l'heure actuelle, si vous achetez une pièce en France, par exemple en commandant par internet, vous êtes livrés quinze jours après environ. Le temps que le fournisseur fasse fabriquer la pièce, ou la fasse venir d'un autre pays. Sauf si vous achetez la pièce dans un autre pays, directement, vous l'avez le lendemain ou le surlendemain par transporteur. Autant de moins pour le PIB.

Depuis trois semaines, une de deux seules photocopieuses de mon université est en panne. Le responsable du service de reproduction m'a dit "oh, je vois, c'est le connecteur qu'il faut changer". Je parierais un carambar que le prestataire de service n'a pas la pièce en stock. Le premier qui peut me dire pourquoi gagne mon carambar (pas déballé).

Demain (ou après-demain) ce sera la fête de certains journalistes... En attendant n'achetez surtout pas le dernier bouquin de Péan sur Kouchner, vous saurez pourquoi...
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03/02/2009

Confusion

Anarchie, bordel, brouillamini, cafouillage, débandade, désordre, embrouillamini, fouillis, gâchis, indétermination. Voici quelques synonymes pour définir la situation des universités aujourd'hui mardi.



D'abord parce qu'il paraît qu'il y a grève. Enfin c'est ce qui est marqué dans les journaux (pour autant que l'on ait le temps de les lire). Peut-être était-ce dit ce matin à la radio, mais à 6h00, avant d'aller attraper mon train, j'ai du mal à me concentrer sur la voix dans le poste. En tout cas, une partie des collègues faisait grève aujourd'hui. Ah bon. Pas eu le temps d'aller aux nombreuses réunions d'informations (dont j'ai appris l'existence après coup pour la plupart).



Donc chacun est dans son coin et fait sa grévounette. Pas de mail pour avertir les collègues. Bon. Et prendre le train ces derniers jours, quatre heures de transport pour une heure ou deux de réunion pour discuter de la grève... Rien sur le site de l'université. Bon.



Alors en vrac voici la liste des sujets de plainte :

- les salaires trop faibles des enseignants chercheurs (quel est le rapport avec la choucroute de la réforme? Chais pas). Vu qu'être enseignant-chercheur est déjà une chance incroyable pour moi, je sais que c'est la contrepartie, et ça ne me dérange pas.

- la mastérisation des concours. En fait là-dedans il y a deux pans : les deux années après la licence passées jusqu'ici à préparer le concours ( un an) et à faire son stage de validation en combinant stages à l'IUFM et premiers cours en collège ou lycée (un quart temps dans mon souvenir), doivent devenir une année de préparation au concours (là ça ne change pas) puis une année de cours en collège ou lycée (à plein temps? Je ne saurais vous le jurer, un mal de chien à trouver les bonnes informations, une fois écartées les rumeurs et on-dit). Même réorganisation pour les professeurs du primaire.

Et puis un deuxième pan, variable selon les disciplines mais voici ce qui se passerait en istouarrgéo: une réforme des concours (CAPES et Agrég). Il s'agirait de garder le système actuel pour les candidats à l'agrégation (quatre questions d'histoire sur des problèmes récemments revus par l'historiographie et trois questions de géographie) et pour les candidats au CAPES un programme fondé sur celui des élèves du collège et du lycée (en gros l'Antiquité, et l'histoire de l'Europe du Moyen-Âge à nos jours avec les défauts pointés dans un précédent billet entre autres).

J'aurai l'occasion de revenir sur ces points. Là je liste les revendications et ce n'est déjà pas simple.


Dans le cas de la formation des enseignants du primaire, étant donné qu'elle doit désormais être assurée par les universités (avant c'était le rôle de l'IUFM) les universités ont été priées de préparer des plaquettes répartissant les enseignements préparant les candidats au concours, en gros entre histoire, maths, sport, etc et en vitesse s'il vous plaît (on a un gouvernement qui n'aime pas la lenteur, je ne vous apprends rien).

- la crainte que la mastérisation détourne les étudiants de la recherche. S'il faut s'engager vers un Master pro (deux ans après la licence donc) "enseignement", c'est dit-on autant d'étudiants qui ne feront pas de Master pro Recherche. J'y reviendrai, parce que ça, je peux attester que ça ne tient pas la route.

- la réorganisation du CNRS, le refus de suventions à de multiples petits projets de recherche.

- la loi dite LRU loi sur la liberté et la responsabilité (qui implique l'autonomie financière) des universités dite loi Précresse.

Et surtout surtout deux points :

- la modulation de service des enseignants-chercheurs: en gros nous sommes obligés à 192h d'enseignement en équivalent TD par semestre, ce qui "vaut" 128h de cours magistraux. La réforme prévoit que, si un enseignant (disons... Alphonse) désire une année consacrer plus de temps à la recherche, et donc enseigner moins, un collègue (disons Bernard) prendra les cours et td qu'Alphonse n'assurera pas. Ou alors, parce qu'un enseignant (Bernadette) n'en fiche pas une en matière de recherche, on lui donne des tâches d'enseignement plus qu'aux autres, ce qui permet à ses collègues de se décharger d'autant d'heures qu'ils pourront passer sur la recherche.

Il faut avouer que dans le supérieur, côté prof j'entends, on n'a pas la culture de la grève. C'est rarissime que les profs se fâchent.

- le fait que l'évolution de la carrière des enseignants-chercheurs (leur nomination, leur évaluation pour progresser dans la carrière) dépende de la présidence de chaque université et plus du CNU (Conseil national des Universités). Là c'est la crainte du clientélisme qui convinct beaucoup de professeurs paisibles d'ordinaire à sortir sur la place publique.

Puis, s'y rajoutent des craintes : que les petites universités soient transformées en collèges universitaires, où la part de la recherche est incertaine.

Bon pour le texte de loi il est là (blog d'un juriste), je l'ai enfin trouvé...
Et ça, c'est pour rire, les réactions du "peuple" comme dit l'auteur du blog, à propos de cette réforme (décontraction des zygomatiques garantie)


Là j'ai... encore des copies, et la fainéante que je suis doit encore préparer un TD, donc je m'arrête là pour l'instant.

Cette grève aura peut-être au moins un point positif: faire parler ensemble des enseignants de disciplines qui d'ordinaire ne se parlent pas. Ou alors sèchement. Comme le jour où je me suis fait virer d'un amphi (situé dans un bâtiment de juristes) où je faisais cours, par un juriste. Quelle idée de faire cours "chez" les juristes aussi. Problème d'emploi du temps, de salles, monsieur était habitué à SA salle à CETTE heure-là. Riez, mais sur le moment, j'ai été obligée de ranger mon cours et de plier bagages avec mes quatre-vingts étudiants derrière moi... Mon honneur en a pris un coup. Mais depuis le manque de courtoisie de ce prof m'a fait rire. Non non non je ne donnerai pas de nom. D'abord je ne le connais pas.

Demain je vous raconterai le lien qu'il y a peut-être entre la panne d'une photocopieuse, la grève du supérieur et le PIB.
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02/02/2009

Le point commun entre mes trouvailles du week-end sur la toile et la grève des universitaires

(tous droits réservés - http://deligne.over-blog.com/)

Vous les trouverez dans la liste des blogs sur la droite de la page : une vraie perle Médiévizmes et un autre blog dont l'esprit un peu aigre ou en tout cas critique me plaît assez : Big Blogger.

Je me tâte sur la création d'un enfer de la toile, pour les blogs que je n'aime pas (blogs d'histoire ou d'historiens, entendons-nous) du genre qui commencent par afficher leur opinion politique ou autre. Ce qui, selon moi, appartient à la sphère privée et non à l'historien. Parce que l'on peut être historien et citoyen sans afficher l'appartenance à un courant politique ou à une religion. Mais ce n'est que mon avis.

Oh et puis non. Les mentionner ici ne serait que leur rendre plus de publicité qu'ils ne méritent. Le comble de l'enfer c'est l'absence, le vide.

Il faut dire qu'en ce moment, beaucoup d'historiens à mon goût mélange réflexion citoyenne et opinions privées. Or, dans le contexte de grève et de fronde des universitaires contre le ministère au sujet des réformes des universités (voire là ce qui se joue sur un site créé par le ministère, à lire avec la prudence requise face à une site officiel) j'écoute, mais j'avoue demeurer un peu sur la réserve. J'ai vaguement l'impression que des trucs m'échappent. "Pourquoi réagir autant maintenant ?" est une des questions que je me pose. Le problème dure au moins depuis la réforme du LMD (LicenceMasterDoctorat) qui remonte à quelques années. D'ailleurs les grandes écoles sont en train d'en crever du LMD et si la réforme des universités à eu l'honneur du 7-10 ce matin sur France Inter, beaucoup trop bref d'ailleurs pour traiter vraiment le problème, rien vu ni entendu sur la mort à court terme des grandes écoles, des prépas qui ne peuvent pas trouver leur place dans le système LMD... Sauf sur le site d'un "observatoire" qui se présente comme une société indépendante d’édition et de presse électronique Boivigny.com et en particulier intéressée par les dossiers relatifs à l'enseignement supérieur. J'ai besoin de temps pour réagir - parce que d'abord j'ai encore des copies sur les bras - et, blague à part, parce que j'essaie de me faire une idée par moi-même, d'autant que mon entourage mélange fonctionnaires et membres du privé, en particulier patrons de PME, autant dire que j'essaie de voir les problèmes par les deux bouts de la lorgnette. Ce qui demande au moins deux fois plus de temps.

Voici ici le blog d'un sociologue, chercheur au CNRS de 1969 à 1980, professeur dans plusieurs universités, Pierre Dubois, pour se faire une idée des critiques qui circulent dans le milieu des universitaires sur la réforme. Il y a des affirmations qui me semblent hasardeuses mais pour l'instant, j'écoute, je lis, et je préfère attendre avant d'exposer ce qui ne serait de toute façon qu'une opinion.
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