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Une envie de livres ?

12/02/2009

333 manuscrits en ligne


Trogen, Kantonsbibliothek Appenzell Ausserrhoden, CM Ms. 9, Flandres, 2e quart du XVIe siècle, Livre de prières d'Anne de Clèves p. 5 recto http://www.e-codices.ch.


Voici une information datée de décembre 2008, trouvée sur le site Généinfos, et qui vaut son pesant de cacahuètes, y compris pour les curieux et autres amateurs qui liront ce billet ! Il s'agit en réalité d'un site e-codices, qui se veut bibliothèque virtuelle des manuscrits en Suisse. Allez faire un tour, c'est superbe !
Le but du projet e-codices est de mettre à disposition les manuscrits du Moyen Âge en Suisse dans une bibliothèque virtuelle. Pour l’instant, 363 manuscrits de 16 bibliothèques différentes sont accessibles. La bibliothèque virtuelle sera progressivement enrichie.
À quand un pareil site pour mes archives du XVIIe siècle? Rêvons un peu...

Anne de Clèves (1515 -1557) est la très heureuse épouse d'Henri VIII qui a eu la chance d'être répudiée et non décapitée par son royal époux...
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Contester ou proposer?

Toujours à propos de la grève dans le supérieur.

La contestation sans proposition, ne mène à rien, ne mènera à rien, car toutes les protestations ne feront que bloquer la situation, alors que la nécessité de réforme est réelle. Faire des propositions est d'autant plus que important que le public ne comprend rien aux raisons profondes de la levée de boucliers du supérieur, assimilant souvent secondaire et supérieur en une sorte de magmas contestataire: ""les profs" sont encore en grève! Ah bon, parce que ça leur arrive de travailler?". Sauf que la grève du supérieur est extraordinaire.

Cette situation provoque un certain nombre de réflexions:

* le besoin après la présente grève d'une plus grande communication à l'égard du public du quotidien des chercheurs, que signifie "faire de la recherche" aujourd'hui? Quelles difficultés, quels bonheurs aussi, représente l'activité de chercheur? Qu'est-ce que cela apporte (selon les disciplines) ?

* au sujet du projet de décret concernant le statut des enseignants chercheurs:

- flou artistique de certains alinéas, pourtant déterminants: sur quels critères les présidents d'universités vont-ils décider qui est bon chercheur et peut recevoir des décharges d'heures de cours? Quelle institution pour contrôler cette part de l'activité des présidents? Car juge unique, juge inique.

- que les présidents aient le pouvoir de contrôler l'activité réelle des enseignants chercheurs, pourquoi pas, à condition que les enseignants chercheurs aient la certitude qu'ils ne seront pas à la merci de tractations liées à leur proximité par rapport au pouvoir, bref que leur carrière, leur indépendance ne dépende pas de leur capacité à courtiser le prince, i.e. le président. Quelles garanties sont données pour l'instant dans le décret? C'est un point essentiel qui nécessite des précisions et des garanties absolues.

- l'activité de recherche des enseignants chercheurs est déjà évaluée: à chaque fois qu'il veut changer d'échelon, quand il devient maître de conférence, qu'il passe une HDR (habilitation à diriger des recherches), etc. Si l'on veut améliorer cette évaluation, qui finalement n'est peut-être pas assez fréquente, il y a plusieurs possibilité à envisager.

a/ une évaluation par des bureaucrates n'a aucun sens. Il faut être évalué par des chercheurs professionnels, par des pairs. Doit-on envisager l'anonymat des dossiers à évaluer? On sait très bien qui travaille sur quoi. Pourquoi ne pas songer, puisqu'il est question de s'intégrer à un classement mondial, à une évaluation par des spécialistes mondiaux? Restera à établir la liste de ces spécialistes. Certains suggèrent de n'être jugés que par des pairs, donc de supprimer le tiers de membres du Conseil National des Universités (CNU) nommés (par le gouvernement).

b/ une évaluation peut-être effectivement plus fréquente. Ce qui est scandaleux dans le présent décret visant à réformer le statut des enseignants chercheurs, est qu'il jette la suspicion sur des enseignants-chercheurs qui sont irréprochables. La grève mobilise des enseignants qui d'ordinaire, ne manifestent jamais. Certains, pourrait-on avancer, la majorité, n'ont jamais fait grève et jamais participé aux mouvements de contestation. Il est peu probable qu'un mauvais chercheur soit un bon enseignant (montrez-nous cet oiseau rare!) et les étudiants peuvent légitimement attendre les meilleurs enseignants au niveau de l'université!

- donc plutôt que de cantonner les enseignants-chercheurs qui ne se préoccupent plus guère de la qualité de leurs travaux, qu'il s'agisse d'enseignement ou de recherche, aux tâches d'enseignement, donnons-nous le moyen "législatif" de les inviter à se reprendre, avant de mettre fin à leur mission d'enseignant-chercheur; et ce qui est valable pour le supérieur doit l'être aussi pour le secondaire; un professeur qui n'est pas soucieux de mettre à jour ses connaissances et son enseignement, doit recevoir un avertissement, et au cas où il n'en tiendrait pas compte, se voir retirées ses fonctions d'enseignant, et pas pour rejoindre un placard. Car s'il ne respecte pas ses engagements, pris au moment de signer son contrat - car il me semble essentiel que les enseignants signent un contrat qui précise leurs droits et leurs obligations. Un enseignant doit pouvoir être licencié pour faute lourde, puisque sa faute pénalise ses collègues, la recherche et les étudiants. Mais cela implique de pouvoir poursuivre les syndicats pour abus lorsqu'ils bloquent une sanction nécessaire. Le pouvoir absolu royal - mal connu du grand public et pourtant limité - est décrié mais le pouvoir absolu syndical fait juste l'objet d'un tabou...

- un des objets de scandale est le détournement par les partis politiques de cette réforme qui est nécessaire. Que l'on cesse à l'université de diaboliser le système américain (nous ne sommes pas obligés de le copier point à point jusque dans ses défauts), les entreprises (qui ne sont pas pour autant toutes irréprochables pour autant), de diaboliser la lutte contre la gabegie financière et humaine qui a lieu dans l'éducation nationale, du secondaire au primaire:

- pourquoi ne pas réfléchir à des fondations qui garantissent aux entreprises un investissement défiscalisé au moins partiellement, ce qui les rendrai attractives - comme c'est le cas aux États-Unis, en fixant des garanties sur l'utilisation des fonds. Il s'agit de déterminer un pourcentage d'étudiants qui seront formés grâce à des bourses dans l'intérêt de l'entreprise qui aura versé les fonds, et un pourcentage important d'étudiants, pas loin d'être égal au premier, qui pourraient recevoir également des bourses pour se consacrer à des disciplines sans rapport avec l'activité de l'entreprise fondatrice, mais qui servirait son prestige.

- les bourses créées grâce à ces fondations doivent combiner absolument critères sociaux et critères de mérite: il est hors de question que des étudiants qui sont faits pour des études supérieures doivent y renoncer, faute de financement. Il est scandaleux de conserver le système actuel qui permet à des candidats à l'agrégation dont les parents ont des moyens financiers tout à fait suffisants, d'obtenir une bourse sur critères de mérites seuls, au détriment d'étudiants ayant été obligés de faire tout leur cursus sur critères sociaux, et qui au moment de passer l'agrégation, se retrouvent contraints d'abandonner ou de s'endetter pour pouvoir préparer pendant un an l'agrégation. Ce qui m'est arrivé.

- la gestion des finances des fondations doit être contrôlé strictement, en ne dégrevant fiscalement que celles qui investissent dans le temps dans des opérations non soumises aux fluctuations de la bourse.

* lutter contre la gabegie humaine et financière de ces masses d'étudiants mal orientés qui échouent dans les trois premières années de la licence. Tous les points qui suivent ont fait l'objet d'une discussion avec mes étudiants de troisième année, qui étaient d'accord avec les suggestions.

- Il faut pour résoudre ce problème établir des bourses sur critères qui soient à la fois sociaux et liés au mérite des étudiants. Ce qui existe déjà dans certains pays européens et fonctionne très bien.

- établir en fin de première année un examen qui sélectionne les étudiants autorisés à continuer en deuxième année, pour éviter de voir traîner à l'université des étudiants qui finiront pas échouer, faute d'avoir la capacité
de suivre des études supérieures intellectuelles. En fin de première année, car selon le lycée, on n'a pas nécessairement appris à réfléchir, à travailler de façon autonome, et très rigoureuse, ce qui est absolument nécessaire pour réussir à l'université. Mais cela suppose de ne pas confondre égalité des chances (qui consiste dans la même offre de formation à tous) et égalité des talents, car jusqu'à preuve du contraire, je n'estime pas avoir les mêmes capacités qu'un facteur d'instruments, qu'un ingénieur BTP ou encore qu'un professeur de sports, même si on me proposait une formation complète. On ne peut pas aider les gens malgré eux, or je n'ai pas vu d'échec à l'université tant comme étudiante que professeur, lié à d'autre cause que des compétences insuffisantes de la part de quelques étudiants ou d'incapacité à comprendre l'importance du travail et de l'effort demandé. Cette gabegie humaine, qui méprise au nom d'une égalité des chances mal comprises, la perte des meilleurs années de ces jeunes étudiants qui échouent, finalement. C'est une gabegie également des efforts des enseignants pour les aider, qui vont investir en pure perte de temps, de l'énergie. Et c'est une perte pour l'université qui n'a la réputation que d'être trop souvent médiocre: quand un élève est bon, on le pousse en prépa. Pas à l'université. Où reviennent ceux qui ont échoué en cours de prépa ou aux concours des grandes écoles...

- D'autre part remettre à plat le système d'orientation professionnelle: cesser de diaboliser ou de réserver aux moins bons élèves ce qui n'est pas la voie générale du lycée. Chacun a sa place en fonction de ses compétences, et je ne crois pas que ce soit rechercher le bien d'un jeune que de le laisser perdre ses meilleurs années, devenir chômeur et aigri, avec peu ou pas de diplômes réellement utiles, alors qu'il aurait pu trouver sa place ailleurs, dans un autre secteur d'activité.
Il n'est pas honteux de faire un cursus professionnalisant dès la fin de 3e.
On peut faire des études supérieures après un CAP et un temps d'activité. Faire en sorte que les collégiens et les lycéens soient tous informés précisément sur l'éventail complet des métiers existants, à l'aide de vidéos présentant les métiers par type d'activité et de compétences, et de stages d'observation, quitte à utiliser pour cela les mercredi après-midi par exemple. Près de la moitié des étudiants échoue à l'heure actuelle à l'université et quelque soit les moyens humains et financiers, ils ne pourront pas y trouver leur place sauf à
comprendre le caractère essentiel de l'effort personnel, de l'assiduité, de l'ambition personnelle dans leur réussite finale, qu'ils obtiennent des diplômes dans une grande école ou un CAP. Comment peut-on en arriver à l'heure actuelle à manquer de jeunes gens refusant des métiers manuels très bien payés - mieux même qu'enseignant dans le secondaire - ?

- relever le niveau d'exigence en expression écrite et orale en français, apprendre aux élèves les règles sociales, savoir se présenter à un entretien, bref à la fois faire comprendre aux élèves que leur réussite personnelle dépend notamment de leur capacité à se faire accepter et à accepter les règles sociales. Ce qui n'est possible qu'à condition d'admettre que l'entreprise n'est pas un grand Satan, qu'entretien n'est pas synonyme de discrimination.

* lutter contre la gabegie financière à l'université:

- en plaçant auprès du président des conseillers techniques: on peut penser notamment dans le domaine informatique, à des entrepreneurs qualifiés, ayant prouvé leur aptitude à gérer autre chose que des systèmes windows, qui interviendront à titre d'experts, payés selon leurs compétences, ce qui permettra enfin une diffusion internationale de la recherche française et une économie conséquente. Au lieu des achats de logiciels coûtant jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros parce que le président, incompétent en informatique est persuadé qu'un logiciel payant est par exemple nécessairement mieux qu'un logiciel gratuit, au lieu de renouvellement du parc informatique tous les trois ou quatre ans, qui n'a pas lieu d'être.

- supprimer les dernières chaires à vie comme il en existe (encore?) au Centre National des Ars et Métiers (CNAM) où l'on voit des titulaires de chaire devenus parfaitement incapables d'assurer leurs fonctions;

- supprimer l'actuel système de financement des laboratoires qui les obligent à
dépenser d'intégralité de leur enveloppe budgétaire une année, alors qu'elles n'en ont pas un besoin absolu, et qui leur interdit de faire certaines dépenses dont elles auraient par ailleurs absolument besoin

- mettre fin au système de marchés publics, et de contrats pluriannuels au plus bas coût, qui amènent des établissement d'enseignement supérieur à payer chaque nouvelle livraison du matériel dont elles n'ont plus systématiquement besoin, qui assurent des rentes scandaleuses à de grandes entreprises qui ne sont pas les meilleures; cette politique provoque également une gabegie financière, à cause d'une politique à court terme - l'économie immédiate au lieu de l'investissement sur dix ans par exemple.

- ne retenir que l'avancement au mérite des fonctionnaires, enseignants ou personnel administratif et technique, ce qui suppose de limiter les abus de pouvoirs de syndicats; ce qui évitera de décourager les enseignants et personnels techniques et administratifs, qui finissent par démissionner, demanter une mutation, lassés de l'incurie de leurs collègues, cas que j'ai eu sous les yeux avant hier encore...

Mais je sais bien que tout cela restera en pure perte, car le ministère ne veut entendre que des syndicats et des élus, or pour faire partie d'un syndicat ou être élu, il faut avoir du temps...
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Un petit trésor à lire, "bonnet d'âne"

Voici ma découverte d'hier soir (je me régale, alors autant vous en faire profiter, attention bloggeur hargneux... mais j'aime les hargneux, question de solidarité) : le blog de Jean-Paul Brighelli.
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10/02/2009

Un pas en avant ou deux pas en arrière?

(Marina Vlady dans le rôle de la Princesse de Clèves, c'est juste pour le plaisir de cette beauté sublime et pour d'autres raisons, voir en fin de billet)

Alors voilà, je suis à mon tour entraînée dans le cortège des mails en série, des Assemblées générales (avec même des fautes sur l'annonce de l'AG, si, si, je vous jure, mais c'est la faute au syndicat étudiant), et des discussions, réunions avec des collègues, des étudiants. Bref.

Je suis enfin allée faire un tour sur le site Sauvons la Recherche, que je ne vous recommanderai pas (je vous l'ai dit 1/ j'ai mauvais caractère, 2/ je n'aime pas les gens qui confusionnent -sic- politique et demande de réforme d'une réforme...): voir leur page slogans, littéralement pathétiques pour la plupart. Les attaques contre les personnes, je ne suis pas encore descendue assez bas pour les admettre, quelque soit la personne en face. Quand les chercheurs ne sont pas fichus de trouver des slogans plus pertinents que le syndicaliste à l'esprit binaire, ça me laisse perplexe...

A première vue plus intéressant, le site Sauvons l'université, qui collecte des analyses, des nouvelles, des lieux de rendez-vous de manifestations, bref pas inintéressant.
Bon, il y a des manifestations consternantes. Le lancer de chaussures ne m'a pas inspiré grand chose. On frise le ridicule (et je n'aime pas l'idée d'avoir copié le geste de cet Irakien qui a accompli ce geste pour une cause bien plus grave encore...)
Dans la liste des billets intéressants, j'ai retenu en particulier celui-ci (blog de Dimitri Houtcieff) qui publie l'appel de Daniel Fasquelle député (UMP) du Pas-de-Calais et professeur de droit. Enfin des propositions, et pas une demande de retrait pur et simple des réformes. À lire donc, pour se faire son opinion.

Pour finir ce billet (si j'ai le temps je mets en ligne quelques éléments personnels sur la/les réformes et ce qui pourrait être pertinent, ce qui est sorti des discussions avec les uns et les autres) voici un appel auquel je crois bien que je vais céder, étant donné que je suis une fanatique absolue de la Princesse de Clèves: un projet fou de lecture marathon de la Princesse de Clèves :

"Nous nous relaierons le lundi 16 février, à partir de 15h, devant le Panthéon, place du Panthéon à Paris, pour une lecture marathon de La Princesse de Clèves.
Rendez-vous à 14h50 devant le Panthéon ou à l'Université de Paris3, 13 rue Santeuil, 75005 Paris, Hall des Amphis, devant l'Amphi A à 14h.
Tout lecteur volontaire est le bienvenu : on arrive quand on peut et on part quand on veut. On peut aussi rester et arriver à l'heure.
Prévoir parapluies, papiers d'identité et cartes d'étudiants, thermos de café et voix bien posées.
Pour tout renseignement : Sophie Rabau (srabau@free.fr)"



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08/02/2009

Pourquoi ne pas acheter le dernier Péan "Le monde selon K"

Pourquoi ne pas acheter le dernier Péan? Je suis allée en librairie ces derniers jours pour faire l'acquisition du fameux Paysans du Languedoc d'Emmanuel Leroy Ladurie, tiré de sa thèse, et qui ne figurait pas encore, scandale, dans ma bibliothèque. Et j'en ai profité pour feuilleter le Péan, et discuter avec la libraire. Ils avaient été dévalisés la veille, jour de sortie du livre.

J'ai écouté également Péan invité par Mermet dans l'émission là-bas si j'y suis. Ce n'est donc pas ce qu'avance Péan qui me pose tant problème que l'absence totale dans son ouvrage de ses sources. Je sais que c'est une règle chez les journalistes. Mais dans ce cas précis, cela ne se justifiait pas, pour la majorité de sa documentation, fondée si j'ai bien compris sur une étude de son image, produite dans les journaux, par contraste avec les compromissions de B. Kouchner -dont les sources sont pour le coup plus délicates à afficher, si Péan a des sources solides.

Or le lecteur de son livre ne peut rien vérifier. Et c'est là que réside le problème. C'est une différence fondamentale entre les historiens professionnels et les journalistes. Un historien digne de confiance commence par indiquer chacune de ses sources. Cela permet au lecteur de pouvoir savoir sur quoi se fonde l'auteur pour affirmer ceci ou cela. De contester, de nuancer, de rebondir sur l'idée.

Là, rien.


Pas de sources, ni en bas de page, ni en fin de chapitre, ni en fin d'ouvrage.


Et c'est tellement commun que personne ne relève la chose. Je n'ai vu aucun historien se manifester à ce sujet. Pourtant levée de boucliers quand il a été question de juger de la responsabilité des acteurs de crimes historiques, complices ou plus, devant les tribunaux, car disait-on "ce n'est pas aux tribunaux de dire l'histoire, ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas". Oui, nous sommes d'accord sur ce principe.
Pourtant ici, il serait bien étonnant que l'affaire ne finisse pas devant un tribunal. Même si le héros malgré lui a des choses à se reprocher. Ce sera donc à un tribunal de trancher ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.

Péan le sait. Si tribunal il y a, si condamnation il y a, la sentence lui imposera de payer une somme pour dommages et intérêts, qui sera inférieure à coup sûr, à ce qu'il aura gagné avec son bouquin. Tout bénéf, comme on dit.

Et tous les lecteurs tombent dans le piège. Quelque chose qui est affirmé sans preuve NE VAUT RIEN. Que le journaliste fasse son article quotidien, hebdomadaire. Qu'il laisse à ceux qui savent respecter leur lecteur l'écriture d'enquêtes. Et honte aux enquêtes sans preuves publiées.
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Ambiance d'archives


Allez voir les histoires de médiévistes sur Médiévizmes... Surtout le premier billet "Faire la cour aux manuscrits" du 25 novembre 2005. C'est exactement l'ambiance de la salle de lecture des Manuscrits occidentaux de la BNF Richelieu. Très bien écrit, difficile de faire mieux.
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06/02/2009

Binaire.


"Le monde se divise en deux catégories, ceux qui tiennent un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses". (Le bon, la brute et le truand, Clint Eastwood)

"Hans
: J'ai la tête vide. Moi, la trahison, ça me démolit !
Eusebio : Question de formation. Moi ça m'inspire."
(Audiard)

Je ne sais pas si vous avez écouté le 7-9 de France Inter, mais écoutez, c'est un vrai résumé, moi, "ça m'inspire" ! C'est la fête des paroliers de génie aujourd'hui.

Là, je dois vous avouer un truc, mon compagnon est un vilain méchant petit patron. Quand j'ai entendu le syndicaliste invité, j'ai beau être habituée, les bras m'en sont tombés et j'ai ri (jaune). Je cite "les caisses des patrons sont pleines" et la suppression de la taxe professionnelle est un cadeau aux patrons. Au passage il y en a un avec son allocution d'hier qui ne m'a pas fait un cadeau, il me discréditerait presque, parler de la taxe professionnelle quand moi, j'en parlais dans mon billet, sans regarder la boîte à neu-neus, hein, ce n'est pas gentil, ça fait hasard pas si hasard que ça. Mais je l'avais annoncé mon billet. Ouf. Bref.


Les caisses des patrons sont pleines. Je crois que je vais lui annoncer ça, à mon patron domestique. Il en sera ravi. Vu qu'il vient de taper dans les dernières et maigres réserves de l'entreprise pour payer ses salariés et lui-même ce mois-ci, en se payant lui-même de mille euros en moins. Heureusement qu'il y a mon salaire (de fonctionnaire) pour payer les remboursements immobiliers parce que sinon, il ferait comme il y a trois ans: faire des courses hebdomadaires à trente euros pendant x mois... Déjà là, je crois qu'on va sérieusement serrer le budget. J'avais besoin de livres pour mes cours et ma thèse, ça attendra.

Bosser dix heures par jour, pour une rémération horaire qui est en dessous du SMIC, oui il connaît. L'angoisse des huissiers, à longueur d'année ("et si l'année se passe mal, si on ne passe pas l'année..." et le coeur se serre). J'ai appris avec lui à ne plus faire de projets. Un appartement suffisament grand pour avoir des enfants, ce n'était pas possible il y a deux ans (on venait d'emménager, le rêve s'est effondré), l'année dernière non plus, cette année ça ne sera pas possible. Emprunter ? Les emprunts se font sur mon salaire de prof (et encore là, je suis contractuelle, on n'a pas essayé récemment mais avec un peu de chance ça ne sera pas possible), parce que lui, il ne peut pas présenter la sacro-sainte fiche de "salaire" puisqu'il n'est pas salarié, on lui demande comme justification de ses revenus un extrait K-bis, si si je vous jure! (un K-bis est un peu comme les papiers d'identité d'une entreprise, aucune trace de revenus du gérant). Ou alors le bilan comptable (pour un emprunt de quelques milliers d'euros). Manifestement en face, la personne ignore à quoi ressemble un bilan comptable. Entre un et plusieurs mètres cubes de papiers.
Mais, mais, mais "les patrons c'est comme les cochons..."

Alors sa situation ne résume pas pour autant la situation de tous les patrons. Il faut cesser de comparer ce qui est incomparable.

Les gens qui ont une vision binaire des choses et qui ont accès à la parole publique, voici une des plaies de notre société... Ce que disait très justement le patron d'une entreprise du bâtiment qui était également invité.


N'empêche qu'avec l'incroyable actualisation de la page wikipedia à propos de la taxe professionnelle, et annonçant sa suppression, modification déjà faite hier soir à 21h 30 quand j'écrivais mon billet, je me suis demandé qui avait fait la modification aussi promptement. Peut-être un fidèle contributeur de Wikipedia. Mais rien n'empêche les petites mains de gouvernement de contribuer à Wikipedia. Quand encyclopédie participative et propagande se croisent...

J'avais annoncé la fête des journalistes, bon pour Péan ça sera demain, il est temps d'aller travailler. Mais faites le calcul : 800 000 euros divisés par 5000 (salariés), selon les responsables syndicats ça fait assez pour financer un mois de salaire pour chacun des 5000 salariés. Comment, le calcul n'est pas juste ? Noooon ?!

PS: malgré le ton de ce billet, je ne suis encartée nulle part ni ne défend aucun parti... Je calcule mon buget mensuel et je jette un oeil critique sur ce que j'entends dans le poste ou dans la rue.
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05/02/2009

Le lien existant entre le financement des universités, le PIB et une photocopieuse en panne


Vous le voyez, je tiens mal mes promesses, hier pas de billet, je suis rentrée trop tard - mais mais mais ! J'ai fini mes copies ! Champagne ! - pour cela.

Il est encore temps d'accomplir mon engagement cependant. Je dois avouer que j'ai un peu de mal, Hobbes et son Léviathan (voir ici pour les curieux qui ne boudent pas Wikipedia) m'a achevé ce soir...
Alors quel est le lien entre une panne de photocopieuse à l'université, les réformes de l'université et le PIB ? Tout tourne autour du financement. Si à la fin de cet article vous n'avez pas compris, vous avez le droit de sortir le piège (à souris).

D'abord, voir ici : sur le blog du sociologue Pierre Dubois dont je vous parlais dans l'avant-dernier article. Admirez au passage l'hébergeur du blog, Le Monde. Un peu comme ceux qui écrivent leur blog sur le site de Libé ou du Figaro, bref des blogs comme j'aime (humour). Passons.

Il y est question de la loi Libertés et Responsabilités des Universités, qui prévoit un accroissement de l'autonomie financière des universités. Ce sociologue précise que "les risques sont bien plus nombreux que les points forts. La structure de financement des universités ne change pas : l’Etat assure 85% des ressources, les autres étant assurées par les droits d’inscription, les contributions des collectivités territoriales et des entreprises. La LRU interdit - de manière tout à fait démagogique - de toucher aux droits d’inscription et laisse espérer l’arrivée de ressources nouvelles par la création de Fondations."

Et, de vous à moi, c'est là qu'on rigole. Parce que là il affirme un peu à la légère "les placements effectués peuvent avoir fait disparaître le capital initial, comme le montrent les aléas des Fondations de certaines universités américaines". Vouais. Les capitaux ne disparaissent jamais tout seuls. Ils disparaissent quand ils sont investis de façon risquée. Si on boursicote, il ne faut pas refuser le risque de perdre ses billes. Mais nul est obligé de boursicoter pour faire prospérer ses deniers.
Mais le plus beau arrive "Actuellement, les entreprises financent une partie de la recherche et des formations (taxe d’apprentissage) ; il n’y a pas besoin de Fondations pour qu’elles continuent". Sauf que la logique n'est pas du tout la même pour les entreprises. Pour les universités si. Mais pas pour les entreprises. Dans les pays qui pratiquent les fondations, celles-ci sont exonérées de certains impôts. Si Bill Gates a sa fondation, et se montre si généreux ce n'est certainement pas par générosité... Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'évoquer. Cela permet d'éviter l'imposition d'une partie de ses bénéfices.
La taxe d'apprentissage fait partie des nombreuses taxes qui frappent les entreprises (c'est normal, n'est-ce pas, n'entend-on pas en cette période de manifs de tout poil, "Les patrons c'est comme les cochons" reprenons tous en choeur...), comme la taxe professionnelle, qui pèse sur la valeur "locative des immeubles et la valeur des immobilisations corporelles", donc des locaux d'une société et sur ses stocks. À l'heure actuelle, si vous achetez une pièce en France, par exemple en commandant par internet, vous êtes livrés quinze jours après environ. Le temps que le fournisseur fasse fabriquer la pièce, ou la fasse venir d'un autre pays. Sauf si vous achetez la pièce dans un autre pays, directement, vous l'avez le lendemain ou le surlendemain par transporteur. Autant de moins pour le PIB.

Depuis trois semaines, une de deux seules photocopieuses de mon université est en panne. Le responsable du service de reproduction m'a dit "oh, je vois, c'est le connecteur qu'il faut changer". Je parierais un carambar que le prestataire de service n'a pas la pièce en stock. Le premier qui peut me dire pourquoi gagne mon carambar (pas déballé).

Demain (ou après-demain) ce sera la fête de certains journalistes... En attendant n'achetez surtout pas le dernier bouquin de Péan sur Kouchner, vous saurez pourquoi...
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03/02/2009

Confusion

Anarchie, bordel, brouillamini, cafouillage, débandade, désordre, embrouillamini, fouillis, gâchis, indétermination. Voici quelques synonymes pour définir la situation des universités aujourd'hui mardi.



D'abord parce qu'il paraît qu'il y a grève. Enfin c'est ce qui est marqué dans les journaux (pour autant que l'on ait le temps de les lire). Peut-être était-ce dit ce matin à la radio, mais à 6h00, avant d'aller attraper mon train, j'ai du mal à me concentrer sur la voix dans le poste. En tout cas, une partie des collègues faisait grève aujourd'hui. Ah bon. Pas eu le temps d'aller aux nombreuses réunions d'informations (dont j'ai appris l'existence après coup pour la plupart).



Donc chacun est dans son coin et fait sa grévounette. Pas de mail pour avertir les collègues. Bon. Et prendre le train ces derniers jours, quatre heures de transport pour une heure ou deux de réunion pour discuter de la grève... Rien sur le site de l'université. Bon.



Alors en vrac voici la liste des sujets de plainte :

- les salaires trop faibles des enseignants chercheurs (quel est le rapport avec la choucroute de la réforme? Chais pas). Vu qu'être enseignant-chercheur est déjà une chance incroyable pour moi, je sais que c'est la contrepartie, et ça ne me dérange pas.

- la mastérisation des concours. En fait là-dedans il y a deux pans : les deux années après la licence passées jusqu'ici à préparer le concours ( un an) et à faire son stage de validation en combinant stages à l'IUFM et premiers cours en collège ou lycée (un quart temps dans mon souvenir), doivent devenir une année de préparation au concours (là ça ne change pas) puis une année de cours en collège ou lycée (à plein temps? Je ne saurais vous le jurer, un mal de chien à trouver les bonnes informations, une fois écartées les rumeurs et on-dit). Même réorganisation pour les professeurs du primaire.

Et puis un deuxième pan, variable selon les disciplines mais voici ce qui se passerait en istouarrgéo: une réforme des concours (CAPES et Agrég). Il s'agirait de garder le système actuel pour les candidats à l'agrégation (quatre questions d'histoire sur des problèmes récemments revus par l'historiographie et trois questions de géographie) et pour les candidats au CAPES un programme fondé sur celui des élèves du collège et du lycée (en gros l'Antiquité, et l'histoire de l'Europe du Moyen-Âge à nos jours avec les défauts pointés dans un précédent billet entre autres).

J'aurai l'occasion de revenir sur ces points. Là je liste les revendications et ce n'est déjà pas simple.


Dans le cas de la formation des enseignants du primaire, étant donné qu'elle doit désormais être assurée par les universités (avant c'était le rôle de l'IUFM) les universités ont été priées de préparer des plaquettes répartissant les enseignements préparant les candidats au concours, en gros entre histoire, maths, sport, etc et en vitesse s'il vous plaît (on a un gouvernement qui n'aime pas la lenteur, je ne vous apprends rien).

- la crainte que la mastérisation détourne les étudiants de la recherche. S'il faut s'engager vers un Master pro (deux ans après la licence donc) "enseignement", c'est dit-on autant d'étudiants qui ne feront pas de Master pro Recherche. J'y reviendrai, parce que ça, je peux attester que ça ne tient pas la route.

- la réorganisation du CNRS, le refus de suventions à de multiples petits projets de recherche.

- la loi dite LRU loi sur la liberté et la responsabilité (qui implique l'autonomie financière) des universités dite loi Précresse.

Et surtout surtout deux points :

- la modulation de service des enseignants-chercheurs: en gros nous sommes obligés à 192h d'enseignement en équivalent TD par semestre, ce qui "vaut" 128h de cours magistraux. La réforme prévoit que, si un enseignant (disons... Alphonse) désire une année consacrer plus de temps à la recherche, et donc enseigner moins, un collègue (disons Bernard) prendra les cours et td qu'Alphonse n'assurera pas. Ou alors, parce qu'un enseignant (Bernadette) n'en fiche pas une en matière de recherche, on lui donne des tâches d'enseignement plus qu'aux autres, ce qui permet à ses collègues de se décharger d'autant d'heures qu'ils pourront passer sur la recherche.

Il faut avouer que dans le supérieur, côté prof j'entends, on n'a pas la culture de la grève. C'est rarissime que les profs se fâchent.

- le fait que l'évolution de la carrière des enseignants-chercheurs (leur nomination, leur évaluation pour progresser dans la carrière) dépende de la présidence de chaque université et plus du CNU (Conseil national des Universités). Là c'est la crainte du clientélisme qui convinct beaucoup de professeurs paisibles d'ordinaire à sortir sur la place publique.

Puis, s'y rajoutent des craintes : que les petites universités soient transformées en collèges universitaires, où la part de la recherche est incertaine.

Bon pour le texte de loi il est là (blog d'un juriste), je l'ai enfin trouvé...
Et ça, c'est pour rire, les réactions du "peuple" comme dit l'auteur du blog, à propos de cette réforme (décontraction des zygomatiques garantie)


Là j'ai... encore des copies, et la fainéante que je suis doit encore préparer un TD, donc je m'arrête là pour l'instant.

Cette grève aura peut-être au moins un point positif: faire parler ensemble des enseignants de disciplines qui d'ordinaire ne se parlent pas. Ou alors sèchement. Comme le jour où je me suis fait virer d'un amphi (situé dans un bâtiment de juristes) où je faisais cours, par un juriste. Quelle idée de faire cours "chez" les juristes aussi. Problème d'emploi du temps, de salles, monsieur était habitué à SA salle à CETTE heure-là. Riez, mais sur le moment, j'ai été obligée de ranger mon cours et de plier bagages avec mes quatre-vingts étudiants derrière moi... Mon honneur en a pris un coup. Mais depuis le manque de courtoisie de ce prof m'a fait rire. Non non non je ne donnerai pas de nom. D'abord je ne le connais pas.

Demain je vous raconterai le lien qu'il y a peut-être entre la panne d'une photocopieuse, la grève du supérieur et le PIB.
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02/02/2009

Le point commun entre mes trouvailles du week-end sur la toile et la grève des universitaires

(tous droits réservés - http://deligne.over-blog.com/)

Vous les trouverez dans la liste des blogs sur la droite de la page : une vraie perle Médiévizmes et un autre blog dont l'esprit un peu aigre ou en tout cas critique me plaît assez : Big Blogger.

Je me tâte sur la création d'un enfer de la toile, pour les blogs que je n'aime pas (blogs d'histoire ou d'historiens, entendons-nous) du genre qui commencent par afficher leur opinion politique ou autre. Ce qui, selon moi, appartient à la sphère privée et non à l'historien. Parce que l'on peut être historien et citoyen sans afficher l'appartenance à un courant politique ou à une religion. Mais ce n'est que mon avis.

Oh et puis non. Les mentionner ici ne serait que leur rendre plus de publicité qu'ils ne méritent. Le comble de l'enfer c'est l'absence, le vide.

Il faut dire qu'en ce moment, beaucoup d'historiens à mon goût mélange réflexion citoyenne et opinions privées. Or, dans le contexte de grève et de fronde des universitaires contre le ministère au sujet des réformes des universités (voire là ce qui se joue sur un site créé par le ministère, à lire avec la prudence requise face à une site officiel) j'écoute, mais j'avoue demeurer un peu sur la réserve. J'ai vaguement l'impression que des trucs m'échappent. "Pourquoi réagir autant maintenant ?" est une des questions que je me pose. Le problème dure au moins depuis la réforme du LMD (LicenceMasterDoctorat) qui remonte à quelques années. D'ailleurs les grandes écoles sont en train d'en crever du LMD et si la réforme des universités à eu l'honneur du 7-10 ce matin sur France Inter, beaucoup trop bref d'ailleurs pour traiter vraiment le problème, rien vu ni entendu sur la mort à court terme des grandes écoles, des prépas qui ne peuvent pas trouver leur place dans le système LMD... Sauf sur le site d'un "observatoire" qui se présente comme une société indépendante d’édition et de presse électronique Boivigny.com et en particulier intéressée par les dossiers relatifs à l'enseignement supérieur. J'ai besoin de temps pour réagir - parce que d'abord j'ai encore des copies sur les bras - et, blague à part, parce que j'essaie de me faire une idée par moi-même, d'autant que mon entourage mélange fonctionnaires et membres du privé, en particulier patrons de PME, autant dire que j'essaie de voir les problèmes par les deux bouts de la lorgnette. Ce qui demande au moins deux fois plus de temps.

Voici ici le blog d'un sociologue, chercheur au CNRS de 1969 à 1980, professeur dans plusieurs universités, Pierre Dubois, pour se faire une idée des critiques qui circulent dans le milieu des universitaires sur la réforme. Il y a des affirmations qui me semblent hasardeuses mais pour l'instant, j'écoute, je lis, et je préfère attendre avant d'exposer ce qui ne serait de toute façon qu'une opinion.
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